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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 23:52

La prière de consultation fait partie des actes que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) pratiquait régulièrement.C’est une prière composées de deux rakaates, suivie d’une invocation que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) formulait quand il envisageait une affaire ou se trouvait face à un projet dont il ne savait s’il était bénéfique ou non. Ensuite, il poursuivait cette initiative ou ce projet ; lorsque ce projet était bénéfique, les conditions de sa poursuite et de son exécution devenaient favorables, sinon Dieu l’en détournait.

La prière de consultation est donc une tradition prophétique recommandée pour toute personne confrontée à une décision importante comme un mariage, un voyage ou un travail ; elle doit accomplir la prière de consultation, puis elle répète l’invocation que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) disait. Si le projet en question est bénéfique, Dieu insufflera au fidèle de l’enthousiasme envers l’exécution de ce projet et lui en facilitera l’accomplissement. Autrement, Dieu le fera renoncer à ce projet.

Quelque chose ce présente à toi, mais tu ne sait pas quelle décision prendre, car tu ne sait pas si cela est bien ou non, pour toi, donc :

- Fait ta petite ablution ( woudhou )

- puis fait deux ra’ka comme la priere du matin, et quand la prière est terminé, tu récite la doua suivante :


Allâhumma innî astakhîruka bi’ilmika,wa astaqdiruka biqudratika,wa as-aluka min fadlikal-azim,fa’innaka taqdiru wa lâ aqdir,wa ta’alamu wa lâ a’alam,wa anta ‘allâmul-ghuyûbAllâhumma in kunta ta’alamu anna hâdhal-amra ( wa yusammî hâdjatah ) khaïrun lî fî dînîwa ma’âshî wa âqibati amrî faqdirhu lî wa yas’sirhu lî thumma bârik lî fîhi,wa in kunta ta’alamu anna hâdhal-amra sharrun lî fî dînî wa ma’âshî wa âqibati amrîfas’rifhu annî was’rifnî anhu,waqdir lî alkhaïra haïthu kâna thumma ardinî bih

Ou

Allahouma inni astakhirouka bi îlmik wa astaqdirouka bi qodratik wa as-alouka min fadlika al âzim, fa innaka taqdirou wa la aqdir wa tâlamou wa la âlam wa anta âlamoul ghouyoub.

Allahouma in kounta tâlamou anna hadha al amra khayroun li fi dinni wa ma-âchy wa âqibata amri, fa qdourhou-li, wa in kounta tâlamou ana hadha al amra charroun li fi dinni wa ma-âchy wa âqibata amri fa çrif-hou âni wa çrifni ânh, wa qdour li al khayra haythou kana thoumma radini bih


Qui signifie :

Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable , Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Allah, si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion , pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future ( ou il a dit : pour mon présent et pour mon future) , destine le moi facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi.Et si tu sais que cette affaire est pour mois une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon future ) détourne là de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire moi s’en la satisfaction.

[ Rapporté par Boukhari. D’autre versions sont citées par at-Tarmidhi, an-Nassaï, Abou Dawoud, Ibn Madja et Ahmad]


Il n’y a aucun inconvénient à répéter  la consultation si l’intéressé n’est pas rassuré.


L’érudit al-Moubarakfouri  dit dans son commentaire sur at-Tirmidhi : " Est-il recommandé de répéter  la prière et l’invocation pour la même affaire  si l’intéresse ne découvre  rien de rassurant qui lui permette de savoir s’il faut ou pas entreprendre ? "  

Al-Iraqi dit : il paraît que c’est recommandable »

voir Touhfatou al-Ahtwadhi, 2/593.   


 Il n’existe aucun délai déterminé pour effectuer la prière de consultation et il est permis de répéter la prière plusieurs fois. Aucun nombre n’est fixé, et le prieur peut faire des invocations avant et après le clôture de la prière .


Parmi les fausses croyances entretenues par la masse figure celle qui veut qu’on se livre au sommeil immédiatement après la consultation et que l’on considère les bonnes choses vues en rêve comme un bon augure qui signifie que l’entreprise est bonne et qu’il peut s’y engager, et que l’on juge qu’en l’absence d’un rêve  on doit s'abstenir. Ce n’est point un indice valable comme nous le savons.     

Quand on a accompli la consultation comme la religion la recommande, on s’engage dans l’affaire sans attendre  un rêve ou un autre signe. D’aucuns croient que si l’on s’endort immédiatement après la consultation, on doit en voir le résultat en rêve. Cette croyance est fausse car parfois on ne voit rien du tout en rêve. 

C’est pourquoi le musulman doit se contenter de ce que la Charia lui enseigne et se conformer aux exigences de la sagesse. Il peut aussi consulter les hommes sûrs et raisonnables et réfléchir à ses affaires et examiner ce qui lui paraît le plus convenable. Une fois qu’il s'apprête à prendre une décision ou penche vers une action, il entreprend alors la consultation religieuse puis exécute sa décision tout en étant certain qu’Allah  l’assistera à faire le bon choix.      


L’analyse que nous venons de faire ne signifie pas que le sentiment de soulagement qui envahit l’intéressé ( après la consultation ne fait pas partie des bons ) signes.   Elle signifie qu’il ne faut pas en faire l’unique signe décisif sur la bonté de l’entreprise. L’homme procède souvent à la consultation à propos d’une affaire qu’il aime et pour laquelle il est bien disposé dès le départ.     


A propos du sentiment de soulagement, Cheikh Ibn Taymiya    dit : «  Une fois Allah consulté, on doit penser que le choix d’Allah réside en ce à quoi on se sent à l’aise et le trouve facile . » 

Madjmou’ al-fatawa , 10/539. 


Aussi existe t-il une différence (énorme ) entre celui qui fait du soulagement l’unique signe et celui qui en fait un signe parmi d’autres.

Wa lahou A'alam - Et Allah le sait mieux.

Cheikh Mouhamed Saleh el Mounajeed



15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 03:04
Les ablutions sont obligatoires dans les cas qui seront énumérés ci-dessus. Sans être exhaustif, nous en donnons l’essentiel et les plus courants. D’autres seront mentionnés au cours de l’exposé.
 Trois causes principales entraînent la nécessité d’effectuer les ablutions: l’urine, le retour des selles et l’odeur émanant de la partie postérieure.
 L’Envoyé de Dieu a dit: “Si l’un de vous ressent un besoin naturel et éprouve un doute quant à savoir si la chose est sortie de son ventre, il ne doit pas pour autant quitter le lieu de prière à moins qu’il n’entende un son ou renifle une odeur”. C’est dire que le fait d’avoir une impression de l’acte n’est pas une condition d’annulation. Il faut en avoir plutôt la certitude.
 Ceci est confirmé par cet événement: L’oncle paternel de Temîm rapporte qu’un jour, devant l’Envoyé de Dieu, on plaignit un homme qui s’imaginait avoir commis quelque incongruité pendant la prière. “Cet homme, répondit le Prophète r, ne doit pas interrompre sa prière tant qu’il n’a entendu aucun bruit ni senti une odeur”.

Deux autres raisons d’annulation des ablutions portent sur l’absence de conscience: le profond sommeil et la perte de la raison.
Dans les deux cas, l’individu n’est pas dans un état de discernement. Cependant, les ablutions ne se renouvellent pas obligatoirement s’il arrive à une personne de somnoler dans une position assise. Anas en donne cette confirmation: “Les compagnons du Prophète r attendaient la prière de la nuit (al-‘ishâ), agitant la tête de sommeil, puis se levaient et s’acquittaient de leur prière sans qu’ils fassent leurs ablutions”.
Il n’en est pas de même de l’inhibition des facultés mentales à la suite d’une crise de folie, d’un évanouissement ou de l’ivresse, quelles que soient la durée ou la position dans laquelle se trouve l’individu, car ces états produisent des effets de transport plus profonds que le sommeil. A ce sujet les ‘uléma sont unanimement d’accord.

Une autre cause d’annulation des ablutions réside dans le toucher du sexe, même si la personne concernée ne se trouve pas en état d’excitation.
Contrairement aux hanafites, portés sur la tolérance en ce domaine, les mâlikites, les hanbalites et les shâfi‘ites l’attestent en s’appuyant sur des hadîths tel que celui-ci : “Quiconque touche son sexe ne doit pas s’approcher de la prière avant de faire ses ablutions”.

