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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:51

Les organes de notre corps sont des appareils qui en assurent le bon fonctionnement et dont le rôle est bien déterminé. Mais il existe chez de nombreux êtres vivants des organes qui ne se trouvent pas chez l’homme et qui sont de véritables outils.

Une constatation curieuse est que l’homme a imaginé pour son usage personnel des outils dont les êtres vivants sont
« naturellement » dotés ! Or si l’Homme est arrivé à ce résultat, c’est l’œuvre de son intelligence ; alors comment expliquer l’origine de ces outils chez les animaux si ce n’est par une intelligence suprême ?

 

Les ventouses

Nous nous servons des ventouses élastiques pour fixer des objets sur une surface lisse, essentiellement dans un but décoratif mais les animaux en ont fait une plus grande utilité.

En tant qu’organes de fixation et de locomotion, on les trouve chez les vers parasites comme la sangsue. Chez un poisson, le rémora, on trouve une large ventouse qu’il porte à la partie supérieure de son crâne. Il peut ainsi se coller sur d’autres poissons ou à la coque des navires. Cela lui permet d’effectuer de longs voyages à peu de frais !

La pieuvre, elle, possède des centaines de ventouses alignées sur ses tentacules pour lui permettre de ramper, de saisir sa proie et de se défendre. Les pattes de mouches sont munies de ventouses microscopiques qui lui permettent de se déplacer sur une surface verticale.

Ce sont elles aussi qui permettent aux grenouilles et à certains lézards de courir sur les plafonds !

 

Pour la défense et l’attaque
 

Les aiguillons

Quand ils se redressent chez le hérisson, le porc-épic ou l’oursin, ils mettent l’animal en état de défense. Chez l’abeille et la guêpe, il s’agit d’un dard dans lequel s’écoule un venin, une espèce de seringue en quelque sorte !

 

Les organes urticants

Vous avez sûrement déjà touché des orties et vous vous êtes ainsi rendus compte de la brûlure que cela pouvait provoquer sur votre peau. Comment fait cette plante pour se défendre ?

En fait, l’ortie est recouverte de poils et si on observe un de ces poils au microscope, on voit qu’il s’agit en réalité d’une ampoule en verre (silice) contenant un liquide irritant.

Ainsi dès qu’on touche cette plante, la pointe des poils de l’ortie se brise et le liquide injecté dans la peau cause une brûlure.

On peut aussi citer le cas des méduses.

Ces étonnants animaux marins se défendent en projetant un filament épineux qui se détend comme un ressort dès qu’on le touche ! Un liquide urticant pénètre alors et peut parfois provoquer la mort.

 

 

Les organes lumineux

Un grand nombre d’animaux est capable de produire de la lumière. L’Homme aussi, vous allez me dire. Mais ce qu’il y a d’étonnant ici, c’est que c’est une lumière froide qui est produite par ces animaux alors que nous ne savons produire qu’une lumière chaude.

Quelle est la différence ?  Vous allez comprendre !

Les organes lumineux de ces animaux fonctionnent en fabriquant deux substances qui vont réagir l’une sur l’autre.

Cette lumière va leur servir à attirer des proies, à communiquer avec d’autres individus pour se reproduire, à épouvanter un ennemi en l’éblouissant et à s’éclairer pour mieux voir !

Nous allons entrer dans les détails pour mieux comprendre la stupéfaction des biologistes face à ce phénomène. Pour résumer, voilà ce que fait un simple vers luisant : il transforme de l’énergie chimique en énergie électromagnétique.

La luminescence est due à la déshydrogénation de la luciférine sous l’action d’un catalyseur, la luciférase. En présence d’oxygène et d’ATP (Adénosine Tri Phosphate), deux atomes d’hydrogène sont arrachés à la luciférine et remplacés par un atome d’oxygène.

Cette réaction s’accompagne d’émission de photons (lumière) et le nombre de photons émis est exactement le même que le nombre de molécules de luciférines oxydées !

Entre nous, je suis sûr que très peu de lecteurs viennent de comprendre ce paragraphe !  Donc si vous-mêmes avez du mal à comprendre ce phénomène, comment un vers luisant pourrait-il être à l’origine de ces réactions biochimiques complexes ? De plus, il a été prouvé que cette luminescence correspond à un rendement de 100 %, sans aucune perte ! Les thermodynamistes voudraient bien pouvoir reproduire les lampes à lumière froide des insectes !

Qu’on en juge : dans nos lampes, la proportion de la puissance consommée et restituée en lumière ne dépasse pas 7 % ! Le reste est dispersé en rayonnement infrarouge et en chaleur. Même nos appareils lumineux les plus modernes n’arrivent pas à égaler l’incroyable rendement énergétique des vers luisants ! L’Homme a inventé la première ampoule électrique il n’y a pas plus de 100 ans alors que de modestes insectes produisent une lumière parfaite depuis des millions d’années ! L’Homme est en retard cette fois !

 

 

Les organes électriques

On rencontre ces étonnants organes chez certains poissons comme les torpilles. La torpille paralyse ses proies avec des décharges électriques pouvant dépasser 200 volts !

Cet organe électrique est placé de chaque côté de la tête. Une torpille peut ainsi disposer de plus de 2 millions d’éléments électrogènes dans ces organes ! Des outils de travail dignes des meilleurs électriciens !

