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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:40

LES FEMMES FRAPPEES D INTERDIT TEMPORAIRE


1/ Est prohibé le mariage avec deux sœurs, le mariage avec la tante paternelle et la nièce, le mariage avec la tante maternelle et la nièce et, plus généralement, le mariage avec deux femmes qui, à supposer que l'une d'elles ait été un homme, elle n'aurait pu épouser l'autre du fait de la parenté.

En voici à présent les preuves scripturaires.

Dieu dit :

« Vous sont interdites [...] deux sœurs réunies exception faite pour le passé. »
[ Sourate 4 - Verset 23 ]

 

Al-Bukhârî et Muslim rapportent d'après Abû Hurayra que « le Prophète a défendu de conjoindre une femme et sa tante, paternelle ou maternelle ».

Ahmad, Abû Dâwûd, Ibn Mâja et at-Tirmidhî – lequel qualifie cette tradition de hasan – rapportent que lorsque Fayrûz ad-Daylamî se convertit à l'islam, il était marié à deux sœurs. L'Envoyé de Dieu lui dit « Répudie celle que tu veux. »

On rapporte d'après Ibn 'Abbâs le propos suivant :

 « L'Envoyé de Dieu défendit qu'un homme épouse une femme en plus de sa tante paternelle ou maternelle, puis il dit ceci : " En faisant cela, vous rompez vos liens de parenté." »

Al-Qurtubî mentionne : « Abû Muhammad al-Asîlî rapporte cette tradition dans son Fawâ'id, ainsi qu'Ibn 'Abd al-Barr, et d'autres encore. »

Dans les traditions mursal [relâchées] rapportées par Abû Dâwûd d'après Husayn Ibn Talha , on trouve :

« L'Envoyé de Dieu a défendu qu'une femme soit conjointe à ses sœurs, de peur que
leurs liens de parenté ne soient rompus. »

Les traditions rapportées d'après Ibn 'Abbâs et Husayn Ibn Talha nous éclairent sur la raison de la prohibition d'un tel mariage : le but est d'éviter la rupture des liens entre proches parents, tant il est rare qu'un mariage polygame n'engendre pas jalousie et rancœur entre les conjointes.

De plus, de même que la conjonction de deux proches parentes est prohibée au cours du mariage, elle est prohibée au cours de la période de viduité -'idda-.

C'est ainsi que, à l'unanimité des docteurs de la loi, si un homme se sépare de sa femme en prononçant une répudiation révocable à son encontre, il ne peut épouser la soeur de cette dernière tant qu'elle n'a pas terminé sa retraite de viduité, car le mariage subsiste en tel cas et le mari a le droit de reprendre sa femme à tout instant.

Cependant, les docteurs divergent concernant le cas où la répudiation est irrévocable et parfaite -bâyyin- et où le mari n'a plus le droit de reprendre sa femme :

  • Zayd Ibn Thâbit, Mujâhid, an-Nakha'î, Sufyân ath-Thawri, les Hanafites et l'imam Ahmad estiment que l'homme ne peut épouser la sœur de sa femme tant que cette dernière n'a pas achevé sa période de viduité. Ceux-ci s'appuient sur le fait que le contrat de mariage est censé subsister durant ce délai ; on en a pour preuve le fait qu'elle a droit à l'entretien relatif à cette retraite. Ibn al-Mundhir a dit : « Je présume que c'est là l'opinion de Mâlik ; c'est en tout cas la nôtre. »
  • Quant à Sa'îd Ibn al-Musayyib, al-Hasan al-Basrî et ash-Shâfi'î , ils estiment que cela est permis. Ils se fondent sur le fait que le contrat de mariage est dissous par la répudiation irrévocable parfaite, ce qui fait que le cas d'adjonction de proches parentes prohibé par la loi n'existe pas ici.

 

2- Est prohibé le mariage avec une femme mariée ou en période de continence d'autrui, eu égard au droit du mari.

On en a pour preuve l'énoncé divin suivant :

« Et, parmi les femmes, les dames [qui ont un mari], sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. »
[ Sourate 4 – Verset 24 ]
 

C'est-à-dire : Vous sont interdites les femmes mariées, excepté celles qui sont vos captives. En effet, ces dernières sont licites à ceux qui les ont capturées après qu'elles aient observé le délai d'istibrâ', même si elles sont mariées.

On en a aussi pour preuve le hadith suivant :

« L'Envoyé de Dieu dépêcha un convoi militaire en direction d'Awtâs. Là, les musulmans rencontrèrent l'ennemi et le combattirent. Puis, ils le vainquirent et firent des captifs. Or, certains Compagnons du Prophète éprouvaient de la gêne à prendre des concubines, eu égard à leurs maris polythéistes. C'est alors que fut révélé le verset suivant : « et, parmi les femmes, les dames [qui ont un mari], sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. » [ Rapporté par Muslim et Ibn Abî Shayba d'après Abû Sa'îd al-Khudrî.]

Ce qui veut dire : Vos captives vous sont licites à partir du moment où elles ont achevé leur délai de continence, délai qui correspond à un cycle menstruel.

Al-Hasan al-Basrî a dit : « Les Compagnons du Prophète avaient coutume d'imposer aux captives un délai de continence d'un cycle menstruel.» Quant au cas de la femme en période de viduité, nous en avons parlé au chapitre de « la demande en mariage .»

 

3- Est prohibé au mari le mariage avec la femme qu'il a répudiée par trois fois, tant qu'elle n'a pas contracté un mariage valide avec un autre individu. [ Voir cette question au chapitre « Le mariage qui rend licite la femme répudiée par trois formules, à l'époux qui la répudie ».]

 

4- Il est interdit à un pèlerin en état de sacralisation de contracter un mariage pour lui ou pour autrui, que ce soit par tutelle ou par mandat.

 S'il outrepasse l'interdit et le contracte malgré tout,
le contrat est nul et n'a aucun effet juridique. On en a pour preuve cette tradition d'après 'Uthmân Ibn 'Affân dans laquelle l'Envoyé de Dieu a dit : 

« Le pèlerin ne se marie pas, ne marie pas autrui et ne demande pas en mariage. »
[ Rapportée par Muslim et d'autres traditionnistes. At-Tirmidhî rapporte cette tradition sans mentionner le passage « et ne demande pas en mariage » ; il la qualifie de hasan sahih.]
 

Cet avis était suivi par certains Compagnons du Prophète; c'est aussi l'opinion qu'ont défendu ash-Shâfi'î, Ahmad et Ishâq. Quant au hadith : « Le Prophète a épousé Maymûna en état de sacralisation », ils rétorquent que le hadith contredit clairement cette autre tradition rapportée par Muslim disant : « Le Prophète a épousé Maymûna alors qu'il n'était pas encore en état de sacralisation. »

At-Tirmidhî a dit : « Les docteurs de la loi ont divergé concernant le mariage du Prophète avec Maymûna, celui-ci l'ayant épousé sur la route de La Mecque : d'aucuns ont dit qu'il l'avait épousée alors qu'il n'était pas sacralisé, que la publication du mariage s'est faite durant le pèlerinage et qu'il a consommé le mariage à Saraf, sur la route de La Mecque, après sa désacralisation. »

Pour les Hanafites, cependant, il est permis au pèlerin de contracter un mariage. Ceux-ci se fondent sur le fait que l'état de sacralisation ne rend pas la femme impropre à contracter un mariage avec elle. Ce qui le rend impropre, c'est la consommation du mariage et non la validité de celui-ci.