Il est à faire remarquer que le fait d’embrasser ou de toucher une femme sans arrière pensée ne constitue pas une cause d’annulation. Selon As-Sayyida Aïsha, il arrivait au Prophète r d’embrasser certaines de ses épouses et il allait ensuite faire sa prière sans renouveler ses ablutions.

 Enfin, il est à signaler que l’écoulement du sang d’une petite blessure n’occasionne pas l’invalidation des ablutions (sauf chez l’école hanafite). Il est néanmoins nécessaire d’effacer les traces des impuretés imprégnant aussi bien le corps que les vêtements.

 Avant d’examiner plus en détail la question des ablutions, notons la pratique de ce qui est appelé al-istinjâ’: nettoyage des parties intimes à la sortie des latrines en employant essentiellement de l’eau, celle-ci étant la matière la plus purifiante. On ne pratique pas l’istinjâ’ après un simple vent (pet)
 Des invocations (du‘â’) sont faites en rentrant aux toilettes et en sortant. En rentrant, le croyant dit: “Seigneur ! je cherche refuge auprès de Toi contre la malveillance et les actions ignobles”.
 Allâhumma innî a‘ûdhu bika mina-l-khubthi wal khabâ’ith.
 En sortant, il prononce cette formule: “Louange à Dieu qui m’a permi de me débarrasser des choses nuisibles et m’a conservé en bonne santé”.
 Al-hamdu lillâhi l-ladhî adh-haba ‘annî al-adhâ wa ‘âfanî.
 Ainsi, l’orant, dans ses prières, s’adresse à son Créateur dans un complet état de pureté. Dans un hadîth qudsî, Dieu a dit: “Si Mon serviteur a perdu son état de pureté rituelle sans avoir ensuite effectué une ablution, il a commis une injustice à Mon égard. S’il a effectué l’ablution sans prier ensuite, il a commis une injustice à Mon égard. S’il a prié sans M’invoquer ensuite, il a commis une injustice à Mon égard. S’il M’a adressé une demande demeurée sans réponse de Ma part, c’est une injustice. Or, Je ne suis pas un Seigneur qui commet l’injustice.
15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 02:28
1. L’heure de la prière :
 L’orant, pour que sa prière soit valide, doit prendre conscience de l’entrée en vigueur du moment de s’acquitter de son devoir. S’il n’en a pas la certitude, mais seulement un doute, sa prière n’en est pas moins agréée. Ainsi, il prend connaissance de l’heure de la prière soit en entendant l’appel du muezzin, soit qu’il se persuade que le temps est venu de l’accomplir.

2. La purification des souillures petites et majeures:
 L’orant est amené, en cas de nécessité à se laver entièrement le corps, et à effectuer ses petites ablutions selon les règles prescrites. Cette condition est dictée aussi bien par le Coran, qui énonce le principe général, que par la Sunna qui précise la non validité de la prière dans un état d’impureté.
«Vous qui croyez, si vous vous mettez en devoir de prier, rincez-vous le visage, et les mains jusqu’au coude, passez-vous la main sur la tête et sur les pieds jusqu’aux chevilles. Si vous êtes en état d’impureté, alors purifiez-vous». (Coran, 5/6). De son côté, le Prophète r a dit: “Dieu n’agrée pas la prière sans un état de pureté”.

3. La purification du corps, des vêtements et du sol:
 a. La purification du corps: “Eloignez-vous de l’urine, a dit le Prophète r. La plupart des châtiments de la tombe proviennent de cette impureté”. A un homme qui l’interrogeait sur cette question, l’Envoyé de Dieu précisa: “Lave ta partie intime et ensuite effectue tes petites ablutions”. A la femme qui avait ses menstrues, il lui ordonna: “Lave ton sang et acquitte-toi ensuite de ta prière”.
 b. La purification des vêtements : Le Coran stipule dans le verset 4 de la sourate 74 : “Tes vêtements, purifie-le!” Interrogé, Umm Habîba a dit que le Prophète r accomplissait la prière avec le linge même qu’il portait au moment de ses relations intimes avec ses épouses, dans la mesure où aucune impureté ne les a pollués.
 Le Prophète r recommanda de vérifier les chaussures avant d’entrer dans la mosquée. Si quelqu’un y voit une souillure, qu’il la nettoie en frottant la chaussure contre le sol et se mette alors à prier.
 Il s’ensuit que si l’orant pénètre dans l’enceinte d’une mosquée sans se rendre compte qu’il est atteint d’une impureté ou qu’il en a connaissance mais a oublié de la nettoyer, et se mette ensuite à prier: si au cours de son office, il s’en aperçoit, il doit supprimer la souillure et poursuive sa prière là où il l’a laissée; il n’est pas tenu de la reprendre du début.
 c. La salubrité du sol: Il est impératif de prier dans un endroit débarrassé de toute impureté matérielle, sans quoi, la prière n’est pas valide. Est considéré comme ayant failli à son devoir celui qui passe outre à cette condition.

4. L’obligation de voiler les parties intimes (al-’awra):
 «Ô Fils d’Adam, revêtez vos plus beaux habits (zînata-kum) en toute oraison». (Coran, 7/31). L’expression “zînatakum” fait allusion à la partie intime. Autrement dit, lorsque vous accomplissez votre prière, cachez-la aux regards. Salam Ibn al-Akwa’ interrogea le Prophète r pour savoir s’il lui était possible de prier, vêtu de sa tunique. Il reçut cette réponse: “Oui, mais boutonne-la, ne serait qu’avec une épine”.
a. Les limites de la ‘awra de l’homme:
Cette ‘awra comprend la partie postérieure et la partie génitale. Quant aux cuisses, le nombril et les genoux, les opinions des théologiens divergent à leur sujet.
 1. Ceux qui disent que ces parties n’entrent pas dans le contexte des parties intimes s’appuient, entre autres, sur ces hadîths: Anas rapporte que l’Envoyé de Dieu, lors de la journée de Khaybar, dévoila sa cape sur sa cuisse au point qu’il put voir nettement sa blancheur. De ce témoignage, Ibn Hazm en déduit que la cuisse découverte n’est pas une ‘awra. Si tel était le cas, le Prophète r, pur et infaillible, détenteur du Message divin, n’aurait pas dévoilé cette partie du corps et n’aurait donc laissé ni Anas ni aucun autre la regarder.
 Abû al-’Âliyya dit que ‘Abd Allâh Ibn aç-çâmit frappa sa cuisse et dit avoir interrogé Abû Dharr à ce sujet. En guise de réponse, ce dernier frappa sa cuisse et dit: “J’ai posé à l’Envoyé de Dieu la même question que tu me poses et, pour réponse, il frappa ma cuisse en ajoutant: “ Fais la prière en son temps...” Sur la base de ce récit, Ibn Hazm confirme que la cuisse ne relève pas de la ‘awra. Si tel était le cas, le Prophète r ne l’aurait pas touchée de sa main.
 2. Ceux qui déclarent que ces parties constituent une ‘awra se fondent sur ces deux hadîths. Le Prophète r passa devant Ma’mar et s’aperçut que ses cuisses étaient découvertes. il lui dit alors : “Ô Ma’mar ! couvre tes cuisses car elles s’incluent dans les parties intimes”.  Jarhad a dit qu’il portait un manteau qui laissait apparaître sa cuisse. Le Prophète r passa devant lui et lui signifia de dissimuler ce membre en raison de son indécence.
 A ce sujet, Bukhâri a dit que la chaîne de transmission du hadîth rapporté par Anas est plus juste. Quant à celui de Jarhad, il implique les précautions à prendre.
 Il appartient au Musulman de choisir entre ces deux avis, bien qu’il soit plus convenable pour l’orant de couvrir, dans la mesure du possible, la partie contenue entre le nombril et le genou.
b. Les limites de la ‘awra de la femme:
 La femme est tenue de couvrir entièrement son corps, exception faite de son visage et de ses mains. C’est ce que le Coran prescrit: «Dis aux croyantes... de ne pas faire montre de leurs atours sauf ce qui en émerge» (Coran, 24/31).
 Aïsha confirma en citant cette parole du Prophète r: “Dieu n’agrée la prière de la femme adulte que la tête couverte”.
 Pour plus de compléments, Umm Salma a posé la question à l’Envoyé de Dieu pour savoir si la femme pouvait faire sa prière dans une tunique et la tête recouverte mais sans porter un manteau. La réponse a été affirmative seulement à cette condition: “Si la tunique est licite et couvre le dos de ses pieds”.
 Il est à noter que le vêtement porté par la femme ne doit être ni étroit au point de mouler les formes de son corps, ni transparent si bien qu’il en laisse apparaître la couleur de la peau.

