APPRENDRE A FAIRE LA SALAT

Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 23:00


Par Nassim - Publié dans : APPRENDRE A FAIRE LA SALAT
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 22:55
   
     


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

 


La prière (Salat)

 

    Aucune adoration n'égalise la prière dans la place qu'elle occupe dans l'islam. Elle est son deuxième pilier sans lequel la religion ne peut-être bâti. En effet, c'est la première adoration rendue obligatoire par Allah la nuit de l'ascension du prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui), la dernière recommandation faite par le messager d'Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) lorsqu'il rendit l'âme et ce sera la première chose pour laquelle on interrogera le serviteur le jour de la résurrection. La prière est la dernière chose que l'on perd de la religion, celui qui la perd, perd sa religion toute entière. Délaisser la prière par paresse tout en croyant en son obligation est un acte de mécréance. Le prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit dans un hadith authentique rapporté par Ahmed : « Le pacte qu'il y a entre nous et eux, c’est la prière, celui qui l’abandonne à certes mécru » La prière est obligatoire pour chaque musulman, pubère et sain d'esprit, et dans toutes les situations (voyage, maladie...).   

 

Les prières obligatoires sont au nombre de cinq par jour. Elles doivent être priées à des horaires fixes et conforme à la manière dont le prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) nous l'a enseignée.

 

La prière de Fajr doit être précédée par une prière composée de 2 rakat ; ce n'est pas une prière obligatoire mais une prière surérogatoire (nafila) fortement recommandée.

 

La prière de Dohr le jour du vendredi (al joumouha) s'effectue en 2 rakat au lieu de 4 et est récitée à voix haute, à condition d'être accomplie en commun. La prière en commun se forme de deux personnes ou plus.

 

Les conditions de validité de la prière sont au nombre de neuf :

1- Etre musulman.

 

2- Etre en état de purification : par les ablutions (woudou) ou par le lavage du corps (roussle) selon le cas d'impureté.

 

3- Purification du corps, des habits et du lieu de prière de toutes impuretés.

 

4- Avoir l'intention de prier la prière (l'intention se fait avec le cœur et ne doit pas être prononcée à voix haute).

 

5- Se couvrir la partie comprise entre le nombril et les genoux pour l’homme et tout le corps, sauf le visage et les mains pour la femme (en présence d'hommes avec qui le mariage est interdit, car en présence d'hommes avec qui le mariage est autorisé, la femme doit se couvrir tout le corps y compris le visage et les mains).

 

6- Etre sain d'esprit (la personne mentalement deficiante est dégagé de prière jusqu'à ce qu'il récupère sa raison).

 

7- Avoir atteint l’âge de différenciation (c'est l’âge ou l'enfant différencie sa droite de sa gauche. Toutefois, il est recommandé d'encourager l'enfant à faire sa prière à l'âge de sept ans et de l'obliger à dix ans).

 

8- Faire la prière en son heure. (Avant l'heure, la prière n'est pas agréée).

 

9- S’orienter en direction de la (qibla) c'est à dire en direction de la maison sacrée (Kaaba).

 

C'est une obligation pour les hommes d'effectuer les prières obligatoires à la mosquée. Les femmes sont autorisées d'aller à la mosquée, mais il leur est préférable de prier à la maison.

 

L'appel à la prière (adhan) qui est le moyen d'appeler et de regrouper les musulmans pour chaque prière obligatoire se formule comme suit :

1- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (4 fois).

 

2- Achhadou ane la ilaha illallah [J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (2 fois).

 

3- Achhadou anna Mohammadane rassouloullah [J'atteste que Mohammad est le messager d'Allah] (2 fois).

 

4- Hayya ala salah [Venez à la prière] (2 fois).

 

5- Hayya ala falah [Accourez au succès] (2 fois). Pour la prière de fajr uniquement, on ajoutera ici : Assalatou khayroune minane naom [La prière vaut mieux que de dormir] (2 fois)].

 

6- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (2 fois).

 

7- La ilaha illallah [Il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (1 fois).

 

Il est recommandé pour celui qui entend l'adhan de répéter les mêmes paroles que le muezzin sauf pour les numéros 4 et 5 où l'on dit : La haola wala kowwata illa billah [il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah].

 

Une fois l'adhan terminée, il est recommandé de dire : Wa ana achhadou ane la ilaha illallah wahdahou la charikalahou wa anna Mohammadane abdouhou warassoulouhou raditou billahi rabbane wa bimohammadine rassoulane wa bil islami dinane [Moi aussi, j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé et que Mohammad est Son esclave et Son messager, j'agrée Allah comme mon Seigneur, Mohammad comme messager et l'islam comme religion].      

 

Le deuxième appel à la prière (ikama) se prononce juste avant chaque prière obligatoire comme suit :

1- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (2 fois).

 

2- Achhadou ane la ilaha illallah [J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (1 fois).

 

3- Achhadou anna Mohammadane rassouloullah [J'atteste que Mohammad est le messager d'Allah] (1 fois).

 

4- Hayya ala salah [Venez à la prière] (1 fois).

 

5- Hayya ala falah [Venez au succès] (1 fois).

 

6- kadeka mati salah [(Préparez-vous), la prière est prête] (2 fois).

 

7- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (2 fois).

 

8- La ilaha illallah [Il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (1 fois).

 

L'adhan tout comme l'ikama sont spécifiques aux hommes.

 

1-Pour faire sa prière, le musulman s'oriente tout d'abord en direction de la qibla en ayant conscience de la prière qu'il se propose d'accomplir (qu'elle soit obligatoire ou surérogatoire) sans toutefois prononcer l'intention de s'en acquitter. Il est recommandé de prier en ayant devant soi une sotra : objet placé devant le prieur (poteau, mur, chaise…) afin que personnes ne passent devant lui. 