 

5- Il est interdit à un homme d'épouser une fornicatrice, comme il est interdit à une femme d'épouser un fornicateur, à moins que ceux-ci ne se repentent.

La preuve de cela est que :

  • Dieu a fait de la chasteté avant le mariage une condition à laquelle doit satisfaire chacun des époux.

Dieu dit :

« Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. [Vous sont permises] les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les
femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr avec
contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d’amantes...
» [ Sourate 5 - Verset 5 ]
 

Ce qui signifie : De la même manière que Dieu vous a rendu licite les choses bonnes et la nourriture de ceux qui ont reçu l'Écriture parmi les juifs et les chrétiens, Il vous a rendu licite le mariage avec les femmes chastes d'entre les musulmanes ainsi que les femmes chastes parmi ceux qui ont reçu l'Écriture, à condition que vous soyez chastes et ne soyez pas des débauchés ni des libertins.

  • Dieu rappelle la même condition concernant celui qui épouse une femme esclave parce qu'il n'a pas pouvoir d'épouser une femme libre, dans le verset suivant:

« Et quiconque parmi vous n’a pas les moyens pour épouser des femmes libres [non esclaves] croyantes, et bien [il peut épouser] une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi,
car vous êtes les uns des autres [de la même religion]. Et épousez-les avec l’autorisation de leurs
maîtres [Waliy] et donnez-leur un mahr convenable; [épousez-les] étant vertueuses et non pas
livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins...
» [ Sourate 4 – Verset 25 ]

  • En témoigne également, le caractère explicite de l'énoncé divin suivant

« Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.» [ Sourate 24 – Verset 3 ]

Par « épouser », il faut entendre contracter un mariage, et cela est interdit pour les cas cités. En d'autres termes, il est interdit aux croyants d'épouser des femmes qualifiées de fornicatrices ou d'associatrices, car seuls les fornicateurs et les associateurs se marient avec elles.

  • Abû Dâwûd, at-Tinnidhî et an-Nasâ'î rapportent d'après 'Amr Ibn Shu'ayb , d'après son père, d'après son grand-père, que Marthad Ibn Abî Marthad al-Ghanawî transportait les captifs à La Mecque , or, il y avait dans cette ville une courtisane appelée `Inâq, amie de Marthad.
     

Celui-ci relate: « Demandant au Prophète si je pouvais épouser `Inâq, celui-ci ne me répondit pas. C'est alors que fut révélé le verset suivant : « Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.» Il me convoqua, récita le verset, puis Il me dit : "Ne l'épouse pas !" »

  • Ahmad et Abû Dâwûd rapportent, d'après Abû Hurayra, que l'Envoyé de Dieu a dit : « Le fornicateur qui a subi la peine du fouet n'épouse que sa semblable. »

Ash-Shawkânî a dit : « Cette description se veut générale et concerne celui dont il est avéré qu'il a forniqué. Ceci prouve qu'il n'est pas permis à un homme d'épouser une femme chez qui la fornication est avérée, pas plus qu'il n'est permis à une femme d'épouser un homme chez qui la fornication est avérée.

Le verset précédemment évoqué confirme ce que nous disons, Dieu disant à la fin de celui-ci : « et cela a été interdit aux croyants », ce qui montre clairement que la chose est prohibée.»

Published by Nassim - dans LE MARIAGE
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:32

LES FEMMES FRAPPEES D INTERDIT PERMANENT


Les causes d'interdiction permanente

Elles sont au nombre de trois. Ce sont :

  • La parenté par le sang
  • La parenté par alliance
  • La parenté par le lait

Toutes sont évoquées dans l'énoncé divin suivant:

 « Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles
d’une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle
et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n’a pas été consommé, ceci
n’est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils nés de vos reins; de même que deux sœurs
réunies exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux.»  
[ Sourate 4 - Verset 23 ]
 

Voici à présent le détail de chacune de ces causes d'interdiction permanente.  

 

Les femmes frappées d'interdit permanent  pour cause de parenté par le sang

Ce sont : la mère (1), la fille (2), la soeur (3), la tante maternelle (4), la tante paternelle (5), la nièce, fille du frère (6), La nièce, fille de la sœur (7).

1- Le mot umm désigne la femme qui t'a donné la vie : il inclut la mère, la grand-mère maternelle et leurs ascendantes, ainsi que la grand-mère paternelle et ses ascendantes.

2- Le terme bint désigne la fille à qui tu as donné la vie ou celle qui t'est affiliée à divers degrés : il inclut la fille, la petite fille et leurs descendantes.

3- Le terme ukht désigne la fille qui est née du même père et de la même mère que toi, ou née de l'un des deux seulement.

4- Le terme 'anima désigne la fille qui est née du même père et de la même mère que ton père ou née de l'un des deux seulement, ou la fille qui est née du même grand-père et de la même grand-mère que ton père ou née de l'un des deux seulement. Ceci dit, 'anima peut désigner une tante maternelle, la soeur du père de ta mère, comme il peut désigner aussi une arrière grand-tante maternelle.

5- Khâlat désigne la fille qui est née du même père et de la même mère que ta mère ou née de l'un des deux seulement. Toutefois, Khâlat peut désigner une tante paternelle : c'est la soeur de la mère de ton père, comme il peut désigner aussi ton arrière grand-tante paternelle.

6- Bint al-akh désigne la fille à qui ton frère a donné la vie, elle et ses descendantes.

7 - Bint al-ukht désigne la fille à qui ta sœur a donné la vie, elle et ses descendantes 

 

Les femmes frappées d'interdit permanent pour cause de parenté par alliance

 

1/ La mère de l'épouse, sa grand-mère et leurs ascendantes, ainsi que le prouve l'énoncé divin suivant :

« Vous sont interdites... les mères de vos femmes.» [ Sourate 4 - , Verset 23 ]
 

 En sachant qu'il n'est pas nécessaire que le mariage ait été consommé pour que la mère de l'épouse devienne interdite au mari, il suffit qu'il ait été régulièrement contracté pour qu'elle le devienne.

On rapporte d'après Ibn 'Abbâs et Zayd ibn Thâbit radialah_hommes.jpg l'avis que, si le mari contracte un mariage avec une femme mais ne le consomme pas, il lui est permis de se marier avec sa mère.

2/ La fille de l'épouse, si le mari a consommé l'union avec cette dernière.

Entre également dans le cadre de cette interdiction, le mariage avec la petite-fille de l'épouse, qu'elle soit née du fils de cette dernière ou de sa fille, ainsi que sa descendance, toutes devant être considérées comme les filles de l'épouse. Dieu azawajalb.jpg dit :
 

« Vous sont interdites...belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes.» [ Sourate 4 - Verset 23 ]
 

En outre, si l'expression coranique " sous votre tutelle " décrit la situation dans laquelle se trouve ordinairement une pupille, à savoir être dans le giron du mari de sa mère, il ne s'agit pas là pour autant d'une restriction particulière -qayd-, selon l'avis d'une majorité de juristes.