 

 

Le sonar de la chauve-souris : l’électrolocation

Les sonars équipent un grand nombre de navires et d’avions mais aucun d’entre eux ne peut égaler le sonar de la chauve-souris. Dans l'obscurité totale, une chauve-souris est capable de se déplacer comme si elle était en plein jour ! Ceci même si on lui bande les yeux ! Elle est capable d’éviter des fils d’une extrême minceur que l’on pourrait dresser devant elle.

Elle peut aussi attraper des petits vers qu’on lui jette tandis qu’elle vole ! Cet animal arrive à effectuer ces prouesses grâce à son sonar. De quoi s’agit-il ? En fait, la chauve-souris va produire des sons qui vont ricocher sur l’obstacle qui est devant elle pour revenir et être captées par son cerveau. Ce qui étonne le plus les biologistes, c’est le pouvoir d’analyse de ce cerveau.

La chauve-souris va utiliser ce sonar comme instrument de navigation mais aussi pour se procurer de la nourriture.

Cela signifie que l'information reçue par ce cerveau est d’une grande précision. Aucun radar humain n’est capable de telles performances !

Un autre fait vient embrouiller encore plus les biologistes : il se trouve que les chauves-souris vivent en colonies de milliers d’individus dans des cavernes. Comment font-elles pour distinguer leur voix dans une telle pagaille sonore ?

La réponse est que chaque animal a son type d’écho sonore, un peu comme les empreintes digitales de l’homme : chaque chauve-souris a sa voix, qui ne trouve pas son identique ailleurs !

 

La défense du papillon

Pendant la 2ème guerre mondiale, les pilotes d’avion avaient  deux stratégies pour échapper à un ennemi lorsqu’ils étaient pris en chasse : la première consiste à changer brusquement de trajectoire pour sortir du champ de détection du radar du chasseur.

La 2ème parade est d’émettre à son tour une série d’ondes qui provoque la confusion dans le radar ennemi, un système de brouillage antiradar en quelque sorte. Et bien, ces 2 stratégies de défense existent chez les papillons nocturnes, proies préférées des chauve-souris.

a) Sortir du champ de détection

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces papillons possèdent des récepteurs d’écoute qui vibrent sous l’effet des ultrasons émis par la chauve-souris. Normalement, ces sons sont imperceptibles par la plupart des animaux mais ces papillons ont été dotés de tympans sensibles aux ultrasons ! Dotés par qui ? D

ès que le prédateur s’approche, le papillon pique vers le sol et sort ainsi du champ de détection de la chauve-souris : il est sauvé ! Incroyable, non ?

b) Le système de brouillage antiradar

Le papillon possède au niveau de la 3ème paire de pattes, un mini-tambour à ultrasons. Dès que le papillon entend la chauve-souris s'approcher, il émet immédiatement une série d’ultrasons dont la longueur d’onde est exactement celle d’émission de la chauve-souris ! Celle-ci est totalement désorientée et n’a plus qu’à renoncer !

Au ministère de la défense, les militaires ont jugé ces opérations de brouillage « hautement spécialisées » !
Des ingénieurs de l’armée qui copient sur des papillons… !

 

La thermodétection

Les lunettes qui permettent de détecter une source de chaleur dans l’obscurité ont été inventées par les américains lors de la guerre du Viêt-nam. En réalité, ils n’ont rien inventé, ils ont copié sur … le serpent crotale ! Ce serpent est doté de cette technique de détection depuis des millions d’années !

Situé entre sa narine et son œil, le crotale possède un organe particulier qui lui permet de détecter toute source de chaleur.

Cet organe est constitué de 500 000 cellules sensibles à l’énergie thermique. Ces cellules envoient leur message au cerveau et une traduction instantanée va se faire pour indiquer au serpent, en pleine obscurité, la forme de l’animal qu’il a devant lui, la distance et à quelle direction il se trouve !

Un 2ème fait s’ajoute à cela : les biologistes sont étonnés de la miniaturisation d’un tel appareillage chez ce serpent !

Qui a pourvu le crotale de cette étonnante faculté ? ...

 

Le termite : un expert en climatisation

En Australie, les minuscules insectes termites, pas plus grands qu’une fourmi, vont fabriquer leur termitière qui peut atteindre 5 mètres de hauteur ! Pour cette raison, on appelle ces demeures, les termitières cathédrales ! Mais ce qu’il y a d’encore plus étonnant ici, c’est que ces bâtisses sont toujours orientées Nord – Sud ! Pourquoi ?

Dans les régions où vivent ces termites, il fait très chaud et cette orientation permet une climatisation à l’intérieur de leur demeure. Effectivement, à midi, en présentant une telle orientation, le soleil n’irradie qu’une très petite surface de la termitière.

Chez nous, le soleil se lève à l’est, il parcourt le ciel en étant penché vers le sud, jusqu'à ce qu’il se couche à l’ouest. L’Australie étant dans l’hémisphère sud, il parcourt le ciel en étant incliné vers le nord. Quand il fait le plus chaud, au milieu du jour, le soleil est haut mais incliné au nord.

C’est donc en position Nord-Sud que
la termitière reçoit le moins de soleil à midi et le plus en début et en fin de journée. Ainsi le réchauffement de leur demeure est minimisé lors de la canicule et maximisé quand le soleil est moins fort, ce qui permet le maintien d’une température constante à l’intérieur de l’édifice !

Si la température venait à monter de manière importante, c’est la vie des termites qui serait mise en jeu ! Qui donc leur a appris ces techniques dignes d’un architecte, d’un ingénieur en génie civil et d’un spécialiste en climatisation ?

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