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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:40

LES FEMMES FRAPPEES D INTERDIT TEMPORAIRE


1/ Est prohibé le mariage avec deux sœurs, le mariage avec la tante paternelle et la nièce, le mariage avec la tante maternelle et la nièce et, plus généralement, le mariage avec deux femmes qui, à supposer que l'une d'elles ait été un homme, elle n'aurait pu épouser l'autre du fait de la parenté.

En voici à présent les preuves scripturaires.

Dieu dit :

« Vous sont interdites [...] deux sœurs réunies exception faite pour le passé. »
[ Sourate 4 - Verset 23 ]

 

Al-Bukhârî et Muslim rapportent d'après Abû Hurayra que « le Prophète a défendu de conjoindre une femme et sa tante, paternelle ou maternelle ».

Ahmad, Abû Dâwûd, Ibn Mâja et at-Tirmidhî – lequel qualifie cette tradition de hasan – rapportent que lorsque Fayrûz ad-Daylamî se convertit à l'islam, il était marié à deux sœurs. L'Envoyé de Dieu lui dit « Répudie celle que tu veux. »

On rapporte d'après Ibn 'Abbâs le propos suivant :

 « L'Envoyé de Dieu défendit qu'un homme épouse une femme en plus de sa tante paternelle ou maternelle, puis il dit ceci : " En faisant cela, vous rompez vos liens de parenté." »

Al-Qurtubî mentionne : « Abû Muhammad al-Asîlî rapporte cette tradition dans son Fawâ'id, ainsi qu'Ibn 'Abd al-Barr, et d'autres encore. »

Dans les traditions mursal [relâchées] rapportées par Abû Dâwûd d'après Husayn Ibn Talha , on trouve :

« L'Envoyé de Dieu a défendu qu'une femme soit conjointe à ses sœurs, de peur que
leurs liens de parenté ne soient rompus. »

Les traditions rapportées d'après Ibn 'Abbâs et Husayn Ibn Talha nous éclairent sur la raison de la prohibition d'un tel mariage : le but est d'éviter la rupture des liens entre proches parents, tant il est rare qu'un mariage polygame n'engendre pas jalousie et rancœur entre les conjointes.

De plus, de même que la conjonction de deux proches parentes est prohibée au cours du mariage, elle est prohibée au cours de la période de viduité -'idda-.

C'est ainsi que, à l'unanimité des docteurs de la loi, si un homme se sépare de sa femme en prononçant une répudiation révocable à son encontre, il ne peut épouser la soeur de cette dernière tant qu'elle n'a pas terminé sa retraite de viduité, car le mariage subsiste en tel cas et le mari a le droit de reprendre sa femme à tout instant.

Cependant, les docteurs divergent concernant le cas où la répudiation est irrévocable et parfaite -bâyyin- et où le mari n'a plus le droit de reprendre sa femme :

  • Zayd Ibn Thâbit, Mujâhid, an-Nakha'î, Sufyân ath-Thawri, les Hanafites et l'imam Ahmad estiment que l'homme ne peut épouser la sœur de sa femme tant que cette dernière n'a pas achevé sa période de viduité. Ceux-ci s'appuient sur le fait que le contrat de mariage est censé subsister durant ce délai ; on en a pour preuve le fait qu'elle a droit à l'entretien relatif à cette retraite. Ibn al-Mundhir a dit : « Je présume que c'est là l'opinion de Mâlik ; c'est en tout cas la nôtre. »
  • Quant à Sa'îd Ibn al-Musayyib, al-Hasan al-Basrî et ash-Shâfi'î , ils estiment que cela est permis. Ils se fondent sur le fait que le contrat de mariage est dissous par la répudiation irrévocable parfaite, ce qui fait que le cas d'adjonction de proches parentes prohibé par la loi n'existe pas ici.

 

2- Est prohibé le mariage avec une femme mariée ou en période de continence d'autrui, eu égard au droit du mari.

On en a pour preuve l'énoncé divin suivant :

« Et, parmi les femmes, les dames [qui ont un mari], sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. »
[ Sourate 4 – Verset 24 ]
 

C'est-à-dire : Vous sont interdites les femmes mariées, excepté celles qui sont vos captives. En effet, ces dernières sont licites à ceux qui les ont capturées après qu'elles aient observé le délai d'istibrâ', même si elles sont mariées.

On en a aussi pour preuve le hadith suivant :

« L'Envoyé de Dieu dépêcha un convoi militaire en direction d'Awtâs. Là, les musulmans rencontrèrent l'ennemi et le combattirent. Puis, ils le vainquirent et firent des captifs. Or, certains Compagnons du Prophète éprouvaient de la gêne à prendre des concubines, eu égard à leurs maris polythéistes. C'est alors que fut révélé le verset suivant : « et, parmi les femmes, les dames [qui ont un mari], sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. » [ Rapporté par Muslim et Ibn Abî Shayba d'après Abû Sa'îd al-Khudrî.]

Ce qui veut dire : Vos captives vous sont licites à partir du moment où elles ont achevé leur délai de continence, délai qui correspond à un cycle menstruel.

Al-Hasan al-Basrî a dit : « Les Compagnons du Prophète avaient coutume d'imposer aux captives un délai de continence d'un cycle menstruel.» Quant au cas de la femme en période de viduité, nous en avons parlé au chapitre de « la demande en mariage .»