5. L’orientation vers la qibla:
 Toutes ces conditions ayant été remplies, l’orant oriente sa face du côté de la qibla. Si, pour diverses raisons, il ne parvient absolument pas à s’orienter, il n’est pas blâmable de prier dans n’importe quelle direction car, selon Abû Hurayra, le Prophète r a dit: “Il y a toujours une qibla entre l’Orient et l’Occident”. Si l’orientation vers la qibla est une obligation (farîda). Il existe néanmoins des dérogations.
 * Il en est ainsi de celui qui, monté sur un cheval, accomplit des prières surérogatoires. En effet, le Prophète r a été vu s’acquitter de son devoir dans la direction où sa monture se dirigeait. C’est à ce sujet que ce verset a été révélé:
 «A Dieu l’Orient et l’Occident. De quelque côté que vous vous tourniez, là est la Face de Dieu. Dieu est Immense et Connaissant.» (Coran, 2/115)
 Il est permis au malade et à la personne qui appréhende un danger de diriger sa face dans un sens autre que celui de la qibla, dans la mesure où ils n’ont pas la possibilité de s’astreindre à cette obligation. Le Coran stipule:
«Si vous vous sentez en danger, priez en marchant où sur vos montures» (Coran, 2/239), qu’ils soient orientés ou non du côté de la qibla, explique Ibn ‘Umar. De son côté, le Prophète r a dit: “Lorsqu’il vous est ordonné quelque chose, apportez-y ce qui est dans vos possibilités”.
15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 02:04
 La Sunna ordonne de s’abstenir d’effectuer les prières légales et interdit les prières surérogatoires à cinq moments de la journée. Trois de ces interdictions figurent dans un hadîth et concernent à la fois la prière et l’enterrement des morts. Les deux autres s’inscrivent dans un autre hadîth et ne s’appliquent que pour la prière.
 Les trois premiers sont cités dans le hadîth mentionné dans le musnad de Muslim. Ibn ‘Âmir al-Jahrî a dit: “Il y a trois moments au cours desquels le Prophète r nous a interdit de prier et d’enterrer nos morts: lorsque les premiers rayons du soleil percent l’horizon jusqu’au moment où cet astre s’élève et se montre dans tout son éclat; à l’heure de midi jusqu’au moment où le soleil s’achemine vers le coucher; lorsque le soleil s’incline définitivement vers le coucher”.
 * Cette abstention d’accomplir les prières canoniques et cet interdit des prières surérogatoires s’expliquent par le fait, selon le hadîth cité ci-dessus, que le soleil, au cours de son ascension, s’élève entre les deux cornes de Satan.
 * A Midi, les flammes de l’Enfer s’embrasent et ses portes s’ouvrent largement.
 * Quant à l’heure du maghrib, le soleil se couche également entre les deux cornes de Satan. Il est donc fortement blâmable de prier avant le coucher totale du soleil, même si on a des prière à ratrapper.
 Ce sont des périodes arrêtées par certains polythièstes pour prier.
Les deux autres se retrouvent dans un hadîth cité par Bukhârî et Muslim. Abû Sa‘îd al-Khudry a dit: “J’ai entendu l’Envoyé de Dieu prononcer ces mots: “Pas de prière, après celle du matin, jusqu’à ce que le soleil soit bien apparent au-dessus de l’horizon. Pas de prière, après celle de l’après-midi, jusqu’à ce que le soleil se couche complètement”.
Il en résulte que les cinq interdictions portent sur les cinq moments suivants:
 * De la prière du matin jusqu’à ce que le soleil se montre entièrement.
 * Du lever complet du soleil jusqu’à l’écoulement de trois quarts d’heure environ.
 * De la position médiane du soleil jusqu’à l’heure de la prière du dhuhr.
 * De la pâleur du soleil jusqu’à son inclination vers le coucher.
 * De la prière de l’après-midi jusqu’au coucher du soleil.
 Cependant, des dérogations existent en cas de force majeure. Ainsi, d’après Umm Salama, le Prophète r fit les deux rak‘a surérogatoires après la prière de l’après-midi et s’en expliqua: “J’étais occupé avec les gens de ‘Abd al-Qays, ce qui m’empêcha de m’en acquitter après la prière de midi”.
 Ce qui vient d’être énoncé ne s’apprécie pas de la même manière par les quatre grandes écoles juridiques.
 En effet, les hanbalites rendent illicite toute prière surérogatoire pendant les cinq périodes citées ci-dessus.
 Les mâlikites jettent l’anathème uniquement sur les trois premières et n’y voient qu’un acte détestable au sujet des deux dernières.
 Les hanafites qualifient d’actes détestables et prohibitifs les prières au cours de ces cinq périodes.
 Pour les shâfi‘ites, les trois premières périodes sont également détestables et prohibitifs mais les deux autres relèvent d’actes détestables.
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 23:08

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Tableau 1

Nom de la prière

Nombre de fractions (rakat)

Dans les 2 premières rakat,   le coran sera récité à voix

Dans les rakat restantes, le coran sera récité à voix

Début de son horaire

fin de son horaire

1- Fajr = Sobh

2

haute

-

Le début de l'aube

le lever du soleil

2- Dohr

4

basse

basse

Quand le soleil commence à décliner du milieu du ciel

Avant que l'ombre d'un objet devienne égale à celui-ci

3- Asr

4

basse

basse

Lorsque l'ombre d'un objet devient égale à celui-ci

le coucher du soleil¹

4-Magreb

3

haute

basse

Immédiatement après le coucher du soleil

la fin du crépuscule

5- Icha

4

haute

basse

Dés la fin du crépuscule

La moitié de la nuit²

  

 

1 : la fin du meilleur horaire de l'asr est le jaunissement du soleil (lorsque l'ombre d'un objet devient deux fois égale à celui-ci). Retarder la prière jusqu'après le jaunissement du soleil et avant son coucher, malgré qu'il soit permis reste détestable.

2 : La moitié de la nuit est la moitié de la période séparant le début d'horaire du magreb au début d'horaire du fajr

 

 

 

27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 23:00


27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 22:55
   
     


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

 


La prière (Salat)

 

    Aucune adoration n'égalise la prière dans la place qu'elle occupe dans l'islam. Elle est son deuxième pilier sans lequel la religion ne peut-être bâti. En effet, c'est la première adoration rendue obligatoire par Allah la nuit de l'ascension du prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui), la dernière recommandation faite par le messager d'Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) lorsqu'il rendit l'âme et ce sera la première chose pour laquelle on interrogera le serviteur le jour de la résurrection. La prière est la dernière chose que l'on perd de la religion, celui qui la perd, perd sa religion toute entière. Délaisser la prière par paresse tout en croyant en son obligation est un acte de mécréance. Le prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit dans un hadith authentique rapporté par Ahmed : « Le pacte qu'il y a entre nous et eux, c’est la prière, celui qui l’abandonne à certes mécru » La prière est obligatoire pour chaque musulman, pubère et sain d'esprit, et dans toutes les situations (voyage, maladie...).   

 

Les prières obligatoires sont au nombre de cinq par jour. Elles doivent être priées à des horaires fixes et conforme à la manière dont le prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) nous l'a enseignée.

 

La prière de Fajr doit être précédée par une prière composée de 2 rakat ; ce n'est pas une prière obligatoire mais une prière surérogatoire (nafila) fortement recommandée.

 

La prière de Dohr le jour du vendredi (al joumouha) s'effectue en 2 rakat au lieu de 4 et est récitée à voix haute, à condition d'être accomplie en commun. La prière en commun se forme de deux personnes ou plus.

 

Les conditions de validité de la prière sont au nombre de neuf :

1- Etre musulman.

 

2- Etre en état de purification : par les ablutions (woudou) ou par le lavage du corps (roussle) selon le cas d'impureté.

 

3- Purification du corps, des habits et du lieu de prière de toutes impuretés.

 

4- Avoir l'intention de prier la prière (l'intention se fait avec le cœur et ne doit pas être prononcée à voix haute).

 

5- Se couvrir la partie comprise entre le nombril et les genoux pour l’homme et tout le corps, sauf le visage et les mains pour la femme (en présence d'hommes avec qui le mariage est interdit, car en présence d'hommes avec qui le mariage est autorisé, la femme doit se couvrir tout le corps y compris le visage et les mains).

 

6- Etre sain d'esprit (la personne mentalement deficiante est dégagé de prière jusqu'à ce qu'il récupère sa raison).