Cependant, pour les Dhâhirites il s'agit bien là d'une restriction particulière -qayd-, raison pour laquelle ils déclarent que la pupille du mari, à savoir la fille de l'épouse, n'est pas interdite à celui-ci si elle ne se trouve pas dans son giron (sous sa tutelle). On attribue effectivement cet avis à certains Compagnons radialah_hommes.jpg. C'est ainsi qu'on rapporte d'après Mâlik Ibn Aws le propos suivant :

« Après avoir enfanté de moi, la femme que j'avais épousée décéda et j'en éprouvais beaucoup de peine. Lorsque 'Alî Ibn Abî Tâlib rad_anhou2.jpg fit ma rencontre, il me demanda : "Qu'as-tu donc ?" Je lui répondis :
"– Ma femme est décédée. – A-t-elle laissé une fille ? demanda-t-il. – Oui, répliquai-je, elle habite à Tâ'if. – A-t-elle été dans ton giron ? me demanda-t-il. – Non, répondis-je. – Épouse-la ! reprit-il – Et que fais-tu de l'énoncé divin :" vous sont interdites... les pupilles sous votre tutelle et issues de vos femmes ? " – Que je sache, elle n'était pas dans ton giron, me dit-il, or ceci s'applique uniquement au cas où elle s'est trouvée dans ton giron." »

Ceci dit, la majorité des docteurs de la loi a objecté contre cela en disant que le propos de 'Alî rad_anhou2.jpg n'était pas fiable, parce que rapporté par Ibrâhîm Ibn 'Ubayd, d'après Mâlik Ibn Aws, d'après 'Ali rad_anhou2.jpg, or cet Ibrâhîm en question est inconnu. De plus, ce propos est accueilli avec beaucoup de réserve par la plupart des traditionnistes.

3/ L'épouse du fils, du petit-fils né du fils ou de la fille et de leurs descendants.

On en a pour preuve l'énoncé coranique suivant :
 

« Vous sont interdites...les femmes de vos fils nés de vos reins...»
[ Sourate 4 - Verset 23 ]

 

4/ L'épouse du père.

Il est interdit au fils d'épouser la femme de son père, même si ce dernier n'a pas consommé l'union avec elle. Cette forme de mariage était fréquente à l'époque antéislamique ; on appelait cela "zawâj al-maqt" (ou mariage incestueux), et l'enfant qui naissait d'une telle union était appelé " maqît " ou " maqtî ", jusqu'à ce que Dieu azawajalb.jpg condamne et interdise à jamais cette pratique.

L'imam ar-Râzî a dit :

« Ce qui est laid peut être classé en trois catégories : ce qui est laid au point de vue rationnel ; ce qui est laid au point de vue légal et ce qui est laid au point de vue habituel. Or, Dieu azawajalb.jpg a qualifié le " zawâj al-maqt " de laid selon ces trois points de vue, lorsqu' Il azawajalb.jpg a dit : " Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite !"
[ Sourate 4 - Verset 22 ]. En effet, le terme "turpitude" évoque la laideur au point de vue rationnel ; " l' inceste" est une allusion à la laideur au point de vue légal , quant à l'expression " détestable chemin ", elle renvoie à la laideur au point de vue habituel. »

Ibn Sa`d rapporte d'après Muhammad Ibn Ka`b au sujet de la cause occasionnelle de la révélation du verset évoqué ci-dessus :

« Lorsqu'un homme mourait et laissait derrière lui une épouse, c'était à son fils que revenait le droit de l'épouser s'il le désirait tant qu'elle n'était pas sa mère, ou de la donner en mariage à qui il voulait.

Lorsque Abû Qays Ibn al-Aslat rad_anhou2.jpg décéda, son fils, Muhsin, hérita de la femme de celui-ci, mais il refusa de l'entretenir et de lui donner la moindre part de l'héritage de son père. Cette dernière alla se plaindre au Prophète sws4.jpg qui lui dit : « Retourne chez toi ; il est possible que Dieu révèle un verset à ton sujet." Et le verset suivant fut révélé :  " Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite !»

En outre, pour les Hanafites, sont également interdites à quiconque a eu des relations sexuelles illicites avec une femme ou a pratiqué des attouchements ou des embrassades avec elle ou a regardé son sexe avec concupiscence, les ascendantes de celle-ci et ses descendantes, de la même manière qu'elle est interdite à ses ascendants et descendants à lui.

Chez les Hanafites, en effet, les relations sexuelles illicites, ainsi que leurs prémices, déterminent une situation analogue à la parenté par alliance. C'est pourquoi ils partent du principe que si un homme a des relations sexuelles illicites avec la mère de son épouse ou avec sa fille, ladite épouse lui devient interdite à jamais.

 Les autres docteurs de la loi, à savoir la majorité, ne partagent pas cet avis et estiment au contraire que l'acte sexuel illicite ne détermine pas une prohibition analogue à la parenté par alliance, tirant argument de plusieurs éléments :

  • Allah azawajalb.jpg dit :

 « Vous est rendu licite tout ce qui n'est pas compris dans l'énumération précédente.»
[ Sourate 4 - Verset 24 ]

Ce verset donne l'explication des femmes qu'il est permis d'épouser, après avoir donné l'explication de celles avec lesquelles il n'était pas permis de se marier. Or, il n'est mentionné nulle part que l'acte sexuel illicite est une cause de prohibition.

  • 'Âïsha radialah_femme.jpgrapporte que le Prophète sws4.jpg a été questionné au sujet de celui qui, après avoir eu un acte sexuel illicite avec une femme, désire l'épouser, elle ou sa fille. Il répondit sws4.jpg: « L'illicite ne rend pas prohibé le licite, mais il rend prohibé ce qui advient au cours du mariage. » Ibn Mâja rahimouh_allah.gif rapporte la même tradition d'après Ibn 'Umar rad_anhou2.jpg.
  • Les préceptes juridiques dont la partie adverse fait mention, sont de ceux qui concernent et affectent le commun des gens. Le Législateur suprême, à savoir Dieu azawajal2.jpg, n'aurait donc pas pu faire silence sur la question en ne transmettant ni verset coranique ni tradition prophétique authentique ni tradition attribuée aux Compagnons radialah_hommes.jpg à ce sujet , a fortiori, si l'on sait que ceux-ci venaient tout juste de quitter l'époque du paganisme, époque où les rapports sexuels en dehors du mariage étaient fréquents.

    Si, donc, ils avaient dû comprendre que la Loi révélée faisait référence à ces préceptes ou qu'une raison d'être de la loi y faisait allusion, il est bien certain qu'ils auraient posé des questions à ce sujet et que les raisons de rapporter leurs avis juridiques n'auraient pas manqué.
  • Les rapports sexuels illicites ne permettent pas de poser la présomption de paternité à l'encontre du mari de la mère exprimée dans la règle : « L'enfant appartient au lit ». À partir de là, la prohibition qui touche la parenté par alliance ne s'applique pas non plus, comme lorsqu'il y a contact entre deux personnes sans concupiscence.

