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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:18


                             Les États-Unis détiennent des installations militaires depuis 106 ans sur l'île de Cuba. L'ex-président cubain, Fidel Castro, demande au nouveau président américain Barack Obama de rétrocéder à Cuba les terres sur lesquelles se trouve la base navale de Guantanamo Bay. Pour Fidel Castro, l'opération d'une base militaire et d'une prison par les États-Unis dans son pays, contre la volonté de la population, constitue une violation du droit international. Fidel Castro, qui jusqu'à tout récemment estimait que Barack Obama était « honnête et noble », a changé son fusil d'épaule après que son administration a déclaré qu'elle ne rendrait pas Guantanamo tant que la base représenterait un intérêt militaire pour les États-Unis. « Ne pas respecter la volonté de Cuba est une marque d'arrogance et un énorme abus de pouvoir à l'encontre d'un petit pays », a accusé Fidel Castro dans un commentaire publié sur le site Internet cubadebate.cu.
                             Les États-Unis détiennent depuis 1903 un bail permanent sur la base navale et la baie de Guantanamo dans la pointe sud-est de l'île de Cuba. Le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro a contesté à maintes reprises le traité qui accorde ce bail à Washington, mais sans succès. Visiblement piqué par cette fin de non-recevoir du nouveau président américain, Fidel Castro a également accusé Barack Obama de soutenir ce qu'il a appelé le « génocide israélien » contre les Palestiniens. Selon l'ex-président cubain, Barack Obama reprend la politique de George W. Bush en appuyant sans réserve Israël, une puissance nucléaire qui « menace avec une violence extrême la population de tous les pays de foi musulmane ». « C'est une façon de partager le génocide des Palestiniens, dans laquelle est tombé notre ami Obama », écrit Fidel Castro sur Internet.
                              Toujours influent à Cuba malgré ses ennuis de santé, Fidel Castro, aujourd'hui âgé de 82 ans, a dû céder la présidence de Cuba à son frère Raul Castro. Ce dernier s'est déclaré ouvert à un dialogue avec la nouvelle administration américaine tout en exprimant des réserves sur l'éventualité d'un changement réel d'attitude de Washington à l'égard de Cuba.
                                                                                      
                                Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne



                              Le camp de Guantánamo se trouve sur la base navale de la baie de Guantánamo dans le sud-est de Cuba. Ce centre de détention militaire de haute sécurité détient des personnes qualifiées de « combattants hors-la-loi », capturées par l'armée américaine dans les différentes opérations qu'elle mène à l'étranger (Afghanistan, Irak, etc.) contre des présumés militants et « terroristes » islamistes.
                              Le choix de ce centre situé à Cuba sur une base militaire américaine a été justifié par le président George W. Bush afin de fonder juridiquement la décision de refuser de soumettre les détenus au système judiciaire fédéral américain, prenant appui sur l'extra-territorialité de la base. Il y avait, à l'automne 2001, environ 750 détenus originaires d'une vingtaine de pays différents.
                              De 2001 à 2004, plus de 200 prisonniers ont été relâchés; beaucoup ont été jugés dans leurs pays d'origine comme les six prisonniers de nationalité française ou bénéficient d'amnistie comme plusieurs centaines d'Afghans. En avril 2006, 558 personnes étaient emprisonnées à Guantánamo, chiffre qui était descendu à 275 en mai 2008 et à 192 en janvier 2010, un an après la deadline fixée par un décret présidentiel du président Barack Obama ordonnant la fermeture du centre. Au total, 779 personnes sont passées par cet établissement entre 2002 et décembre 2008, dont cinq se sont suicidées. En juin 2006, la Cour suprême a déclaré illégales les procédures judiciaires d'exception mises en place à Guantánamo. Un groupe de défense des droits de l'homme basé à Londres estime que 60 des détenus sont mineurs.
                              Ce lieu de détention hors de tout cadre juridique attire les critiques de l'opinion publique internationale, des gouvernements et des associations de défense des droits de l'homme. De nombreux témoignages et documents font état de conditions de détention dégradantes et de l'emploi de techniques de torture sur des prisonniers.
                              Le 16 novembre 2008, Barack Obama, alors président-élu, a confirmé son intention de fermer le camp. Mais cette fermeture pose en particulier des problèmes de nature juridique comme le fait que des aveux ont été obtenus « sous contrainte », créant ainsi un vice de procédure, ce qui pourrait conduire la justice américaine à libérer des condamnés, dont au moins un, Khalid Cheikh Mohammed, a été jugé responsable des attentats du 11 septembre 2001. 
                             Le 22 janvier 2009, Obama a signé un décret présidentiel ordonnant la fermeture du camp dans un délai d'un an, mais pour l' instant, rien n' est encore fait.

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Published by Nassim
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