 

 

 2- Se mettre debout, pieds en direction de la qibla. Lever les mains, doigts serrés et tendus, à hauteur des épaules ou des oreilles, paumes des mains face à la qibla, en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand).

    Cette formule s'appelle le takbir. Ce premier takbir sert à débuter la prière, et se nomme le takbir de sacralisation. Il est permis de lever les mains avant, pendant ou après les takbir sachant que l'élévation des mains se fait à quatre endroits seulement. 1- au takbir de sacralisation. 2-en s'inclinant. 3-en se relevant de l'inclinaison. 4-en se relevant du premier tachahoud pour faire une troisième rakat.

L'élévation des mains ci-dessus est incorrecte :

1-Les mains en dessous des épaules.

2 - Les pouces derrière les oreilles.

 

 

3-Poser les mains entre le nombril et la poitrine, la paume de la main droite sur le dos de la main gauche ou bien la main droite sur main, poignet et avant bras gauches. Fixer son regard à l'endroit de prosternation. Il est recommandé de réciter une invocation comme introduction à la prière (à voix basse) : Sobhanaka llahouma wa bihamdika wa tabaraka smouka wa ta'ala jaddouka wa la ilha rayrouka (gloire et pureté à Toi, ô Seigneur et à Toi la louange. Que Ton nom soit béni, que Ta majesté soit élevée et il n'y a d'autre divinité en dehors de Toi). Ensuite, dire (à voix basse) : Aouzou billahi minache shaytanir rajime (je cherche refuge auprès d'Allah contre satan le maudit). Ensuite, dire (à voix basse) : Bissmillahir rahmanir rahime (au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux)

Puis réciter la première sourate du coran Al-Fatiha[1] (prologue) puis dire : Amine (ô Allah exauce). Réciter ce que l'on veut du coran¹.

 

Les positions des mains ci-dessus sont incorrectes :

1 -La paume de la main droite sur le coude du bras gauche.

2 -Les mains sur le cœur, etc. 

 

4- Dire (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand) en élevant les mains, doigts serrés et tendus, à hauteur des épaules ou des oreilles, paumes des mains face à la qibla. Incliner son buste et mettre ses mains (doigts écartés) sur les genoux de façon à avoir le dos droit. Dire (à voix basse) dans cette position (3 fois) : Soubhana rabbiya al'azim (gloire et pureté à mon Seigneur le Très Grand).

 

 

 

 

 

 

 

Les inclinaisons ci-dessus sont incorrectes.

1 -Le buste n'est pas assez incliné.

2 -Le buste est trop incliné.

 

5- Se relever de l'inclinaison en élevant les mains, doigts serrés et tendus, à hauteur des épaules ou des oreilles, paumes des mains face à la qibla, en disant, (1 fois) : Sami'allahou limane hamidah (Allah a entendu celui qui L'a loué). Cette formule sera dite seulement lorsque l'on est imam (dirigeant de la prière) ou lorsque l'on prie seul, mais pas quand on prie derrière un imam.

 

 

 

 

 

 

Remettre les mains sur la poitrine, la paume de la main droite sur le dos de la main gauche et dire (1 fois) Rabbana wa lakal hamd. (ô Seigneur à Toi la louange) Il est recommandé de dire ensuite : hamdane kassirane tayyibane moubarakane fihi (une louange abondante, pure et bénie).  

 

 

L'élévation des mains, en signe d'invocation, après s'être relevé de l'inclinaison est incorrecte

 

 

 

 

6- Se prosterner en posant à terre les genoux puis les mains (doigts serrés et tendus en direction de la qibla), en écartant ses bras de ses côtes et son ventre de ses cuisses[2], en espaçant entre ses genoux et en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Pendant la prosternation, le front, le nez, les mains, les genoux et le dessous des orteils doivent être en contact avec le sol. Dire à voix basse (3 fois) dans cette position : Soubhana rabbiya al'ala (gloire et pureté à mon Seigneur le Très Haut). Il est préférable ensuite d'implorer et d'invoquer Allah.

Les prosternations ci-dessus sont incorrectes.

1 -Les coudes touchent le sol.

2 -Le ventre et les cuisses, les cuisses et les mollets s'accolent.

3 -Le dessous des orteils ne touche pas le sol.

4 - Les mains sont détournées de la direction de la qibla.

 

 

7- Se relever de la prosternation en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Puis s'asseoir sur le pied gauche, redresser le pied droit en dirigeant les orteils vers la qibla [les deux position des pieds sont permises], poser les mains sur les genoux en dirigeant les doigts tendus vers la qibla, et dire (3 fois) : Rabbir firli (ô Seigneur ! Pardonne-moi).

 

Les positions assises ci-dessus sont incorrectes.

1 -S'asseoir sur les talons en mettant le dessus des orteils sur le sol

2 -S'asseoir à même le sol entre les pieds.

3 -S'asseoir sur les pieds croisés.

 

 

 

8- Se prosterner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 6.

 

9- Revenir à la position debout en relevant les mains puis les genoux en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Poser les mains entre le nombril et la poitrine, la paume de la main droite sur le dos de la main gauche. Fixer son regard à l'endroit de prosternation. Ensuite, dire (à voix basse) : Bissmillahir rahmanir rahime (au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux). Réciter la première sourate du coran Al-Fatiha[3] (prologue) puis dire : Amine. Réciter ce que l'on veut du coran.

 

 

 

 

 

 

10- S'incliner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 4.