 

La raison de la prohibition du mariage entre parents par alliance

La cause de la prohibition du mariage entre parents par alliance est que le mariage avec la fille ou la mère de l'épouse a plus de raisons d'être prohibé, car l'épouse est l'amie intime du mari ; mieux, elle est un élément essentiel et complémentaire de son être.

Il convient donc que le mari ait les mêmes égards pour la mère de sa femme que pour sa propre mère, et il serait détestable qu'elle devienne sa seconde épouse, la parenté par alliance équivalant à la parenté par le sang. Ainsi, lorsqu'un homme se marie dans une famille, il devient un des leurs et ressent de l'affection pour eux.

À partir de là, est-il permis que celui-ci soit une cause de dissension entre la mère et la fille ?

Certes non, car ceci constituerait une remise en cause de la parenté par alliance, de la parenté par le sang et une cause de destruction de la famille. Ce qui est conforme à la nature des choses est ce qui présente un intérêt réel, or, l'intérêt veut que la mère de l'épouse soit comme la mère de l'époux et que la fille de l'épouse qui est dans le giron du mari soit comme sa propre fille.

De même, il convient que l'épouse du fils soit comme sa fille et qu'il lui montre les mêmes marques d'affection, de la même manière qu'un fils doit considérer la femme de son père comme sa propre mère. D'autre part, si Dieu azawajalb.jpg, par Sa sagesse et Sa miséricorde, a interdit à un homme d'épouser deux sœurs pour que la parenté par alliance ne soit pas entachée d'un préjudice quelconque, comment autoriserait-il à ce même homme d'épouser un individu plus proche, comme la mère ou la fille de l'épouse, ou l'épouse du père ou l'épouse du fils ?

Par ailleurs, la raison d'être du mariage, telle qu'elle est apparue dans les propos qui précèdent, est que chaque conjoint trouve l'apaisement auprès de l'autre, ainsi que l'affection et la miséricorde entre les proches parents.

Dieu azawajalb.jpg dit :
  30_21.gif

« Il y a parmi Ses signes qu'Il ait créé pour vous, à partir de vous-mêmes des épouses, afin qu'auprès d'elles vous trouviez l'apaisement ; qu'Il ait, entre vous, établi affection et miséricorde. » [ Sourate 30 – Verset 21 ]
 

Si Dieu azawajalb.jpg circonscrit l'apaisement aux seules relations avec l'épouse et ne limite pas l'affection et la miséricorde à celle-ci, c'est que l'on trouve ces deux sentiments non seulement entre les deux époux, mais aussi entre eux et leurs parents proches, ces sentiments ne faisant que grandir et se renforcer avec la naissance de l'enfant. »

 

Les femmes frappées d'interdit permanent pour cause de parenté par lait

 

La parenté par le lait engendre les mêmes interdits que la parenté par le sang.

Dieu azawajalb.jpg dit :

« Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles
d’une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, ... » [ Sourate 4 - Verset 23 ]
 

On déduit de ce verset que la nourrice tient lieu de mère au nourrisson et, qu'à ce titre, elle lui est illicite, elle et toutes celles qui sont illicites au fils d'une mère par le sang. Sont donc frappées d'interdit :

  • La nourrice, car par l'allaitement, elle devient la mère du nourrisson.
  • La mère de la nourrice, car elle est la grand-mère du nourrisson.
  • La mère du mari de la nourrice, car elle est également la grand-mère de celui-ci.
  • La sœur de la nourrice, car elle est la tante du nourrisson.
  • La soeur du mari de la nourrice, car elle est également sa tante.
  • Les filles nées du fils ou de la fille de la nourrice, car ce sont les nièces des frères et sœurs de lait du nourrisson.
  • La sœur de lait, qu'elle soit née du même père et de la même mère ou de l'un des deux seulement.

 

Le nombre de prises nécessaires pour créer l'interdit

À première vue, il n'y a pas de nombre de prises spécifique pour créer l'interdit. L'allaitement, dans l'absolu suffit à le créer. Toutefois, il n'y a allaitement que si la prise est complète. On entend par prise complète, le fait que le nourrisson prenne le sein, tire le lait, puis interrompe la tétée de son propre fait. Ainsi, s'il ne suce le téton qu'une ou deux fois, cette action n'est pas suffisante pour créer l’interdit, puisqu'elle ne consiste pas en une prise complète et ne nourrit pas l'enfant.

L'Envoyé de Dieu sws4.jpg a dit :

« Une ou deux succions ne créent pas l'interdit. »
[ D'après 'Âïsha. Rapporté par Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidî, an-Nasâ'î, Ibn Mâja et Ahmad ]

Tel est l'avis qui nous paraît l'emporter, ceci dit, les docteurs de la loi ont plusieurs opinions sur cette question ; nous résumerons ces opinions de la manière suivante :

1- L'allaitement, qu'il soit en petit ou en grand nombre de prises, crée l'interdit.

On en a pour preuve non seulement le caractère absolu du sens du verset coranique qui traite de l'allaitement, mais aussi la tradition rapportée par al-Bukhârî et Muslim rahimahoum_allah.gif d'après 'Uqba Ibn al-Hârith :

« J'avais épousé Umm Yah à Bint Abî Ihâb, quand une femme noire vint nous trouver et nous déclarer qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Aussitôt je me rendis auprès de l'Envoyé de Dieu sws4.jpg et lui dis : "J'ai épousé Umm Yahyâ Bint Abî Ihâb. Une femme noire est venue nous trouver et m'a déclaré qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Elle ment." Le Prophète sws4.jpg s'étant détourné, j'allai me placer bien en face de lui et lui répétai : "Elle ment. — Que faire, s'écria le Prophète sws4.jpg, du moment qu'elle affirme vous avoir donné le sein à tous deux. Laisse ta femme !" »

Ainsi que l'on peut le voir, l'Envoyé de Dieu sws4.jpg n'a pas abordé la question du nombre de prises dans cette tradition ; ceci indique que seul l'allaitement doit être pris en considération. Il suffit donc qu'il y ait allaitement pour que l'interdit existe.

En outre, l'allaitement est comme l'acte sexuel en ce que l'un et l'autre créent l'interdit, or, le nombre d'actes sexuels n'étant pas pris en considération pour créer l'interdit, le nombre d'allaitements ne doit pas l'être non plus.

Enfin, le corps de l'enfant est nourri, quel que soit le nombre d'allaitements.

Cet avis est partagé par `Alî, Ibn 'Abbâs radialah_hommes.jpg, Sa'îd Ibn al-Musayyib, al-Hasan al-Basrî, az-Zuhrî, Qatâda, Hammâd, al-Awzâ'î, ath-Thawrî, Abû Hanîfa, Mâlik et Ahmad rahimahoum_allah.gif, dans une des opinions qui lui sont attribuées.

2- Ne crée l'interdit que l'allaitement qui comprend cinq prises distinctes.