 

7- Avoir atteint l’âge de différenciation (c'est l’âge ou l'enfant différencie sa droite de sa gauche. Toutefois, il est recommandé d'encourager l'enfant à faire sa prière à l'âge de sept ans et de l'obliger à dix ans).

 

8- Faire la prière en son heure. (Avant l'heure, la prière n'est pas agréée).

 

9- S’orienter en direction de la (qibla) c'est à dire en direction de la maison sacrée (Kaaba).

 

C'est une obligation pour les hommes d'effectuer les prières obligatoires à la mosquée. Les femmes sont autorisées d'aller à la mosquée, mais il leur est préférable de prier à la maison.

 

L'appel à la prière (adhan) qui est le moyen d'appeler et de regrouper les musulmans pour chaque prière obligatoire se formule comme suit :

1- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (4 fois).

 

2- Achhadou ane la ilaha illallah [J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (2 fois).

 

3- Achhadou anna Mohammadane rassouloullah [J'atteste que Mohammad est le messager d'Allah] (2 fois).

 

4- Hayya ala salah [Venez à la prière] (2 fois).

 

5- Hayya ala falah [Accourez au succès] (2 fois). Pour la prière de fajr uniquement, on ajoutera ici : Assalatou khayroune minane naom [La prière vaut mieux que de dormir] (2 fois)].

 

6- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (2 fois).

 

7- La ilaha illallah [Il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (1 fois).

 

Il est recommandé pour celui qui entend l'adhan de répéter les mêmes paroles que le muezzin sauf pour les numéros 4 et 5 où l'on dit : La haola wala kowwata illa billah [il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah].

 

Une fois l'adhan terminée, il est recommandé de dire : Wa ana achhadou ane la ilaha illallah wahdahou la charikalahou wa anna Mohammadane abdouhou warassoulouhou raditou billahi rabbane wa bimohammadine rassoulane wa bil islami dinane [Moi aussi, j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah seul sans associé et que Mohammad est Son esclave et Son messager, j'agrée Allah comme mon Seigneur, Mohammad comme messager et l'islam comme religion].      

 

Le deuxième appel à la prière (ikama) se prononce juste avant chaque prière obligatoire comme suit :

1- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (2 fois).

 

2- Achhadou ane la ilaha illallah [J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (1 fois).

 

3- Achhadou anna Mohammadane rassouloullah [J'atteste que Mohammad est le messager d'Allah] (1 fois).

 

4- Hayya ala salah [Venez à la prière] (1 fois).

 

5- Hayya ala falah [Venez au succès] (1 fois).

 

6- kadeka mati salah [(Préparez-vous), la prière est prête] (2 fois).

 

7- Allahou Akbar [Allah est le plus grand] (2 fois).

 

8- La ilaha illallah [Il n'y a de divinité digne d’adoration qu'Allah] (1 fois).

 

L'adhan tout comme l'ikama sont spécifiques aux hommes.

 

1-Pour faire sa prière, le musulman s'oriente tout d'abord en direction de la qibla en ayant conscience de la prière qu'il se propose d'accomplir (qu'elle soit obligatoire ou surérogatoire) sans toutefois prononcer l'intention de s'en acquitter. Il est recommandé de prier en ayant devant soi une sotra : objet placé devant le prieur (poteau, mur, chaise…) afin que personnes ne passent devant lui. 

 

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 2- Se mettre debout, pieds en direction de la qibla. Lever les mains, doigts serrés et tendus, à hauteur des épaules ou des oreilles, paumes des mains face à la qibla, en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand).

    Cette formule s'appelle le takbir. Ce premier takbir sert à débuter la prière, et se nomme le takbir de sacralisation. Il est permis de lever les mains avant, pendant ou après les takbir sachant que l'élévation des mains se fait à quatre endroits seulement. 1- au takbir de sacralisation. 2-en s'inclinant. 3-en se relevant de l'inclinaison. 4-en se relevant du premier tachahoud pour faire une troisième rakat.

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L'élévation des mains ci-dessus est incorrecte :

1-Les mains en dessous des épaules.

2 - Les pouces derrière les oreilles.

 

 

position_debout_correct.jpg3-Poser les mains entre le nombril et la poitrine, la paume de la main droite sur le dos de la main gauche ou bien la main droite sur main, poignet et avant bras gauches. Fixer son regard à l'endroit de prosternation. Il est recommandé de réciter une invocation comme introduction à la prière (à voix basse) : Sobhanaka llahouma wa bihamdika wa tabaraka smouka wa ta'ala jaddouka wa la ilha rayrouka (gloire et pureté à Toi, ô Seigneur et à Toi la louange. Que Ton nom soit béni, que Ta majesté soit élevée et il n'y a d'autre divinité en dehors de Toi). Ensuite, dire (à voix basse) : Aouzou billahi minache shaytanir rajime (je cherche refuge auprès d'Allah contre satan le maudit). Ensuite, dire (à voix basse) : Bissmillahir rahmanir rahime (au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux)

Puis réciter la première sourate du coran Al-Fatiha[1] (prologue) puis dire : Amine (ô Allah exauce). Réciter ce que l'on veut du coran¹.

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Les positions des mains ci-dessus sont incorrectes :

1 -La paume de la main droite sur le coude du bras gauche.

2 -Les mains sur le cœur, etc. 

 

roukou_.jpg4- Dire (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand) en élevant les mains, doigts serrés et tendus, à hauteur des épaules ou des oreilles, paumes des mains face à la qibla. Incliner son buste et mettre ses mains (doigts écartés) sur les genoux de façon à avoir le dos droit. Dire (à voix basse) dans cette position (3 fois) : Soubhana rabbiya al'azim (gloire et pureté à mon Seigneur le Très Grand).

 

 

 

 

 

 

 

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Les inclinaisons ci-dessus sont incorrectes.

1 -Le buste n'est pas assez incliné.

2 -Le buste est trop incliné.

 

debout.jpg5- Se relever de l'inclinaison en élevant les mains, doigts serrés et tendus, à hauteur des épaules ou des oreilles, paumes des mains face à la qibla, en disant, (1 fois) : Sami'allahou limane hamidah (Allah a entendu celui qui L'a loué). Cette formule sera dite seulement lorsque l'on est imam (dirigeant de la prière) ou lorsque l'on prie seul, mais pas quand on prie derrière un imam.

 

 

 

 

 

 

faire_dou_a_apres_roukou__incorrect.jpgRemettre les mains sur la poitrine, la paume de la main droite sur le dos de la main gauche et dire (1 fois) Rabbana wa lakal hamd. (ô Seigneur à Toi la louange) Il est recommandé de dire ensuite : hamdane kassirane tayyibane moubarakane fihi (une louange abondante, pure et bénie).  

 

 

L'élévation des mains, en signe d'invocation, après s'être relevé de l'inclinaison est incorrecte

 

 

 

 

soujoud_correct.jpg6- Se prosterner en posant à terre les genoux puis les mains (doigts serrés et tendus en direction de la qibla), en écartant ses bras de ses côtes et son ventre de ses cuisses[2], en espaçant entre ses genoux et en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Pendant la prosternation, le front, le nez, les mains, les genoux et le dessous des orteils doivent être en contact avec le sol. Dire à voix basse (3 fois) dans cette position : Soubhana rabbiya al'ala (gloire et pureté à mon Seigneur le Très Haut). Il est préférable ensuite d'implorer et d'invoquer Allah.

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Les prosternations ci-dessus sont incorrectes.

1 -Les coudes touchent le sol.

2 -Le ventre et les cuisses, les cuisses et les mollets s'accolent.

3 -Le dessous des orteils ne touche pas le sol.

4 - Les mains sont détournées de la direction de la qibla.

 

 

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7- Se relever de la prosternation en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Puis s'asseoir sur le pied gauche, redresser le pied droit en dirigeant les orteils vers la qibla [les deux position des pieds sont permises], poser les mains sur les genoux en dirigeant les doigts tendus vers la qibla, et dire (3 fois) : Rabbir firli (ô Seigneur ! Pardonne-moi).

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Les positions assises ci-dessus sont incorrectes.

1 -S'asseoir sur les talons en mettant le dessus des orteils sur le sol

2 -S'asseoir à même le sol entre les pieds.

3 -S'asseoir sur les pieds croisés.

 

 

 

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8- Se prosterner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 6.