 

 

 

 

 

 

 

 

11- Se relever de l'inclinaison en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 5.

     

12- Se prosterner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 6.

      

13- Se relever de la prosternation en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 7.

 

14- Se prosterner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 6.

 

15- Se relever de la prosternation en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Puis s'asseoir sur le pied gauche, redresser le pied droit en dirigeant les orteils vers la qibla.

 

Poser les mains sur les genoux la main gauche est posée sur le genoux gauche doigts tendus et le pouce de la main droite relie le majeur formant ainsi une boucle, et en repliant l'auriculaire et l'annulaire . L'index sera relevé à chaque fois que l'on mentionne le nom d'Allah. Réciter

 

 

Le tachahoud (attestation de foi) :

 

a- Attahiyyatou lillah was salawatou wat tayyibate assalamou alayka ayyouhane nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouhou assalamou alayna wa ala ibadillahi ssalihine. Achhadou ane la ilaha illallah wa Achhadou anna Mohammadane abdouhou wa rassoulouhou [Les salutations sont pour Allah ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que le salut soit sur toi, ô prophète ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que le salut soit sur nous et sur les serviteurs d'Allah vertueux. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité à part Allah et j'atteste que Mohammad est son esclave et son messager].

 

b- Allahoumma salli ala Mohammadine wa ala ali Mohammadine kama sallayta ala Ibrahim wa ala ali Ibrahim innaka hamidoune majide. Allahoumma barik ala Mohammadine wa ala ali Mohammadine kama barakta ala Ibrahim wa ala ali Ibrahim innaka hamidoune majide. [O Seigneur ! Prie sur Mohammad et sur la famille de Mohammad comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d'Abraham, Tu es certes digne de louange et de glorification. O Seigneur ! Bénis Mohammad et la famille de Mohammad comme Tu as bénis Abraham et la famille d'Abraham, Tu es certes digne de louange et de glorification].

 

Après le premier tachahoud (a) et la prière sur le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) (b) le musulman invoque Allah autant qu'il veut pour les bienfaits de ce bas monde et de l'au-delà. Il lui est recommandé de chercher refuge auprès d'Allah contre ces quatre choses :

Allahoumma inni aouzou bika mine azabil kabri wa mine azabi jahannama wa mine fitnatil mahya wal mamati wa mine charri fitnatil massihid dajjal. [O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre les tourments de la tombe, contre le supplice de l'enfer, contre la tentation de la vie et de la mort et contre le mal de la tentation de l'Antéchrist].

 

16- Tourner la tête à droite et dire (1 fois) : Assalmou alaykoum wa rahmatoullah (Que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur vous). 

 

17- Tourner la tête à gauche et dire (1 fois) : Assalmou alaykoum wa rahmatoullah (Que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur vous). 

 

Lorsque le musulman prie le magreb constituée de trois rakat, il suivra les étapes du numéro 1 jusqu'au 15, mais ne récitera que la première partie du tachahoud (a).

Ensuite, il se relèvera pour suivre l'étape 9, mais ne récitera que la première sourate du coran Al-Fatiha, puis continuera du numéro 10 jusqu'au 17, seulement au numéro 15, il s'assiéra à même le sol, en redressant le pied droit et en dirigeant les orteils vers la qibla ; le pied gauche étant sous (a) la jambe droite.

 

                                

Lorsque le musulman fait une prière constituée de quatre rakat comme les prières de dohr, asr et icha, il suivra les étapes du numéro 1 jusqu'au 15 mais ne récitera que la première partie du tachahoud (a). Ensuite, il se relèvera pour suivre l'étape 9, mais ne récitera que la première sourate du coran Al-Fatiha, puis continuera du numéro 10 jusqu'au 15. Après, il se relèvera pour suivre l'étape 9, mais ne récitera encore que la première sourate du coran Al-Fatiha, puis continuera du numéro 10 jusqu'au 17, seulement au numéro 15, il s'assiéra à même le sol, en redressant le pied droit et en dirigeant les orteils en direction de la qibla ; le pied gauche étant sous (a) ou sur (b) la jambe droite (Voir photos).

 

La prière du witr s'accomplie après la prière de l'Icha et peut être retardée jusqu'avant la prière de Fajr ; ce n'est pas une prière obligatoire mais une nafila fortement recommandée. Elle se compose d'un nombre de rakat impair. En effet, elle peut-être priée en une, trois, cinq, sept, neuf, onze ou treize rakat.

 

Lorsque le musulman prie le witr en une seule rakat, il commencera à partir de l'étape numéro 1 jusqu'au 8 et passera directement à l'étape numéro 15 jusqu'au 17.

 

Lorsque le musulman prie le witr en trois, cinq, sept, neuf, onze ou treize rakat, il a le choix de les accomplir de deux manières :

1- Il priera deux rakat par deux et clôturera sa prière par une seule rakat.

 

2- Il priera l'ensemble des rakat choisies, en suivant les étapes du numéro 1 jusqu'au 8 pour chaque rakat et clôturera la dernière rakat avec les étapes du numéro 15 jusqu'au 17.

 

Après la prière obligatoire, il est recommandé d'invoquer Allah comme suit :

- Astarfiroullah (3 fois) (Je demande pardon à Allah).

 

- Allahoumma ane tassalamou wa mine kassalamou tabarakta ya zal jalali wal ikrame (1 fois) (Ô Seigneur ! Tu es la paix et la paix vient de Toi. Béni soit-Tu, ô Digne de glorification et de munificence).

 

- Soubhanallah (33 fois) (Gloire à Allah).

 

- Al hamdoulillah (33 fois) (Louange à Allah).