On en a pour preuve cette tradition rapportée par Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î d'après 'Âïsha radialah_femme.jpg:

« Parmi les versets du Coran qui ont été révélés, il y avait celui-ci : « Dix prises reconnues créent l'interdit. », puis il a été abrogé par un autre, faisant état de cinq prises reconnues.

Cette deuxième version était encore récitée après que l'Envoyé de Dieu fut décédé sws4.jpg. »

Ainsi que l'on peut le remarquer, cette tradition constitue une restriction au sens absolu des versets coraniques et des traditions prophétiques ayant trait à l'allaitement.

Or, toute restriction au sens absolu d'un énoncé scripturaire est une mise au clair -bayân-, non une spécification -takhsîs- ni une abrogation -naskh-. N'eût été l'objection que n'est proprement coranique que le Coran qui nous a été transmis par voie de tawâtur, et n'eût été la remarque que si le propos de 'Âïsha radialah_femme.jpg avait été tel qu'elle l'a dit, il n'aurait pas échappé à la partie adverse, et en particulier à l'imam 'Alî et à Ibn `Abbâs radialah_hommes.jpg, cet avis aurait sans aucun doute prévalu sur tous les autres. En tout cas, c'est à cause de ces objections que l'imam al-Bukhârî a abandonné cette tradition.

Quoi qu'il en soit, cet avis est celui prôné par 'Abdallâh Ibn Mas`ûd rad_anhou2.jpg; il est rapporté d'après 'Âïsha radialah_femme.jpg dans une des versions qui lui sont attribuées ; c'est aussi l'avis de 'Abdallâh Ibn az-Zubayr, de 'Atâ', de Tâwûs, d'ash-Shâfi'î, d'Ahmad rahimahoum_allah.gif selon une version « apparente » -fî dhâhir al-madhhab- de son école, d'Ibn Hazm et de la plupart des traditionnistes.

3- Ne crée l'interdit que l'allaitement qui comprend trois prises et plus, en vertu du hadith suivant : « Une ou deux succions ne créent pas l'interdit ».

Or, cette tradition est explicite quant au fait qu'un allaitement inférieur à trois succions ne crée pas l'interdit ; ce qui fait que l'interdit ne doit porter que sur un allaitement supérieur à ce nombre. C'est là l'avis qu'adoptent Abû 'Ubayd, Abû Thawr, Dâwûd le Dhâhirite, Ibn al-Mundhir et Ahmad rahimahoum_allah.gif, dans une des versions qui lui sont attribuées.

 

Le lait de la nourrice crée l'interdit quelle que soit la manière dont il est donnébiberon-lait.jpg
 

Le lait de la nourrice crée l'interdit, que la nutrition se fasse par le sein ou par le biberon, dès lors que le bébé est nourri, que sa faim est coupée et qu'il a ingurgité l'équivalent d'une tétée.

 

Le statut du lait de la nourrice, lorsqu'il est altéré par un corps étranger

Si le lait de la nourrice a été mélangé à un aliment ou à une boisson ou à un médicament ou à du lait de vache ou de chèvre ou autre, et que le nourrisson l'a bu, de deux choses l'une :

  • Ou la quantité de lait de la nourrice est supérieure, auquel cas le lait crée l'interdit ;
  • Ou elle est inférieure, auquel cas le lait ne crée pas l'interdit. Tel est l'avis des Hanafites, d'al-Muzanî et d'Abû Thawr.

La règle qui prévaut en la matière est que si le mélange peut toujours être appelé du lait, il crée l'interdit, par analogie à l'eau - sinon, il ne crée pas. »

 

Les qualités auxquelles la nourrice doit satisfaire

Le lait qui sort du sein de la nourrice crée l'interdit, que celle-ci soit pubère ou impubère, réglée ou non réglée, mariée ou non, enceinte ou non.

 

L'âge durant lequel l'allaitement crée l'interdit

lune7.jpgL'allaitement qui crée l'interdit est celui qui intervient avant les deux ans lunaires de l'enfant. Cette limite d'âge est d'inspiration coranique.

Dieu azawajalb.jpg dit : « Les mères allaitent leurs nourrissons deux années entières, pour quiconque veut que l'allaitement se parachève. » [ Sourate 2 – Verset 233 ]
 

En effet, durant cette période, le nourrisson est encore en bas âge et le lait de la nourrice suffit à son développement. De ce point de vue, le nourrisson fait donc corps avec sa nourrice, raison pour laquelle il s'associe dans l'interdit aux enfants qu'elle a par le sang.

Ad-Dâraqtunî et Ibn Adî rahimahoum_allah.gif rapportent d'après Ibn 'Abbâs rad_anhou2.jpg le hadith suivant : « Pas d'allaitement au-delà de deux ans ».

Abû Dâwûd rahimouh_allah.gif rapporte également en tant que tradition remontant au Prophète sws4.jpg le propos suivant : « Il n'y a allaitement que lorsque les os s'en trouvent fortifiés et la chair, développée. » Or, ceci n'a lieu que lors des deux premières années de l'enfant, lorsque tout son corps se développe par le lait nourricier.

Par ailleurs, si le nourrisson est sevré avant ses deux ans et passe d'une alimentation en lait à une nourriture solide, puis qu'une femme l'allaite de nouveau, l'interdit est créé avec elle selon l'avis d'Abû Hanîfa et d'ash-Shâfl'î rahimahoum_allah.gif Ceux-ci se fondent sur le propos de l'Envoyé de Dieu sws4.jpg : « Il n'y a allaitement que lorsque l'enfant a faim ».

Quant à Mâlik rahimouh_allah.gif, il estime : « Que les prises soient importantes ou non, l'allaitement qui advient après les deux ans de l'enfant ne crée plus l'interdit et équivaut au fait de boire de l'eau. » Puis il dit ailleurs : « Si l'enfant est sevré avant ses deux ans ou qu'une nourriture solide a remplacé son alimentation en lait, tout allaitement qui advient après cela ne crée plus l'interdit. »

Au vu des arguments évoqués ci-dessus, il ressort que l'allaitement de la personne adulte ne crée pas l'interdit, et tel est précisément l'avis de la majorité des docteurs de la loi.