 

debout.jpg9- Revenir à la position debout en relevant les mains puis les genoux en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Poser les mains entre le nombril et la poitrine, la paume de la main droite sur le dos de la main gauche. Fixer son regard à l'endroit de prosternation. Ensuite, dire (à voix basse) : Bissmillahir rahmanir rahime (au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux). Réciter la première sourate du coran Al-Fatiha[3] (prologue) puis dire : Amine. Réciter ce que l'on veut du coran.

 

 

 

 

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10- S'incliner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 4.

 

 

 

 

 

 

 

 

11- Se relever de l'inclinaison en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 5.

     

12- Se prosterner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 6.

      

13- Se relever de la prosternation en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 7.

 

14- Se prosterner en disant et agissant de la même manière que dans le numéro 6.

 

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15- Se relever de la prosternation en disant (1 fois) : Allahou Akbar (Allah est le plus grand). Puis s'asseoir sur le pied gauche, redresser le pied droit en dirigeant les orteils vers la qibla.

 

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Poser les mains sur les genoux la main gauche est posée sur le genoux gauche doigts tendus et le pouce de la main droite relie le majeur formant ainsi une boucle, et en repliant l'auriculaire et l'annulaire . L'index sera relevé à chaque fois que l'on mentionne le nom d'Allah. Réciter

 

 

Le tachahoud (attestation de foi) :

 

a- Attahiyyatou lillah was salawatou wat tayyibate assalamou alayka ayyouhane nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouhou assalamou alayna wa ala ibadillahi ssalihine. Achhadou ane la ilaha illallah wa Achhadou anna Mohammadane abdouhou wa rassoulouhou [Les salutations sont pour Allah ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que le salut soit sur toi, ô prophète ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que le salut soit sur nous et sur les serviteurs d'Allah vertueux. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité à part Allah et j'atteste que Mohammad est son esclave et son messager].

 

b- Allahoumma salli ala Mohammadine wa ala ali Mohammadine kama sallayta ala Ibrahim wa ala ali Ibrahim innaka hamidoune majide. Allahoumma barik ala Mohammadine wa ala ali Mohammadine kama barakta ala Ibrahim wa ala ali Ibrahim innaka hamidoune majide. [O Seigneur ! Prie sur Mohammad et sur la famille de Mohammad comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d'Abraham, Tu es certes digne de louange et de glorification. O Seigneur ! Bénis Mohammad et la famille de Mohammad comme Tu as bénis Abraham et la famille d'Abraham, Tu es certes digne de louange et de glorification].

 

Après le premier tachahoud (a) et la prière sur le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) (b) le musulman invoque Allah autant qu'il veut pour les bienfaits de ce bas monde et de l'au-delà. Il lui est recommandé de chercher refuge auprès d'Allah contre ces quatre choses :

Allahoumma inni aouzou bika mine azabil kabri wa mine azabi jahannama wa mine fitnatil mahya wal mamati wa mine charri fitnatil massihid dajjal. [O Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre les tourments de la tombe, contre le supplice de l'enfer, contre la tentation de la vie et de la mort et contre le mal de la tentation de l'Antéchrist].

 

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16- Tourner la tête à droite et dire (1 fois) : Assalmou alaykoum wa rahmatoullah (Que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur vous). 

 

17- Tourner la tête à gauche et dire (1 fois) : Assalmou alaykoum wa rahmatoullah (Que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur vous). 

 

Lorsque le musulman prie le magreb constituée de trois rakat, il suivra les étapes du numéro 1 jusqu'au 15, mais ne récitera que la première partie du tachahoud (a).

pposition_assise_fin_de_priere_correct.jEnsuite, il se relèvera pour suivre l'étape 9, mais ne récitera que la première sourate du coran Al-Fatiha, puis continuera du numéro 10 jusqu'au 17, seulement au numéro 15, il s'assiéra à même le sol, en redressant le pied droit et en dirigeant les orteils vers la qibla ; le pied gauche étant sous (a) la jambe droite.

 

                                

Lorsque le musulman fait une prière constituée de quatre rakat comme les prières de dohr, asr et icha, il suivra les étapes du numéro 1 jusqu'au 15 mais ne récitera que la première partie du tachahoud (a). Ensuite, il se relèvera pour suivre l'étape 9, mais ne récitera que la première sourate du coran Al-Fatiha, puis continuera du numéro 10 jusqu'au 15. Après, il se relèvera pour suivre l'étape 9, mais ne récitera encore que la première sourate du coran Al-Fatiha, puis continuera du numéro 10 jusqu'au 17, pposition_assise_fin_de_priere_correct.jseulement au numéro 15, il s'assiéra à même le sol, en redressant le pied droit et en dirigeant les orteils en direction de la qibla ; le pied gauche étant sous (a) ou sur (b) la jambe droite (Voir photos).

 

La prière du witr s'accomplie après la prière de l'Icha et peut être retardée jusqu'avant la prière de Fajr ; ce n'est pas une prière obligatoire mais une nafila fortement recommandée. Elle se compose d'un nombre de rakat impair. En effet, elle peut-être priée en une, trois, cinq, sept, neuf, onze ou treize rakat.

 

Lorsque le musulman prie le witr en une seule rakat, il commencera à partir de l'étape numéro 1 jusqu'au 8 et passera directement à l'étape numéro 15 jusqu'au 17.

 

Lorsque le musulman prie le witr en trois, cinq, sept, neuf, onze ou treize rakat, il a le choix de les accomplir de deux manières :

1- Il priera deux rakat par deux et clôturera sa prière par une seule rakat.

 

2- Il priera l'ensemble des rakat choisies, en suivant les étapes du numéro 1 jusqu'au 8 pour chaque rakat et clôturera la dernière rakat avec les étapes du numéro 15 jusqu'au 17.

 

Après la prière obligatoire, il est recommandé d'invoquer Allah comme suit :

- Astarfiroullah (3 fois) (Je demande pardon à Allah).

 

- Allahoumma ane tassalamou wa mine kassalamou tabarakta ya zal jalali wal ikrame (1 fois) (Ô Seigneur ! Tu es la paix et la paix vient de Toi. Béni soit-Tu, ô Digne de glorification et de munificence).

 

- Soubhanallah (33 fois) (Gloire à Allah).

 

- Al hamdoulillah (33 fois) (Louange à Allah).

 

- Allahou Akbar (33 fois) (Allah est le plus grand).

 

- La ilaha illallah wahdahou la charika lahou lahoul moulkou wa lahoul hamdou wa houwa ala koulli chaye ine kadire (1 fois) (Il n'y a de dieu qu'Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose).

 

Les piliers de la prière sont :

1- le takbir de sacralisation.

2-la station debout.

3-la récitation d'Al-fatiha.

4-l'inclinaison.

5-le relèvement après l'inclinaison.

6-le redressement de l'inclinaison.

7-la prosternation sur les sept membres.

8- la station assise entre les deux prosternations.

9- la quiétude dans toutes les rakat.

10- le dernier tachahoud.

11- la deuxième partie du tachahoud (la prière sur le prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui (b))

12- la station assise lors du dernier tachahoud.

13-la première salutation. 14- l'ordre dans les étapes de la prière.

 

Le pilier est l'acte qui constitue une partie de la prière et qu'il est obligatoire au prieur d'accomplir :

 

- Délaisser volontairement un pilier, rend la prière invalide.

- Délaisser volontairement ou involontairement le takbir de sacralisation annule la prière.

- Délaisser involontairement un pilier implique deux cas :

1-Le prieur délaisse un pilier de la première Rakat et au moment où il s'en rend compte, il a atteint ce même pilier dans la deuxième Rakat, dans ce cas, la première Rakat est annulée et la deuxième Rakat la remplace et devient alors la première.

2- Le prieur n'a pas atteint ce même pilier dans la deuxième Rakat au moment où il s'en rend compte, dans ce cas, il doit revenir au pilier délaissé de la première Rakat, l'accomplir et terminer sa prière.

Dans les deux cas, il est obligatoire de faire les deux prosternations de la distraction (soujoud assahow) après les deux salutations finales (tasslimatayne).

 

Les obligations de la prière sont :

1- tous les takbir hormis celui de sacralisation.

2- dire Sami'allahou limane hamidah pour l'imam et celui qui prie seul.

3- dire Rabbana wa lakal hamd pour tout le monde.

4- dire Soubhana rabbiya al'azim pendant l'inclinaison.

5- dire Soubhana rabbiya al'ala pendant la prosternation.

6- dire Rabbir firli entre les deux prosternations.

7- le premier tachahoud.