 

- Allahou Akbar (33 fois) (Allah est le plus grand).

 

- La ilaha illallah wahdahou la charika lahou lahoul moulkou wa lahoul hamdou wa houwa ala koulli chaye ine kadire (1 fois) (Il n'y a de dieu qu'Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose).

 

Les piliers de la prière sont :

1- le takbir de sacralisation.

2-la station debout.

3-la récitation d'Al-fatiha.

4-l'inclinaison.

5-le relèvement après l'inclinaison.

6-le redressement de l'inclinaison.

7-la prosternation sur les sept membres.

8- la station assise entre les deux prosternations.

9- la quiétude dans toutes les rakat.

10- le dernier tachahoud.

11- la deuxième partie du tachahoud (la prière sur le prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui (b))

12- la station assise lors du dernier tachahoud.

13-la première salutation. 14- l'ordre dans les étapes de la prière.

 

Le pilier est l'acte qui constitue une partie de la prière et qu'il est obligatoire au prieur d'accomplir :

 

- Délaisser volontairement un pilier, rend la prière invalide.

- Délaisser volontairement ou involontairement le takbir de sacralisation annule la prière.

- Délaisser involontairement un pilier implique deux cas :

1-Le prieur délaisse un pilier de la première Rakat et au moment où il s'en rend compte, il a atteint ce même pilier dans la deuxième Rakat, dans ce cas, la première Rakat est annulée et la deuxième Rakat la remplace et devient alors la première.

2- Le prieur n'a pas atteint ce même pilier dans la deuxième Rakat au moment où il s'en rend compte, dans ce cas, il doit revenir au pilier délaissé de la première Rakat, l'accomplir et terminer sa prière.

Dans les deux cas, il est obligatoire de faire les deux prosternations de la distraction (soujoud assahow) après les deux salutations finales (tasslimatayne).

 

Les obligations de la prière sont :

1- tous les takbir hormis celui de sacralisation.

2- dire Sami'allahou limane hamidah pour l'imam et celui qui prie seul.

3- dire Rabbana wa lakal hamd pour tout le monde.

4- dire Soubhana rabbiya al'azim pendant l'inclinaison.

5- dire Soubhana rabbiya al'ala pendant la prosternation.

6- dire Rabbir firli entre les deux prosternations.

7- le premier tachahoud.

8- la station assise lors du premier tachahoud.

 

L'obligation est ce qu'il faut accomplir parmi les actes de la prière :

- Délaisser volontairement une obligation, rend la prière invalide.

- Délaisser involontairement une obligation implique trois cas :

1- Le prieur délaisse une obligation, puis se rend compte de son oubli avant qu'il ne quitte la position de cette obligation, il doit alors l'accomplir et n'aura pas à effectuer soujoud assahow.

2- Le prieur se rend compte de l'oubli après avoir quitté la position de cette obligation mais avant d'atteindre le pilier suivant ; il doit alors revenir, accomplir cette obligation, terminer sa prière puis effectuer soujoud assahow après les tasslimatayne.

3- Le prieur se rend compte de son oubli après avoir atteint le pilier qui suit l'obligation omise, alors celle-ci n'est plus à effectuer et le prieur ne doit plus revenir mais continuer sa prière puis effectuer soujoud assahow avant les tasslimatayne.  

 

Ajouter volontairement une inclinaison, une prosternation, une station debout ou assise annule la prière tandis que l'ajout involontaire n'annule pas la prière mais nécessite les soujoud assahow après les tasslimatayne.

 

Les soujoud assahow après les tasslimatayne s'accomplissent en suivant les étapes 6, 7 et 8 puis en revenant à la station assise pour faire deux autres salutations (étapes 16 et 17).

 

Les soujoud assahow avant les tasslimatayne s'accomplissent après le dernier tachahoud en suivant les étapes 6, 7 et 8 puis en revenant à la station assise pour faire les tasslimatayne.

 

Douter sur le nombre de Rakat priées répond à deux cas de figure : 

1. Le prieur fait prévaloir un nombre de Rakat par rapport à un autre. Il se basera alors, sur celui-ci pour terminer sa prière. Puis, il effectuera les soujoud assahow après les tasslimatayne.

 

2. Le prieur ne fait prévaloir aucun des deux nombres de Rakat. Dans ce cas, il doit se baser sur la certitude, qui est le plus petit nombre de Rakat. Puis terminera sa prière et effectuera les soujoud assahow avant les tasslimatayne.

 

Si l'imam commet un oubli durant la prière, ceux qui prient derrière lui, doivent le suivre dans les soujoud assahow sauf celui qui a manqué une partie de la prière. Ce dernier ne doit pas suivre l'imam dans les soujoud assahow après les tasslimatayne mais complète d'abord sa prière puis effectue soujoud assahow après les tasslimatayne.

 

La personne qui rejoint l'imam en prière doit prononcer le takbir de sacralisation en position debout puis prendre la position dans laquelle se trouve l'imam. La rakat sera complètement acquise si elle s'incline avant le redressement de l'imam sinon cette rakat ne sera pas prise en compte. Dans ce cas, la personne ne fera pas les tasslimatayne avec l'imam mais se relèvera après que l'imam les ait faites et terminera ce qu'elle a manqué de sa prière.

 

Le musulman qui prie en groupe derrière l'imam ne doit ni le devancer ni l'égaliser dans les différentes postures de la prière.

 

Les actes autorisés pendant la prière :

- Rajuster son habit.

- Aligner quelqu'un en le faisant avancer ou reculer ou en le déplaçant à droite ou à gauche.

- Tousser ou bailler en mettant sa main devant la bouche.