Toutefois, un groupe d'Anciens, ainsi que certains légistes de la génération qui leur a succédé, estiment à l'inverse que l'allaitement crée l'interdit, que l'individu allaité soit un vieillard ou un enfant en bas âge. C'est là l'opinion de 'Âïsha radialah_femme.jpg et celle rapportée d'après 'Ali rad_anhou2.jpg, ainsi que 'Urwa Ibn az-Zubayr et 'Atâ' Ibn Abî Rabâh. C'est aussi l'avis d'al-Layth Ibn Sa`d et d'Ibn Hazm. Ceux-ci fondent leur opinion sur le propos rapporté par Mâlik d'après Ibn Shihâb au sujet de l'allaitement de l'adulte. Ibn Shihâb relate :

« 'Urwa Ibn az-Zubayr m'a rapporté que l'Envoyé de Dieu sws4.jpg a ordonné à Sahla Bint Suhayl d'allaiter Sâlim, ce qu'elle fit. Or, celle-ci le considéra ensuite comme son fils. » Puis 'Urwa a fait cette remarque : « 'Aïsha, la Mère des Croyants, avait adopté cet avis en faveur de ceux d'entre les hommes avec lesquels elle voulait s'entretenir , elle ordonnait à sa sœur Umm Kulthûm ou à ses nièces, filles de son frère d'allaiter ceux avec lesquels elle désirait s'entretenir. »

Mâlik et Ahmad rapportent à l'instar du Prophète sws4.jpg qui avait adopté Zayd, Abû Hudhayfa rad_anhou2.jpg adopta Sâlim, alors qu'il était client d'une femme ansâr. Or, avant l'islam, quiconque était adopté par un individu était son fils et héritait de lui, jusqu'à ce que Dieu azawajalb.jpg révéla le verset suivant :
 

« Donnez-leur le nom de leur père c'est plus équitable auprès de Dieu ; si vous ignorez leur père, qu'on
les tienne pour vos fières en religion ou pour vos alliés. » [ Sourate 33 - Verset 5 ]
 

Suite à quoi on leur donna le nom de leur père. Quant à celui dont on ignorait le père, il était tenu pour frère en religion ou pour allié. Mais un jour, Sahla vint trouver le Prophète sws4.jpg et lui dit :

"Ô Envoyé de Dieu ! Nous considérions Sâlim comme notre propre fils : il habitait avec nous et nous voyait dans notre plus simple habillement. Mais voilà que Dieu a révélé à son sujet le Verset que tu connais." L'Envoyé de Dieu répondit : "Allaite-le en cinq prises", en sorte qu'il devint comme le fils de lait d'Abû Hudhhayfa. »

On rapporte d'après Zaynab radialah_femme.jpg, fille d'Umm Salama radialah_femme.jpg le propos suivant :

« Umm Salama a dit à 'Âïsha – Dieu l'agrée : "Des adolescents rentrent chez toi, [alors] que je ne [les] fais pas rentrer chez moi celle-ci rétorqua : « L'Envoyé de Dieu n'est-il pas un modèle pour toi ? Sache que lorsque la femme d'Abû Hudhayfa dit au Prophète : "Ô Envoyé de Dieu ! Sâlim s'introduit chez moi bien qu'il soit adulte, or, Abû Hudhayfa en conçoit une certaine gène", celui-ci répondit : "Allaite-le pour qu'il puisse s'introduire chez toi." »

De ces deux avis, nous choisirons ce qu' Ibn al-Qayyim rahimouh_allah.gif en a dit lui-même : « La tradition concernant Sahla n'est ni abrogée -mansûkh- ni spécifiée -makhsûs- ni générale -'amm- ; il s'agit d'une dérogation -rukhsa- accordée par nécessité à celui qui ne peut se passer de la présence d'une femme, comme Sâlim avec la femme d'Abû Hudhayfa. Il s'ensuit que si l'allaitement de l'adulte répond à une nécessité, il crée l'interdit, sinon, il ne le crée pas. » Cet avis est aussi celui du cheikh de l'islam, Ibn Taymiyya rahimouh_allah.gif.

 

Le témoignage en matière d'allaitement

Le témoignage d'une seule femme est recevable en matière d'allaitement, dès lors qu'elle est agréée. On en a pour preuve le propos de 'Ugba Ibn al-Hârith :

« J'avais épousé Umm Yahyâ Bint Abî Ihâb, quand une femme noire vint nous trouver et nous déclarer qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Aussitôt je me rendis auprès de l'Envoyé de Dieu sws4.jpg et lui dis : "J'ai épousé Umm Yahyâ Binât Abî lhâb. Une femme noire est venue nous trouver et m'a déclaré qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Elle ment." Le Prophète sws4.jpg s'étant détourné, j'allai me placer bien en face de lui et lui répétai : "Elle ment. – Que faire, s'écria le Prophète sws4.jpg, du moment qu'elle affirme vous avoir donné le sein à tous deux ? Laisse ta femme !" »

Tâwûs, az-Zuhrî, Ibn Abî Dhi'b, al-Awzâ'î et Ahmad rahimahoum_allah.gif dans une version, arguent, à partir de cette tradition, que le témoignage d'une seule femme est recevable en matière d'allaitement.

Cependant, le reste des docteurs de la loi, à savoir la majorité, estime que le témoignage de la nourrice n'est pas suffisant à lui seul, car il s'agit d'une forme d' « auto-témoignage ». Or, Abû 'Ubayd rapporte qu'Ibn 'Umar, al-Mughîra Ibn Shu`ba, 'Alî Ibn Abî Tâlib et Ibn 'Abbâs radialah_hommes.jpg s'opposaient à ce que l'on sépare deux époux en vertu d'un seul témoignage. C'est ainsi que 'Umar rad_anhou2.jpg a dit :« Sépare-les en vertu d'une preuve, sinon, laisse-les, à moins qu'ils aient eux-mêmes des scrupules. »

En outre, si on devait permettre ce genre de témoignage, toute femme désireuse de provoquer la séparation d'un couple aurait loisir de le faire.

C'est ainsi que pour les Hanafites, tout témoignage en matière d'allaitement doit être fait par deux hommes, ou un homme et deux femmes, et il n'est pas recevable de la part des femmes à elles seules. Ceux-ci invoquent la parole divine suivante :

« Prenez deux témoins parmi vos mâles, et s'il ne s'en trouve pas deux, un seul, plus deux femmes,
parmi les témoins agréés. » [ Sourate 2 - Verset 282 ]
 

Ils se fondent aussi sur une tradition rapportée par al-Bayhaqî affirmant qu'on amena une femme à Umar rad_anhou2.jpg qui attestait avoir allaité un homme et son épouse. Celui-ci dit : « Non À moins que deux témoins mâles attestent de la chose, ou un homme et deux femmes. »

Pour ash-Shâfi'î rahimouh_allah.gif, outre le fait que le témoignage de deux mâles, ou d'un mâle et de deux femmes est valable, il estime que le témoignage de quatre femmes l'est aussi, chaque couple de femmes équivalant à un homme.

De plus les femmes sont en général plus au fait de cette question, à l'instar de celle des naissances.

Quant à Mâlik rahimouh_allah.gif, il estime le témoignage de deux femmes recevable à condition que leur propos soit connu avant que l'on requière leur témoignage.

 

Le mari de la nourrice est le père du nourrisson

Si une femme allaite un nourrisson, le mari de celle-ci devient son père, et le frère du mari, son oncle. On en a pour preuve le hadith de Hudhayfa et de 'Aïsha radialah_hommes.jpg dans lequel l'Envoyé de Dieu sws4.jpg a dit :

« Donne la permission d'entrer à Aflah, le frère d'Abû al-Qu'ays, c’est ton oncle. »

En effet, la femme d'Aflah avait allaité 'Âïsha radialah_femme.jpg.