 

3- Est prohibé au mari le mariage avec la femme qu'il a répudiée par trois fois, tant qu'elle n'a pas contracté un mariage valide avec un autre individu. [ Voir cette question au chapitre « Le mariage qui rend licite la femme répudiée par trois formules, à l'époux qui la répudie ».]

 

4- Il est interdit à un pèlerin en état de sacralisation de contracter un mariage pour lui ou pour autrui, que ce soit par tutelle ou par mandat.

 S'il outrepasse l'interdit et le contracte malgré tout,
le contrat est nul et n'a aucun effet juridique. On en a pour preuve cette tradition d'après 'Uthmân Ibn 'Affân dans laquelle l'Envoyé de Dieu a dit : 

« Le pèlerin ne se marie pas, ne marie pas autrui et ne demande pas en mariage. »
[ Rapportée par Muslim et d'autres traditionnistes. At-Tirmidhî rapporte cette tradition sans mentionner le passage « et ne demande pas en mariage » ; il la qualifie de hasan sahih.]
 

Cet avis était suivi par certains Compagnons du Prophète; c'est aussi l'opinion qu'ont défendu ash-Shâfi'î, Ahmad et Ishâq. Quant au hadith : « Le Prophète a épousé Maymûna en état de sacralisation », ils rétorquent que le hadith contredit clairement cette autre tradition rapportée par Muslim disant : « Le Prophète a épousé Maymûna alors qu'il n'était pas encore en état de sacralisation. »

At-Tirmidhî a dit : « Les docteurs de la loi ont divergé concernant le mariage du Prophète avec Maymûna, celui-ci l'ayant épousé sur la route de La Mecque : d'aucuns ont dit qu'il l'avait épousée alors qu'il n'était pas sacralisé, que la publication du mariage s'est faite durant le pèlerinage et qu'il a consommé le mariage à Saraf, sur la route de La Mecque, après sa désacralisation. »

Pour les Hanafites, cependant, il est permis au pèlerin de contracter un mariage. Ceux-ci se fondent sur le fait que l'état de sacralisation ne rend pas la femme impropre à contracter un mariage avec elle. Ce qui le rend impropre, c'est la consommation du mariage et non la validité de celui-ci.

 

5- Il est interdit à un homme d'épouser une fornicatrice, comme il est interdit à une femme d'épouser un fornicateur, à moins que ceux-ci ne se repentent.

La preuve de cela est que :

  • Dieu a fait de la chasteté avant le mariage une condition à laquelle doit satisfaire chacun des époux.

Dieu dit :

« Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. [Vous sont permises] les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les
femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr avec
contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d’amantes...
» [ Sourate 5 - Verset 5 ]
 

Ce qui signifie : De la même manière que Dieu vous a rendu licite les choses bonnes et la nourriture de ceux qui ont reçu l'Écriture parmi les juifs et les chrétiens, Il vous a rendu licite le mariage avec les femmes chastes d'entre les musulmanes ainsi que les femmes chastes parmi ceux qui ont reçu l'Écriture, à condition que vous soyez chastes et ne soyez pas des débauchés ni des libertins.

  • Dieu rappelle la même condition concernant celui qui épouse une femme esclave parce qu'il n'a pas pouvoir d'épouser une femme libre, dans le verset suivant:

« Et quiconque parmi vous n’a pas les moyens pour épouser des femmes libres [non esclaves] croyantes, et bien [il peut épouser] une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi,
car vous êtes les uns des autres [de la même religion]. Et épousez-les avec l’autorisation de leurs
maîtres [Waliy] et donnez-leur un mahr convenable; [épousez-les] étant vertueuses et non pas
livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins...
» [ Sourate 4 – Verset 25 ]

  • En témoigne également, le caractère explicite de l'énoncé divin suivant

« Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.» [ Sourate 24 – Verset 3 ]

Par « épouser », il faut entendre contracter un mariage, et cela est interdit pour les cas cités. En d'autres termes, il est interdit aux croyants d'épouser des femmes qualifiées de fornicatrices ou d'associatrices, car seuls les fornicateurs et les associateurs se marient avec elles.

  • Abû Dâwûd, at-Tinnidhî et an-Nasâ'î rapportent d'après 'Amr Ibn Shu'ayb , d'après son père, d'après son grand-père, que Marthad Ibn Abî Marthad al-Ghanawî transportait les captifs à La Mecque , or, il y avait dans cette ville une courtisane appelée `Inâq, amie de Marthad.
     

Celui-ci relate: « Demandant au Prophète si je pouvais épouser `Inâq, celui-ci ne me répondit pas. C'est alors que fut révélé le verset suivant : « Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.» Il me convoqua, récita le verset, puis Il me dit : "Ne l'épouse pas !" »

  • Ahmad et Abû Dâwûd rapportent, d'après Abû Hurayra, que l'Envoyé de Dieu a dit : « Le fornicateur qui a subi la peine du fouet n'épouse que sa semblable. »

Ash-Shawkânî a dit : « Cette description se veut générale et concerne celui dont il est avéré qu'il a forniqué. Ceci prouve qu'il n'est pas permis à un homme d'épouser une femme chez qui la fornication est avérée, pas plus qu'il n'est permis à une femme d'épouser un homme chez qui la fornication est avérée.

Le verset précédemment évoqué confirme ce que nous disons, Dieu disant à la fin de celui-ci : « et cela a été interdit aux croyants », ce qui montre clairement que la chose est prohibée.»

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Published by Nassim - dans LE MARIAGE
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