- Pleurer par crainte d'Allah.

- Se gratter.

- Repousser de la main quelqu'un qui veut passer devant soi.

- Porter un enfant.

- Se déplacer légèrement en cas de nécessité.

- Dire Alhamdoulillah lorsque l'on éternue.

- Porter le coran pour le lire.

- Faire signe de la main en guise de réponse au salut de quelqu'un.

- Frapper des mains (pour les femmes) ou dire Soubhanallah (pour les hommes) en cas de besoin (ex : lorsque l'imam se trompe).

- Rappeler un verset du coran à l'imam quand il l'oublie.

- Tuer une vipère ou un scorpion.

 

Les actes détestables pendant la prière :

- Tourner la tête.

- Détourner son regard de l'endroit de prosternation.

- Regarder le ciel.

- Entrelacer les doigts ou les faire craquer.

- Jouer avec ses vêtements ou sa barbe.

- Réciter des versets du coran pendant l'inclinaison ou la prosternation.

- Repousser l'envie d'aller aux toilettes.

- Prier en présence du repas.

- Se couvrir la bouche.

- Essuyer le sol plus d'une fois l'endroit de prosternation.

 

Les actes annulant la prière :

 - Boire ou manger.

- Parler volontairement (la prière de celui qui parle par oubli ou par ignorance reste valable).

- Rire avec éclat.

- Perdre les ablutions.

- Ajouter volontairement une inclinaison, une prosternation, une station debout ou assise.

- Devancer volontairement l'imam.

– Etre trop dévié de la qibla.

- Découvrir les parties à cacher pendant la prière.

- Jouer excessivement et successivement avec ses vêtements, sa barbe...etc.

 

Le musulman est considéré en voyage lorsque la distance dépasse les 80 Km. Par conséquent, il lui est permis de réduire les prières obligatoires de quatre rakat à deux. Il lui est autorisé aussi de rassembler la prière de dohr avec celle de l'asr, soit à l'heure de dohr, soit à l'heure de l'asr ; et la prière du magreb avec celle de l'icha soit au temps du magreb soit au temps de l'icha. Le nombre de rakat des prières fajr et magreb ne changent pas. Lorsque le voyageur décide de résider dans un lieu plus de 4 jours, la permission de réduire et de rassembler les prières n'est plus valable. Si le temps de résidence est de 4 jours ou moins, la réduction des prières est recommandée car Allah aime que l'on prenne Ses permissions comme Il déteste que l'on touche à Ses interdits.

 

Le malade est obligé de faire sa prière tant qu'il est conscient (s'il perd conscience pour un certain moment et pour une cause comme l'anesthésie, il rattrapa sa ou ses prières manquées tout de suite après la reprise de conscience. Par contre, si la personne perd conscience sans cause comme dans le cas d'épilepsie ou autre, elle n'aura pas à refaire sa prière). Il doit accomplir ses ablutions, s'il en est incapable il peut avoir recours à l'ablution sèche (tayammoum), s'il en est incapable il fait sa prière dans l'état.

Le malade doit faire la prière obligatoire en position debout même courbé ou en s'appuyant sur une canne. S'il en est incapable, il priera en position assise. S'il ne peut pas il priera allongé (le mieux est d'être sur le côté droit en face de la qibla).

Le malade doit s'incliner et se prosterner dans sa prière, s'il en est incapable, il en fera signe avec la tête (le signe fait pour la prosternation sera plus bas que celui de l'inclinaison) sinon avec les yeux sinon avec son cœur. Le malade doit faire ses prières à l'heure, si cela lui est pénible, il lui est autorisé de rassembler la prière de dohr avec l'asr ; et celle du magreb avec l'icha à l'heure de l'une d'entre elles.

 

Il est interdit d'accomplir les prières surérogatoires (nawafil) à trois moments :

1- De la prière de fajr jusqu'à ce que le soleil s'élève dans le ciel de la longueur d'une lance.

 

2- Un quart d'heure avant le commencement de l'heure de la prière de dohr.

 

3- De la prière de l'asr jusqu'à celle du magreb.

 

Toutefois, il est permis de faire une prière ayant une cause comme celle de la salutation de la mosquée, après les ablutions, après la circumambulation autour de la kaaba, la prière funéraire (janaza), la prière de l'éclipse solaire (kossouff) et lunaire (rossouff), la prière de la consultation (istirara) ou la prière de la demande de pluie (istiska).

 

Lorsque l'ikama est prononcé on ne doit faire de prière que l'obligatoire, si le prieur était déjà en prière nafila (surérogatoire), il la termine sauf s'il craint de rater la prière en commun.

 

Dans l'islam il existe différentes sortes de prières spécifiques à des circonstances particulières comme la prière de la peur (raof), la prière des deux fêtes (Eid al-fitr, Eid al-adha), la prière de kossouff et rossouff, la prière de l'istiska, la prière de la nuit pendant le mois de Ramadan (tarawéh), la prière de janazah ; ces prières ne seront pas expliquées ici.

 

La prière est un acte d'adoration, de soumission et de recours à Allah. C'est un signe de reconnaissance envers Celui qui nous envahit de Ses bienfaits et un certificat continu que nul ne mérite d'être adoré en dehors d'Allah. C'est aussi un moment de retraite et d'intimité avec Celui que l'on aime, un moment de repos et d'expulsion de tous les soucis et de toutes les passions.

(Et cherchez secours dans l'endurance et la Salat : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles, qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) et retourner à Lui seul ) [Sourate 2, la vache, verset 45, 46].

 

Et louange à Allah, Seigneur de l'univers et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre prophète Mohammad, sur sa famille, ses compagnons et tous ceux qui les suivent avec bienfaisance jusqu'au jour du jugement.