8- la station assise lors du premier tachahoud.

 

L'obligation est ce qu'il faut accomplir parmi les actes de la prière :

- Délaisser volontairement une obligation, rend la prière invalide.

- Délaisser involontairement une obligation implique trois cas :

1- Le prieur délaisse une obligation, puis se rend compte de son oubli avant qu'il ne quitte la position de cette obligation, il doit alors l'accomplir et n'aura pas à effectuer soujoud assahow.

2- Le prieur se rend compte de l'oubli après avoir quitté la position de cette obligation mais avant d'atteindre le pilier suivant ; il doit alors revenir, accomplir cette obligation, terminer sa prière puis effectuer soujoud assahow après les tasslimatayne.

3- Le prieur se rend compte de son oubli après avoir atteint le pilier qui suit l'obligation omise, alors celle-ci n'est plus à effectuer et le prieur ne doit plus revenir mais continuer sa prière puis effectuer soujoud assahow avant les tasslimatayne.  

 

Ajouter volontairement une inclinaison, une prosternation, une station debout ou assise annule la prière tandis que l'ajout involontaire n'annule pas la prière mais nécessite les soujoud assahow après les tasslimatayne.

 

Les soujoud assahow après les tasslimatayne s'accomplissent en suivant les étapes 6, 7 et 8 puis en revenant à la station assise pour faire deux autres salutations (étapes 16 et 17).

 

Les soujoud assahow avant les tasslimatayne s'accomplissent après le dernier tachahoud en suivant les étapes 6, 7 et 8 puis en revenant à la station assise pour faire les tasslimatayne.

 

Douter sur le nombre de Rakat priées répond à deux cas de figure : 

1. Le prieur fait prévaloir un nombre de Rakat par rapport à un autre. Il se basera alors, sur celui-ci pour terminer sa prière. Puis, il effectuera les soujoud assahow après les tasslimatayne.

 

2. Le prieur ne fait prévaloir aucun des deux nombres de Rakat. Dans ce cas, il doit se baser sur la certitude, qui est le plus petit nombre de Rakat. Puis terminera sa prière et effectuera les soujoud assahow avant les tasslimatayne.

 

Si l'imam commet un oubli durant la prière, ceux qui prient derrière lui, doivent le suivre dans les soujoud assahow sauf celui qui a manqué une partie de la prière. Ce dernier ne doit pas suivre l'imam dans les soujoud assahow après les tasslimatayne mais complète d'abord sa prière puis effectue soujoud assahow après les tasslimatayne.

 

La personne qui rejoint l'imam en prière doit prononcer le takbir de sacralisation en position debout puis prendre la position dans laquelle se trouve l'imam. La rakat sera complètement acquise si elle s'incline avant le redressement de l'imam sinon cette rakat ne sera pas prise en compte. Dans ce cas, la personne ne fera pas les tasslimatayne avec l'imam mais se relèvera après que l'imam les ait faites et terminera ce qu'elle a manqué de sa prière.

 

Le musulman qui prie en groupe derrière l'imam ne doit ni le devancer ni l'égaliser dans les différentes postures de la prière.

 

Les actes autorisés pendant la prière :

- Rajuster son habit.

- Aligner quelqu'un en le faisant avancer ou reculer ou en le déplaçant à droite ou à gauche.

- Tousser ou bailler en mettant sa main devant la bouche.

- Pleurer par crainte d'Allah.

- Se gratter.

- Repousser de la main quelqu'un qui veut passer devant soi.

- Porter un enfant.

- Se déplacer légèrement en cas de nécessité.

- Dire Alhamdoulillah lorsque l'on éternue.

- Porter le coran pour le lire.

- Faire signe de la main en guise de réponse au salut de quelqu'un.

- Frapper des mains (pour les femmes) ou dire Soubhanallah (pour les hommes) en cas de besoin (ex : lorsque l'imam se trompe).

- Rappeler un verset du coran à l'imam quand il l'oublie.

- Tuer une vipère ou un scorpion.

 

Les actes détestables pendant la prière :

- Tourner la tête.

- Détourner son regard de l'endroit de prosternation.

- Regarder le ciel.

- Entrelacer les doigts ou les faire craquer.

- Jouer avec ses vêtements ou sa barbe.

- Réciter des versets du coran pendant l'inclinaison ou la prosternation.

- Repousser l'envie d'aller aux toilettes.

- Prier en présence du repas.

- Se couvrir la bouche.

- Essuyer le sol plus d'une fois l'endroit de prosternation.

 

Les actes annulant la prière :

 - Boire ou manger.

- Parler volontairement (la prière de celui qui parle par oubli ou par ignorance reste valable).

- Rire avec éclat.

- Perdre les ablutions.

- Ajouter volontairement une inclinaison, une prosternation, une station debout ou assise.

- Devancer volontairement l'imam.

– Etre trop dévié de la qibla.

- Découvrir les parties à cacher pendant la prière.

- Jouer excessivement et successivement avec ses vêtements, sa barbe...etc.

 

Le musulman est considéré en voyage lorsque la distance dépasse les 80 Km. Par conséquent, il lui est permis de réduire les prières obligatoires de quatre rakat à deux. Il lui est autorisé aussi de rassembler la prière de dohr avec celle de l'asr, soit à l'heure de dohr, soit à l'heure de l'asr ; et la prière du magreb avec celle de l'icha soit au temps du magreb soit au temps de l'icha. Le nombre de rakat des prières fajr et magreb ne changent pas. Lorsque le voyageur décide de résider dans un lieu plus de 4 jours, la permission de réduire et de rassembler les prières n'est plus valable. Si le temps de résidence est de 4 jours ou moins, la réduction des prières est recommandée car Allah aime que l'on prenne Ses permissions comme Il déteste que l'on touche à Ses interdits.

 

Le malade est obligé de faire sa prière tant qu'il est conscient (s'il perd conscience pour un certain moment et pour une cause comme l'anesthésie, il rattrapa sa ou ses prières manquées tout de suite après la reprise de conscience. Par contre, si la personne perd conscience sans cause comme dans le cas d'épilepsie ou autre, elle n'aura pas à refaire sa prière). Il doit accomplir ses ablutions, s'il en est incapable il peut avoir recours à l'ablution sèche (tayammoum), s'il en est incapable il fait sa prière dans l'état.

Le malade doit faire la prière obligatoire en position debout même courbé ou en s'appuyant sur une canne. S'il en est incapable, il priera en position assise. S'il ne peut pas il priera allongé (le mieux est d'être sur le côté droit en face de la qibla).

Le malade doit s'incliner et se prosterner dans sa prière, s'il en est incapable, il en fera signe avec la tête (le signe fait pour la prosternation sera plus bas que celui de l'inclinaison) sinon avec les yeux sinon avec son cœur. Le malade doit faire ses prières à l'heure, si cela lui est pénible, il lui est autorisé de rassembler la prière de dohr avec l'asr ; et celle du magreb avec l'icha à l'heure de l'une d'entre elles.

 

Il est interdit d'accomplir les prières surérogatoires (nawafil) à trois moments :

1- De la prière de fajr jusqu'à ce que le soleil s'élève dans le ciel de la longueur d'une lance.

 

2- Un quart d'heure avant le commencement de l'heure de la prière de dohr.

 

3- De la prière de l'asr jusqu'à celle du magreb.

 

Toutefois, il est permis de faire une prière ayant une cause comme celle de la salutation de la mosquée, après les ablutions, après la circumambulation autour de la kaaba, la prière funéraire (janaza), la prière de l'éclipse solaire (kossouff) et lunaire (rossouff), la prière de la consultation (istirara) ou la prière de la demande de pluie (istiska).

 

Lorsque l'ikama est prononcé on ne doit faire de prière que l'obligatoire, si le prieur était déjà en prière nafila (surérogatoire), il la termine sauf s'il craint de rater la prière en commun.

 

Dans l'islam il existe différentes sortes de prières spécifiques à des circonstances particulières comme la prière de la peur (raof), la prière des deux fêtes (Eid al-fitr, Eid al-adha), la prière de kossouff et rossouff, la prière de l'istiska, la prière de la nuit pendant le mois de Ramadan (tarawéh), la prière de janazah ; ces prières ne seront pas expliquées ici.

 

La prière est un acte d'adoration, de soumission et de recours à Allah. C'est un signe de reconnaissance envers Celui qui nous envahit de Ses bienfaits et un certificat continu que nul ne mérite d'être adoré en dehors d'Allah. C'est aussi un moment de retraite et d'intimité avec Celui que l'on aime, un moment de repos et d'expulsion de tous les soucis et de toutes les passions.