Ibn 'Abbâs rad_anhou2.jpg a été questionné sur le cas d'un homme qui a deux concubines : l'une allaite un garçon, l'autre, une fille ; est-il permis que le garçon épouse la fille ? Il répondit : « Non ! Car les deux femmes sont fécondées par un même homme. »

Tel est l'avis des quatre imams (Fondateurs des quatre écoles juridiques), d'al-Awzâ'î et d'ath-Thawrî ; quant aux Compagnons qui ont défendu cette opinion, on peut citer 'Alî et Ibn 'Abbâs radialah_hommes.jpg.

 

Le laxisme en matière d'allaitement

Nombreux sont ceux qui font preuve de laxisme en matière d'allaitement, mettant leurs enfants en nourrice chez une ou plusieurs femmes sans se donner la peine de savoir qui sont les enfants et les sœurs de cette nourrice, ni les enfants et les soeurs de son mari, et appliquer les règles qui les concernent, comme la prohibition du mariage et les droits qui découlent de cette nouvelle parenté - en sachant que le Législateur suprême azawajalb.jpg a fait de la parenté par le lait l'équivalent de la parenté par le sang. De la sorte, il est fréquent qu'un homme épouse sa sœur de lait, sa tante paternelle ou sa tante maternelle de lait, sans le savoir. (Voir là-dessus : Tafsîr al-Manar de Muhammad 'Abduh ; t. 4, p. 470.). Raison pour laquelle il convient d'être circonspect en ce domaine afin de ne pas tomber dans l'interdit. [...]

 

La raison de la prohibition du mariage entre parents par le lait

La raison de la prohibition du mariage entre parents par le lait est que Dieu azawajalb.jpg, par miséricorde pour nous, a voulu élargir le cercle de la parenté en y joignant la parenté par le lait, faire que le corps du nourrisson se constitue à partir du lait de la nourrice et qu'il hérite d'une partie de sa nature et de ses moeurs, au même titre que les enfants qu'elle a enfantés.

Published by Nassim - dans LE MARIAGE
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:30
   Allah a légiféré les fiançailles afin que les deux époux puissent bien se connaître avant qu’ils se lient par le contrat de mariage. Ils avancent ainsi sur la bonne voix avec clairvoyance.

 

Qui peut-on demander en mariage ?

On ne peut demander une femme en mariage que dans les 2 conditions suivantes :

Qu’elle soit exempte de prohibitions légales qui empêchent son mariage

Que la demande ne soit pas précédée par une autre demande légitime.

S’il y a quelques prohibitions légales comme par exemple le fait que la femme soit interdite à l’homme à jamais ou pour un temps provisoire ou encore qu’un autre homme l’ait demandé avant lui, alors dans ce cas, on ne peut pas la demander en mariage.

 

La demande d’une femme en délai de viduité

La demande d’une femme en délai de viduité est interdite. Que ce délai soit à cause de la mort de l’époux ou d’un divorce. Que ce divorce soit définitif ou avec possibilité de retour. Si la femme est en délai de viduité à cause d’un divorce avec possibilité de retour, on ne peut la demander en mariage parce qu’elle est toujours sous la tutelle de son mari qui peut la reprendre s’il le désir.
Cependant, si la femme est en
délai de viduité à cause d’un divorce définitif, on ne peut pas la demander franchement en mariage car le mari à le plus le droit de la reprendre par un nouveau contrat ; la demande d’un autre homme serait alors considérée comme une agression.
Les savants ne se sont pas mis d’accord à propos d’une demande qui serait faite de façon implicite mais
ce qui est vrai c’est que cette dernière est permise.

Si la femme est en délai de viduité après la mort de son mari, il est permis de la demander en mariage de façon implicite durant le délai mais la demande franche n’est pas permise : le lien de mariage s’étant rompu lors de la mort du mari, ce dernier n’a plus droit sur elle mais la demande franche n’est pas permise en considération de son deuil d'une part et des sentiments des parents et des héritiers du défunt d’autre part.

Allah Le très Haut dit :

{ Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d'en garder secrète l'intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu'à l'expiration du délai prescrit. Et sachez qu'Allah sait ce qu'il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui et sachez aussi qu'Allah est Pardonneur et plein de mansuétude. }
[Sourate 2 - Verset 235 ]

La demande implicite signifie qu’un homme vienne demander la main d’une femme sans que cela soit fait de façon franche. Il peut dire par exemple : « Je désire me marier », « J’aimerai qu'Allah me facilite le fait de trouver une épouse »…  Il est aussi permis d’offrir un cadeau à une femme en délai de viduité et ceci est un genre de demande implicite tout comme le fait de se vanter devant cette femme. Abou Ja’far Mouhammad Ibn ‘Ali Ibn Houssayn s’est vanté devant Sukayna Bint Hamdhala qui nous raconte :  

« Ibn Mouhammad Ibn ‘Ali m’a rendu visite alors que mon délai de viduité dû à la mort de mon mari n’était pas encore terminé. Il m’a dit : « Tu connais bien mes liens de sang avec le Prophèteet ‘Ali ainsi que ma position à l’égard des arabes » - « Qu'Allah te pardonne, lui répondis-je alors, ô Abou Ja’far, tu es un homme sans reproche, est-ce que tu me demande en mariage alors que suis encore en délai de viduité ? » - « Je t’ai simplement notifié, me répondit-il, mes liens de parentés avec le Prophèteet ‘Ali »

Aussi, le Messager d'Allah avait rendu visite à Oum Salama après la mort de Abou Salama et lui a dit : « Tu sais bien que je suis le Messager d'Allah et Son meilleur homme, tu connais également ma position chez les arabes ». Ces paroles étaient une demande en mariage [Rapporté par Darqutny ]

       Comme conclusion des jugements, il n’est pas permis de demander de façon franche la main d’une femme en délai de viduité. Néanmoins, la demande est permise de façon implicite s’il s’agit d’une femme veuve en délai de viduité ou d'une femme divorcée définitivement. Enfin la demande n’est pas possible s’il s’agit d’une femme divorcée avec possibilité de retour.  

Les savants ne se sont pas mis d’accord en ce qui concerne la demande franche d’une femme en délai de viduité, même si le contrat ne s’est fait qu’après l’expiration du délai.  

L'Imam Malik a dit : « Ils doivent se quitter, qu’ils aient consommé le mariage ou pas »  L'Imam Chafi’y a dit : « Le contrat est licite même si l’interdiction citée auparavant n’a pas été prise en considération » Mais tout le monde est d’accord que le fait qu’il faut les séparer si le contrat et le mariage sont conclus durant le délai de viduité.  Peuvent-ils se remarier par la suite ?  L'Imam Malik, Al Laythy et Ouza’y ont considéré ce remariage illicite. La plupart des savants considèrent néanmoins le remariage comme licite à condition qu’il soit effectué après l'expiation du délai de leur divorce.

 

La demande sur une demande :

       Il est illicite de demander la main d’une femme déjà demandée par un autre musulman car cela nuit au premier demandeur et se considère comme une agression de ce dernier.