 




[1] La récitation se fait à voix haute ou à voix basse selon la prière et la rakat (voir tableau 1).

[2]Le prosterné devra écarter modérément les bras sur les cotés lors des prière en commun afin de ne pas gêner ses frères de droite et de gauche.  

[3] La récitation se fait à voix haute ou à voix basse selon la prière.

Par Nassim - Publié dans : APPRENDRE A FAIRE LA SALAT
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 22:53

 

*** La niyya c’est que l’on ait l’intention d’adorer Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) par l’intermédiaire de la prière et elle fait partie des actes du cœur (c’est-à-dire qu’elle n’est pas verbale). Et il ne nous a pas été rapporté de hadith du Prophète ( ) ou de la part de l’un de ses compagnons, mentionnant qu’on doit prononcer un texte qui atteste l’intention de faire telle prière au commencement de celle-ci.

 

 *** Il est obligatoire pour celui qui voit la Ka’ba de ses propres yeux, de se diriger vers elle avec précision. Quant à celui qui ne peut pas la voir, il doit s’orienter vers la direction de la Ka’ba.

Si une personne accomplit une prière vers une autre direction que la Qibla, à cause des nuages ou autres, et ce après effort et recherche effectués pour la Qibla, sa prière est alors valable. Elle ne doit pas la refaire.

Si une autre personne de confiance vient lui annoncer la bonne direction de la Ka’ba, alors qu’elle est en train d’accomplir sa prière, sans aucune connaissance préalable de la Qibla, elle doit se diriger aussitôt vers la Qibla. Quant à sa prière accomplie, elle est correcte.

 

 

On commence en levant les mains et on fait le takbir c’est à dire: dire « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand »

 

On commence la prière par la récitation de quelques invocations qui sont authentiquement rapportés du Prophète ( ). Il en y a beaucoup, dont la plus célèbre:

 

« Soubhanaka llahoumma wa bihamdika. watabâraka ismouka wa ta’alâ jaddouka wa lâ ilaha ghayrouka » « Gloire à Toi ! Seigneur,  Louanges à Toi, Que Ton nom soit béni, Exaltée soit Ta grandeur, il n’y a pas d’autre divinité (digne d’adoration) excepté Toi »

 

Puis, on formule la dou’a du refuge auprès d’Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) contre satan le maudit :

« A’oudhou bi allahi min ach-chaytani ar-rajim » « Je cherche refuge auprès d’Allah de satan le maudit »

 

Enfin, la personne dit : « Bismillahi-rahmani-rahim » « Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux »

 

 

 

 

 Réciter la Fatiha :

« Bismillahi-rahmeni-rahim
Al hamdoullillahi-rabbi-l-‘alamin
Ar-rahmeni-rahim
Mâliki yawmi-d-dîn
Iyâka na’boudou wa iyâka nasta’în
Ihdinâ-s-sirâta-l-moustaqîm
Sirâta-l-ladîna an’amta ‘alayhim
ghayri-l-maghdhoûbi ‘alayhim wa lâdh-dhalîn
»

Amine

 

Il est obligatoire de réciter la Fatiha dans chaque rak’at.

On doit réciter la Fatiha entièrement. La Basmala (bismillahi Ar-rahmani Ar-rahim) en est un verset. La récitation de la Fatiha est un pilier de la prière dont l’absente rend la prière invalide. Il est du devoir des (musulmans) non arabes de la mémoriser.

Quant à celui qui en est incapable, il lui suffit de dire: « Soubhana allahi, wal-hamdou lillahi, wa lâ ilaha illa-llah, Allahou akbarou, wa lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi-llah ». « Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a pas de dieu (digne d’adoration)  excepté Allah, Allah est le plus Grand et il n’y a pas de force ni de puissance si ce n’est en Allah ».

Quant il finissait de lire la Fatiha, le Prophète ( ) disait « Amin », et s’il lisait le Coran à voix haute pour les prières  du Sobh, Maghreb et ‘Icha, il disait « amin » à voix haute et le contraire pour les prières du Dhor et ’Asr.

Il se taisait quelques secondes après la lecture de la Fatiha.

Il est de la pratique du Prophète ( ) de réciter d’autres sourates ou quelques versets après la Fatiha dans les deux premières rak’ats.

 Par exemple : Sourate « Al Ikhlâs » « le Monothéisme pur » n° 112

 « Qoul houwa-llahou ahad
Allahou-s’ amad
Lam yalid wa lam youlad
Wa lam yakoun lahou, koufouan ahad
»

 

Quand on finit la récitation des sourates, on doit marque un léger silence juste le temps de reprendre son souffle. 

 

 

Puis on lève ses mains de la même manière qu’au premier takbir (Takbir el-Ihram).

On récite le takbir « Allahou Akbar » « Dieu est le plus grand »  et on accomplit le roukou’ou : l’inclinaison.

 Position :

 

On place les mains sur les genoux, les doigts étendus, comme si on les tiens avec. On courbe son dos et le tient d’une façon que si on y versait de l’eau, elle ne coulerait pas. On ne baisse pas la tête, ni l’élève, mais on doit la garder au niveau du dos. On éloigne les deux coudes des deux côtés du corps.

 

 

On dit: « Soubhana rabbî-al-‘adhim » « Gloire à mon Seigneur le Sublime » trois fois ou plus.

 

 

 

On se redresse du roukou’ (et se tient droit).

Pendant qu’on se redresse, on dit: « Sami’a allahou liman hamidah » « Allah entend celui qui Le loue ». Et on lève les mains de la manière qu’auparavant.