(Et cherchez secours dans l'endurance et la Salat : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles, qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) et retourner à Lui seul ) [Sourate 2, la vache, verset 45, 46].

 

Et louange à Allah, Seigneur de l'univers et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre prophète Mohammad, sur sa famille, ses compagnons et tous ceux qui les suivent avec bienfaisance jusqu'au jour du jugement.

 




[1] La récitation se fait à voix haute ou à voix basse selon la prière et la rakat (voir tableau 1).

[2]Le prosterné devra écarter modérément les bras sur les cotés lors des prière en commun afin de ne pas gêner ses frères de droite et de gauche.  

[3] La récitation se fait à voix haute ou à voix basse selon la prière.

27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 22:53

 

*** La niyya c’est que l’on ait l’intention d’adorer Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) par l’intermédiaire de la prière et elle fait partie des actes du cœur (c’est-à-dire qu’elle n’est pas verbale). Et il ne nous a pas été rapporté de hadith du Prophète ( ) ou de la part de l’un de ses compagnons, mentionnant qu’on doit prononcer un texte qui atteste l’intention de faire telle prière au commencement de celle-ci.

 

 *** Il est obligatoire pour celui qui voit la Ka’ba de ses propres yeux, de se diriger vers elle avec précision. Quant à celui qui ne peut pas la voir, il doit s’orienter vers la direction de la Ka’ba.

Si une personne accomplit une prière vers une autre direction que la Qibla, à cause des nuages ou autres, et ce après effort et recherche effectués pour la Qibla, sa prière est alors valable. Elle ne doit pas la refaire.

Si une autre personne de confiance vient lui annoncer la bonne direction de la Ka’ba, alors qu’elle est en train d’accomplir sa prière, sans aucune connaissance préalable de la Qibla, elle doit se diriger aussitôt vers la Qibla. Quant à sa prière accomplie, elle est correcte.

 

 

On commence en levant les mains et on fait le takbir c’est à dire: dire « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand »

 

On commence la prière par la récitation de quelques invocations qui sont authentiquement rapportés du Prophète ( ). Il en y a beaucoup, dont la plus célèbre:

 

« Soubhanaka llahoumma wa bihamdika. watabâraka ismouka wa ta’alâ jaddouka wa lâ ilaha ghayrouka » « Gloire à Toi ! Seigneur,  Louanges à Toi, Que Ton nom soit béni, Exaltée soit Ta grandeur, il n’y a pas d’autre divinité (digne d’adoration) excepté Toi »

 

Puis, on formule la dou’a du refuge auprès d’Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) contre satan le maudit :

« A’oudhou bi allahi min ach-chaytani ar-rajim » « Je cherche refuge auprès d’Allah de satan le maudit »

 

Enfin, la personne dit : « Bismillahi-rahmani-rahim » « Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux »

 

 

 

 

 Réciter la Fatiha :

« Bismillahi-rahmeni-rahim
Al hamdoullillahi-rabbi-l-‘alamin
Ar-rahmeni-rahim
Mâliki yawmi-d-dîn
Iyâka na’boudou wa iyâka nasta’în
Ihdinâ-s-sirâta-l-moustaqîm
Sirâta-l-ladîna an’amta ‘alayhim
ghayri-l-maghdhoûbi ‘alayhim wa lâdh-dhalîn
»

Amine

 

Il est obligatoire de réciter la Fatiha dans chaque rak’at.

On doit réciter la Fatiha entièrement. La Basmala (bismillahi Ar-rahmani Ar-rahim) en est un verset. La récitation de la Fatiha est un pilier de la prière dont l’absente rend la prière invalide. Il est du devoir des (musulmans) non arabes de la mémoriser.

Quant à celui qui en est incapable, il lui suffit de dire: « Soubhana allahi, wal-hamdou lillahi, wa lâ ilaha illa-llah, Allahou akbarou, wa lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi-llah ». « Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a pas de dieu (digne d’adoration)  excepté Allah, Allah est le plus Grand et il n’y a pas de force ni de puissance si ce n’est en Allah ».

Quant il finissait de lire la Fatiha, le Prophète ( ) disait « Amin », et s’il lisait le Coran à voix haute pour les prières  du Sobh, Maghreb et ‘Icha, il disait « amin » à voix haute et le contraire pour les prières du Dhor et ’Asr.

Il se taisait quelques secondes après la lecture de la Fatiha.

Il est de la pratique du Prophète ( ) de réciter d’autres sourates ou quelques versets après la Fatiha dans les deux premières rak’ats.

 Par exemple : Sourate « Al Ikhlâs » « le Monothéisme pur » n° 112

 « Qoul houwa-llahou ahad
Allahou-s’ amad
Lam yalid wa lam youlad
Wa lam yakoun lahou, koufouan ahad
»

 

Quand on finit la récitation des sourates, on doit marque un léger silence juste le temps de reprendre son souffle. 

 

 

Puis on lève ses mains de la même manière qu’au premier takbir (Takbir el-Ihram).

On récite le takbir « Allahou Akbar » « Dieu est le plus grand »  et on accomplit le roukou’ou : l’inclinaison.

 Position :

 

On place les mains sur les genoux, les doigts étendus, comme si on les tiens avec. On courbe son dos et le tient d’une façon que si on y versait de l’eau, elle ne coulerait pas. On ne baisse pas la tête, ni l’élève, mais on doit la garder au niveau du dos. On éloigne les deux coudes des deux côtés du corps.

 

 

On dit: « Soubhana rabbî-al-‘adhim » « Gloire à mon Seigneur le Sublime » trois fois ou plus.

 

 

 

On se redresse du roukou’ (et se tient droit).

Pendant qu’on se redresse, on dit: « Sami’a allahou liman hamidah » « Allah entend celui qui Le loue ». Et on lève les mains de la manière qu’auparavant.

Une fois redressé, on dit: « Rabbana wa laka-l-hamd » « O notre Seigneur, à Toi les louanges ».

 

On dit « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » sans lever les mains.

 

 

 Position :

 

Quand on se prosterne, on doit s’appuyer sur ses mains, lesquelles doivent être ouverts (les doigts étendus). On ne doit pas écarter les doigts des deux mains, on doit les faire pointer vers la Qibla. On met les mains au niveau des épaules mais on peut les mettre aussi au niveau des oreilles. On élève les avant-bras pour qu’ils ne touchent pas le sol et ne les étends pas comme fait le chien.

Pendant le soujoud, il faut que le front et le nez touchent le sol, les genoux doivent également toucher le sol.

Les bouts des orteils des deux pieds doivent aussi toucher le sol. Pendant le soujoud, on garde les deux pieds droit (en vertical). On dirige les bouts des orteils vers la Qibla et on joint les talons des pieds.

 

On dit alors: « Soubhana rabbiyal a’laa » « Gloire à mon Seigneur le Très Haut » trois fois ou plus. 

Il est de conseillé (moustahab) d’y multiplier les invocations, parce qu’elles y sont plus exaucées qu’ailleurs.

 Il est permis de se prosterner sur le sol et sur tout ce qui l’isole du front tel qu’un tissu, un tapis ou une natte… etc.

Il n’est pas permis de réciter (des sourates) du Coran pendant le soujoud.

 

 

On relève la tête de la prosternation en récitant le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus Grand »

Puis, on s’assoit calmement et droit afin que tous les os reprennent leurs emplacements.

 

Position :

 

On étend le pied gauche et on s’assoit dessus. On garde le pied droit vertical. On dirige les orteils du pied droit vers la Qibla. 

 

 

 

Dans cette posture: on dit (uniquement): « Rabbi-ghfir lî », « O mon Seigneur, pardonnes moi ». Ou alors « Allahoumma ighfir lî, wa-rhamnî,wa-hdinî, wa-jbournî, wa’afi’ni, warzuqnî, wa-rfa’nî » « O Allah, pardonnes-moi, soit clément envers moi, guide-moi, rend-moi satisfait, accordes-moi de quoi vivre et élève-moi ».

 

 Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est Grand »

Puis, on accomplit le second sujoud et on y refait ce qu’on fait dans le premier sujoud. (« Soubhana rabbiyal a’laa » trois fois ou plus)

 Quand on lève la tête de la seconde prosternation, et on veut se relever, on récité le takbir, « Allahou akbar » « Dieu est grand ».