Une fois redressé, on dit: « Rabbana wa laka-l-hamd » « O notre Seigneur, à Toi les louanges ».

 

On dit « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » sans lever les mains.

 

 

 Position :

 

Quand on se prosterne, on doit s’appuyer sur ses mains, lesquelles doivent être ouverts (les doigts étendus). On ne doit pas écarter les doigts des deux mains, on doit les faire pointer vers la Qibla. On met les mains au niveau des épaules mais on peut les mettre aussi au niveau des oreilles. On élève les avant-bras pour qu’ils ne touchent pas le sol et ne les étends pas comme fait le chien.

Pendant le soujoud, il faut que le front et le nez touchent le sol, les genoux doivent également toucher le sol.

Les bouts des orteils des deux pieds doivent aussi toucher le sol. Pendant le soujoud, on garde les deux pieds droit (en vertical). On dirige les bouts des orteils vers la Qibla et on joint les talons des pieds.

 

On dit alors: « Soubhana rabbiyal a’laa » « Gloire à mon Seigneur le Très Haut » trois fois ou plus. 

Il est de conseillé (moustahab) d’y multiplier les invocations, parce qu’elles y sont plus exaucées qu’ailleurs.

 Il est permis de se prosterner sur le sol et sur tout ce qui l’isole du front tel qu’un tissu, un tapis ou une natte… etc.

Il n’est pas permis de réciter (des sourates) du Coran pendant le soujoud.

 

 

On relève la tête de la prosternation en récitant le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus Grand »

Puis, on s’assoit calmement et droit afin que tous les os reprennent leurs emplacements.

 

Position :

 

On étend le pied gauche et on s’assoit dessus. On garde le pied droit vertical. On dirige les orteils du pied droit vers la Qibla. 

 

 

 

Dans cette posture: on dit (uniquement): « Rabbi-ghfir lî », « O mon Seigneur, pardonnes moi ». Ou alors « Allahoumma ighfir lî, wa-rhamnî,wa-hdinî, wa-jbournî, wa’afi’ni, warzuqnî, wa-rfa’nî » « O Allah, pardonnes-moi, soit clément envers moi, guide-moi, rend-moi satisfait, accordes-moi de quoi vivre et élève-moi ».

 

 Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est Grand »

Puis, on accomplit le second sujoud et on y refait ce qu’on fait dans le premier sujoud. (« Soubhana rabbiyal a’laa » trois fois ou plus)

 Quand on lève la tête de la seconde prosternation, et on veut se relever, on récité le takbir, « Allahou akbar » « Dieu est grand ».

 

On doit s’asseoir calmement droit sur le pied gauche jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement, et ce avant de se mettre debout.

Le Prophète ( ) se levait en s’appuyant sur ses pieds et ses genoux en se propulsant avec ses cuisses et si cela était difficile pour lui alors, parfois il s’aidait de sa main. (rapporté par Al Boukhârî)

Le Cheikh Albani (arhimoullah) lui conseille de se lever en s’appuyant sur les mains fermées comme les ferment le batteur de la pâte (à pain).

 

 

 

On refait ce qu’on fait dans la première rak’at sauf, qu’on ne fait pas d’invocation de commencement (du’a al-istiftah), ni  la demande de refuge (al isti’ada)

On fait une récitation plus courte que celle de la première rak’at.

(Fatiha + Courte sourate)

 

Puis on lève ses mains de la même manière qu’au premier takbir (Takbir el-Ihram).

On récite le takbir « Allahou Akbar » « Dieu est le plus grand »  et on accomplit le roukou’ou : l’inclinaison.

On dit: « Soubhana rabbî-al-‘adhim » « Gloire à mon Seigneur le Sublime » trois fois ou plus.

 

 

 

On se redresse du roukou’ (et se tient droit).

Pendant qu’on se redresse, on dit: « Sami’a allahou liman hamidah » « Allah entend celui qui Le loue ». Et on lève les mains de la manière qu’auparavant.

Une fois redressé, on dit: « Rabbana wa laka-l-hamd » « O notre Seigneur, à Toi les louanges ».

 

On dit « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » sans lever les mains.

On dit alors: « Soubhana rabbiyal a’laa » « Gloire à mon Seigneur le Très Haut » trois fois ou plus. 

Il est de conseillé (moustahab) d’y multiplier les invocations, parce qu’elles y sont plus exaucées qu’ailleurs.

 Il est permis de se prosterner sur le sol et sur tout ce qui l’isole du front tel qu’un tissu, un tapis ou une natte… etc.

Il n’est pas permis de réciter (des sourates) du Coran pendant le soujoud.

 

 

 

On relève la tête de la prosternation en récitant le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus Grand »

Puis, on s’assoit calmement et droit afin que tous les os reprennent leurs emplacements.

Dans cette posture: on dit (uniquement): « Rabbi-ghfir lî », « O mon Seigneur, pardonnes moi ». Ou alors « Allahoumma ighfir lî, wa-rhamnî,wa-hdinî, wa-jbournî, wa’afi’ni, warzuqnî, wa-rfa’nî » « O Allah, pardonnes-moi, soit clément envers moi, guide-moi, rend-moi satisfait, accordes-moi de quoi vivre et élève-moi ».

 

Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est Grand »

Puis, on accomplit le second sujoud et on y refait ce qu’on fait dans le premier sujoud. (« Soubhana rabbiyal a’laa » trois fois ou plus)

 Quand on lève la tête de la seconde prosternation, et on veut se relever, on récité le takbir, « Allahou akbar » « Dieu est grand ».

 

 

 

 

Une fois qu’on finit la seconde rak’at, on s’assoit pour réciter le tachahoud.