 

On doit s’asseoir calmement droit sur le pied gauche jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement, et ce avant de se mettre debout.

Le Prophète ( ) se levait en s’appuyant sur ses pieds et ses genoux en se propulsant avec ses cuisses et si cela était difficile pour lui alors, parfois il s’aidait de sa main. (rapporté par Al Boukhârî)

Le Cheikh Albani (arhimoullah) lui conseille de se lever en s’appuyant sur les mains fermées comme les ferment le batteur de la pâte (à pain).

 

 

 

On refait ce qu’on fait dans la première rak’at sauf, qu’on ne fait pas d’invocation de commencement (du’a al-istiftah), ni  la demande de refuge (al isti’ada)

On fait une récitation plus courte que celle de la première rak’at.

(Fatiha + Courte sourate)

 

Puis on lève ses mains de la même manière qu’au premier takbir (Takbir el-Ihram).

On récite le takbir « Allahou Akbar » « Dieu est le plus grand »  et on accomplit le roukou’ou : l’inclinaison.

On dit: « Soubhana rabbî-al-‘adhim » « Gloire à mon Seigneur le Sublime » trois fois ou plus.

 

 

 

On se redresse du roukou’ (et se tient droit).

Pendant qu’on se redresse, on dit: « Sami’a allahou liman hamidah » « Allah entend celui qui Le loue ». Et on lève les mains de la manière qu’auparavant.

Une fois redressé, on dit: « Rabbana wa laka-l-hamd » « O notre Seigneur, à Toi les louanges ».

 

On dit « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » sans lever les mains.

On dit alors: « Soubhana rabbiyal a’laa » « Gloire à mon Seigneur le Très Haut » trois fois ou plus. 

Il est de conseillé (moustahab) d’y multiplier les invocations, parce qu’elles y sont plus exaucées qu’ailleurs.

 Il est permis de se prosterner sur le sol et sur tout ce qui l’isole du front tel qu’un tissu, un tapis ou une natte… etc.

Il n’est pas permis de réciter (des sourates) du Coran pendant le soujoud.

 

 

 

On relève la tête de la prosternation en récitant le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus Grand »

Puis, on s’assoit calmement et droit afin que tous les os reprennent leurs emplacements.

Dans cette posture: on dit (uniquement): « Rabbi-ghfir lî », « O mon Seigneur, pardonnes moi ». Ou alors « Allahoumma ighfir lî, wa-rhamnî,wa-hdinî, wa-jbournî, wa’afi’ni, warzuqnî, wa-rfa’nî » « O Allah, pardonnes-moi, soit clément envers moi, guide-moi, rend-moi satisfait, accordes-moi de quoi vivre et élève-moi ».

 

Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est Grand »

Puis, on accomplit le second sujoud et on y refait ce qu’on fait dans le premier sujoud. (« Soubhana rabbiyal a’laa » trois fois ou plus)

 Quand on lève la tête de la seconde prosternation, et on veut se relever, on récité le takbir, « Allahou akbar » « Dieu est grand ».

 

 

 

 

Une fois qu’on finit la seconde rak’at, on s’assoit pour réciter le tachahoud.

 

 

 

 Position :

 

On s’assoit de la même manière qu’à la posture d’entre les deux prosternations. On met sa main (paume) droite sur la cuisse et le genou droit, et l’extrémité de l'avant-bras droit sur la cuisse sans l’en éloigner. Et on étend la main gauche sur la cuisse et le genou gauche. Il n’est pas permis de s’asseoir en s’appuyant sur la main, et en particulier la gauche.

On plie tous les doigts de la main droite en plaçant le pouce tantôt sur le majeur. Et tantôt sur l’index pour ainsi former un cercle. On étend et  pointe avec l’index vers la Qibla. Et on le regarde fixement.

(On procède ainsi dans chaque tachahoud)

 

Le tachahoud se récite à voix basse.

Le tachahoud est le suivant: « At-tahiyyatou lillahwa az-zakiyatou lillah wa as-salawatou at-tayyibâtou lillah  as-salâmou ‘alayka ayyouhâ  an-nabî, wa rahmatou-llahi wa barakatouh, as-salamou ‘alaynâ wa ‘ala ‘ibâdi Allahi-s-sâlihîn. Ach-chadou an lâ ilaha illâ-llah, wa ach-chadou anna Mohammadan ‘abdouhou wa rasoulouhou » « Tous les salutations, les prières et bonnes paroles sont à Allah. Que la paix soit sur le prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et ses bénédictions. Que la paix soit aussi sur nous et sur tous les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de Dieu (digne d’adoration) excepté Allah, et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et messager ».

Si la prière est de deux rak’at on la termine par la salat sur le Prophète ( ) et le salam.

Si la prière est de trois rak'at :

Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » (il est de la sounnah de le réciter le takbir, en étant encore assis)

On se lève, ensuite pour accomplir la troisième rak’at. On récite la Fatiha, puis on s’incline et on se prosterne deux fois. On s’assoit calmement droit sur le pied gauche, jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement.

On la termine par la salat sur le Prophète ( ) et le salam

 Si la prière est de quatre rak'at :

Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » (il est de la sounnah de le réciter le takbir, en étant encore assis)

On se lève, ensuite pour accomplir la troisième rak’at. On récite la Fatiha, puis on s’incline et on se prosterne deux fois. Mais avant de se lever à la quatrième rak’at, on s’assoit calmement droit sur le pied gauche, jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement. Puis on se met debout en s’appuyant sur les mains comme on s’est élevé pour la première et la seconde rak’at.

On récite la Fatiha, puis on s’incline, on fait les deux  prosternations, puis on reste assis pour le tachahoud final.

 

Position :

 

On doit s’asseoir dans le dernier tachahoud, sur le flanc en mettant sa hanche gauche par terre, on sort les deux pieds d’un seul côté, en plaçant le gauche sous la jambe droite.

On tient le pied droit vertical.

On tient le genou gauche par la main gauche en s’en servant comme appui. 

On récite la Salat sur le  Prophète ( ) dans ce tachahoud : « Allahoumma salli ‘alâ saidina Mohammad wa ‘alâ ‘alisaidina  Mohammad, kamâ salayta ‘alâsaidina Ibrahîm wa ‘alâ ‘alisaidina Ibrahîm, wa barik ‘alâ saidina Mohammad wa ‘alâ ‘ali saidna Mohammad kamâ barakta ‘alâsaidina Ibrahîm wa ‘alâ ‘ali saidina Ibrahîm,fi alalamin  inaka hamidoun majîd » « Que le salut soit sur Mohammad ainsi que sur sa famille comme il l’a été sur Ibrahim et sa famille, que la bénédiction soit sur Mohammad et sur sa famille comme elle l’a été sur Ibrahim et sa famille. Tu es vraiment digne de Louange et de Gloire »

Puis on demande la protection d’Allah contre les quatre épreuves en disant : « Allahoumma innî a’oudhou bika min ‘adhâbi jahannam wa min ‘adhâbil qabri wa min fitnati al-mahyâ wa al-mamat wa min charri fitnati-l-massih ad-dajjâl » « O Allah, je recherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, du supplice de la tombe, de l’épreuve de la vie et la mort et de l’épreuve de l’Antéchrist Dajjal ».

 

L’imam élève la voix par le salut (Salam)

On salue à droite en tournant la tête jusqu’à ce que la blancheur de la joue soit visible par celui qui est derrière.

Puis, salue à gauche en tournant la tête jusqu’à ce que la blancheur de la joue soit visible par celui qui est derrière.

 

 

 

Le Salam peut être formulé de plusieurs façons:

1ere : dire : « As-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh » « Que la paix d’Allah, Sa miséricorde et Ses bénédictions soient sur vous » à sa droite et: « As-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à sa gauche.

2nde : dire le salut précédent sans « wa barakatouh »,

 

 3ème : dire : « As-salamou ‘alaykoum warahmatoullah » à sa droite, et « As-salamou ‘alaykoum » à sa gauche.

 

 4ème : dire le salut une seule fois vers le devant en tournant légèrement la tête à droit (avec le même salut).

 

 

Après la prière, on peut prolonger encore un peu le recueillement en fessant des invocations par exemple :

«  Astaghfiroullah »

« Je demande pardon à Allah » trois fois.

« Allahoumma anta-s-salâmou wa minka-s-salâmou tabârakta yâdâ-l-jalâli wa-l-ikrâm »

« Seigneur tu es la paix, de Toi procède la paix. Soi béni, O toi qui es plein  de Majesté et de Munificence »

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