 

 

 

 Position :

 

On s’assoit de la même manière qu’à la posture d’entre les deux prosternations. On met sa main (paume) droite sur la cuisse et le genou droit, et l’extrémité de l'avant-bras droit sur la cuisse sans l’en éloigner. Et on étend la main gauche sur la cuisse et le genou gauche. Il n’est pas permis de s’asseoir en s’appuyant sur la main, et en particulier la gauche.

On plie tous les doigts de la main droite en plaçant le pouce tantôt sur le majeur. Et tantôt sur l’index pour ainsi former un cercle. On étend et  pointe avec l’index vers la Qibla. Et on le regarde fixement.

(On procède ainsi dans chaque tachahoud)

 

Le tachahoud se récite à voix basse.

Le tachahoud est le suivant: « At-tahiyyatou lillahwa az-zakiyatou lillah wa as-salawatou at-tayyibâtou lillah  as-salâmou ‘alayka ayyouhâ  an-nabî, wa rahmatou-llahi wa barakatouh, as-salamou ‘alaynâ wa ‘ala ‘ibâdi Allahi-s-sâlihîn. Ach-chadou an lâ ilaha illâ-llah, wa ach-chadou anna Mohammadan ‘abdouhou wa rasoulouhou » « Tous les salutations, les prières et bonnes paroles sont à Allah. Que la paix soit sur le prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et ses bénédictions. Que la paix soit aussi sur nous et sur tous les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de Dieu (digne d’adoration) excepté Allah, et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et messager ».

Si la prière est de deux rak’at on la termine par la salat sur le Prophète ( ) et le salam.

Si la prière est de trois rak'at :

Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » (il est de la sounnah de le réciter le takbir, en étant encore assis)

On se lève, ensuite pour accomplir la troisième rak’at. On récite la Fatiha, puis on s’incline et on se prosterne deux fois. On s’assoit calmement droit sur le pied gauche, jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement.

On la termine par la salat sur le Prophète ( ) et le salam

 Si la prière est de quatre rak'at :

Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » (il est de la sounnah de le réciter le takbir, en étant encore assis)

On se lève, ensuite pour accomplir la troisième rak’at. On récite la Fatiha, puis on s’incline et on se prosterne deux fois. Mais avant de se lever à la quatrième rak’at, on s’assoit calmement droit sur le pied gauche, jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement. Puis on se met debout en s’appuyant sur les mains comme on s’est élevé pour la première et la seconde rak’at.

On récite la Fatiha, puis on s’incline, on fait les deux  prosternations, puis on reste assis pour le tachahoud final.

 

Position :

 

On doit s’asseoir dans le dernier tachahoud, sur le flanc en mettant sa hanche gauche par terre, on sort les deux pieds d’un seul côté, en plaçant le gauche sous la jambe droite.

On tient le pied droit vertical.

On tient le genou gauche par la main gauche en s’en servant comme appui. 

On récite la Salat sur le  Prophète ( ) dans ce tachahoud : « Allahoumma salli ‘alâ saidina Mohammad wa ‘alâ ‘alisaidina  Mohammad, kamâ salayta ‘alâsaidina Ibrahîm wa ‘alâ ‘alisaidina Ibrahîm, wa barik ‘alâ saidina Mohammad wa ‘alâ ‘ali saidna Mohammad kamâ barakta ‘alâsaidina Ibrahîm wa ‘alâ ‘ali saidina Ibrahîm,fi alalamin  inaka hamidoun majîd » « Que le salut soit sur Mohammad ainsi que sur sa famille comme il l’a été sur Ibrahim et sa famille, que la bénédiction soit sur Mohammad et sur sa famille comme elle l’a été sur Ibrahim et sa famille. Tu es vraiment digne de Louange et de Gloire »

Puis on demande la protection d’Allah contre les quatre épreuves en disant : « Allahoumma innî a’oudhou bika min ‘adhâbi jahannam wa min ‘adhâbil qabri wa min fitnati al-mahyâ wa al-mamat wa min charri fitnati-l-massih ad-dajjâl » « O Allah, je recherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, du supplice de la tombe, de l’épreuve de la vie et la mort et de l’épreuve de l’Antéchrist Dajjal ».

 

L’imam élève la voix par le salut (Salam)

On salue à droite en tournant la tête jusqu’à ce que la blancheur de la joue soit visible par celui qui est derrière.

Puis, salue à gauche en tournant la tête jusqu’à ce que la blancheur de la joue soit visible par celui qui est derrière.

 

 

 

Le Salam peut être formulé de plusieurs façons:

1ere : dire : « As-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh » « Que la paix d’Allah, Sa miséricorde et Ses bénédictions soient sur vous » à sa droite et: « As-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à sa gauche.

2nde : dire le salut précédent sans « wa barakatouh »,

 

 3ème : dire : « As-salamou ‘alaykoum warahmatoullah » à sa droite, et « As-salamou ‘alaykoum » à sa gauche.

 

 4ème : dire le salut une seule fois vers le devant en tournant légèrement la tête à droit (avec le même salut).

 

 

Après la prière, on peut prolonger encore un peu le recueillement en fessant des invocations par exemple :

«  Astaghfiroullah »

« Je demande pardon à Allah » trois fois.

« Allahoumma anta-s-salâmou wa minka-s-salâmou tabârakta yâdâ-l-jalâli wa-l-ikrâm »

« Seigneur tu es la paix, de Toi procède la paix. Soi béni, O toi qui es plein  de Majesté et de Munificence »

Par Nassim - Publié dans : APPRENDRE A FAIRE LA SALAT
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