Aussi, ce comportement peut aboutir à
une zizanie entre les deux demandeurs. ‘Ouqba Ibn ‘Amir a rapporté que le Messager d'Allah a dit :

« Les musulmans sont des frères coreligionnaires, il est interdit d’acheter une chose déjà achetée par un autre coreligionnaire ainsi que de demander une femme en mariage déjà demandée par un autre frère coreligionnaire à moins que ce dernier ne veuille la quitter »  [ Ahmad et Mouslim ont rapporté ce hadith.]

L’interdiction vient lors de la réponse franche de la femme demandée ou lors de la réponse franche de son tuteur qu'elle a elle-même autorisé de manière à ce que son autorisation ait une considération. La demande sera licite s’il y a une réponse franche ou implicite de la part de la femme ou si le second demandeur n’a aucune idée de la première demande ou que le premier demandeur lui a donné la permission.

Tirmidhy a rapporté d’après Chafi’y   :

« Si quelqu’un demande une femme en mariage et que cette dernière accepte la demande et se fie à l’homme, nul n’a le droit de faire une autre demande. S’il n’a aucune idée de la première demande ou du consentement de la femme, il peut la demander ».

Si le second demande la femme et accomplit le contrat de mariage après la réponse de la femme au premier, il a commis un péché mais le contrat reste valable car l’interdiction concerne la demande et n’est pas une condition dans la véracité du mariage »  Abou Daoud dit : « Si le second demandeur se marie avec elle, son contrat sera annulé avant la consommation du mariage ou après ».

 

La contemplation de la fiancée :

Parmi ce qui rafraîchit la vie conjugale et la rend plaine de bonheur et de paix, il y a le fait de contempler la femme avant la demande pour connaître sa beauté qui l’invite à se marier avec elle ou sa laideur qui le repousse.

Et la femme sérieuse ne s’engage pas dans une affaire avant de savoir ses inconvénients. A’mach a dit : « Chaque mariage qui s’accomplit sans contemplation de la fiancée avant la demande se termine par des ennuis ».
La légitimité islamique a permis cette contemplation, elle a même incité à le faire.

D’après Jabir Ibn ‘Abdoullah
, le Prophète a dit :

« Celui parmi vous qui demande une femme en mariage et qui peut regarder en elle ce qui l’invite au mariage, qu’il le fasse ».

Jabir a dit : « Alors lorsque j’ai épousé une femme de la tribu de Salama, je me cachais et la contemplais jusqu’à voir en elle ce qui m’a invité au mariage ».

Abou Daoud a rapporté d’après Moughira Ibn Chou’ba
qu’il avait demandé une femme en mariage, alors le Prophètelui a demandé : « Est-ce que tu l’a contemplé ? ». Moughira lui a répondu que non. Le Prophètelui dit alors :  « Va la contempler, votre mariage sera heureux ». Ce qui veut dire que la bonne entente durera.  [ Nasa’y, Ibn Maja et Tirmidhy ont rapporté ce hadith. Tirmidhy le considère comme bon. ]

D’après Abou Hourayra , un homme a demandé en mariage une femme des Ansars, le Messager d'Allah lui a demandé : « Est-ce que tu l’a regardée ? ». L’homme a répondu que non, alors le Messager d'Allah lui a dit : « Vas et contemple-la, les yeux des Ansars sont différents ».

 

Ce que l’on peut contempler :

     La plupart des savants se sont mis d’accord sur le fait que l’homme puisse regarder le visage et les deux mains seulement. Parce que le visage indique la beauté ou la laideur [...]

Les hadith prophétiques n’ont pas désignés les endroits qu’il faut regarder, ils étaient inconditionnels pour que l'homme qui regarde arrive à son objectif avec cette contemplation.

‘Abdoul Razik et Saïd Ibn Mansour
en donnent la preuve en rapportant : « Omar avait demandé en mariage Oum Koulthoum   la fille de ‘Ali et lui a reproché son jeune âge. ‘Ali lui dit alors : « Je vais te l’envoyer, si elle te plait, elle sera ta femme »  - [...]   Si l’homme contemple une femme qui ne lui plait pas, il ne doit pas la désapprouver pour ne pas la nuire, peut-être plaira-t-elle à un autre.

 

La contemplation des femmes :

Ce jugement est permis à la femme de même qu’à l’homme. Il est permis à la femme aussi de contempler son épouseur pour qu’elle trouve en lui ce qu’il cherche en elle. Omar ibn el Khatab a dit :  « Ne donnez pas vos filles en mariage à des hommes laids, elles doivent trouver en eux ce qu’ils recherchent en elles ».

 

Comment connaître les caractères ?

Le regard peut distinguer entre la beauté et la laideur tandis que pour les caractères moraux, on ne peut les connaître que par la description. Alors on peut demander à ceux qui la fréquentent, à ses voisins ou a des personnes en qui l’on a confiance telles que sa mère et sa soeur de la décrire.

Le Prophèteavait envoyé Oum Soulaym une fois chez une femme pour la lui décrire et lui dit :  « Regardes bien ses jarrets et flaire l’odeur de son cou ; dans une autre version, l’odeur de sa bouche » [Hadith rapporté par Ahmad, Hakim, Tabarany et Bayhaqy.]

Al Ghazali a dit dans son livre « Al Ihya » :

« On ne demande de décrire ses caractères moraux et sa beauté qu’à une personne clairvoyante, honnête, savante en ce qui est visible et invisible, qui n’a pas un penchant vers elle pour ne pas exagérer dans les compliments, qui ne soit pas jalouse d’elle non plus pour ne pas en faire défaut, car la nature humaine penche vers l’exagération en ce qui concerne les principes du mariage et la description des femmes - rares sont celles qui disent la vérité et qui sont honnêtes, la tricherie et la séduction gagnent la plupart du temps – la précaution est alors très importante pour celui qui craint regarder une femme autre que la sienne ».

 

L’interdiction de s’isoler avec sa fiancée :

Il est interdit de s’isoler avec sa fiancée car elle prohibée au demandeur jusqu’à ce que le contrat de mariage soit accompli.  La légitimité divine n’a rien indiqué d'autre que le regard. Par conséquent, l’isolement reste prohibé car on ne peut pas s’assurer dans l’isolement de ne pas commettre ce qu'Allah a interdit. Si la femme est accompagnée d’un homme avec qui son mariage est illicite (mahram) alors l’isolement est permis parce que la présence de ce dernier interdit de commettre l’adultère.

D’après Jabir le Prophètea dit : «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier ne s’isole pas avec une femme sans qu’elle est avec elle un homme qui lui est illicite en tant que mari (mahram) car le démon les accompagne»

D’après ‘Amir Ibn Abi Rabi’a le Messager d'Allah a dit :  « Que l’homme ne s’isole pas avec une femme qui lui est illicite sans un homme (mahram) car le démon sera leur troisième » [ Hadith rapporté par Ahmad ]

 

Le danger de la négligence de l’isolement et ses inconvénients :

Beaucoup de gens négligent cette affaire et permettent à leur fille ou à leur proche de fréquenter leur fiancé, de s'isoler avec lui sans contrôle et de sortir avec lui sans surveillance ce qui aboutit à la perte de la dignité des femmes, à la corruption de leurs vertus et au mépris de leur respect. De même, il est possible que le mariage ne s’accomplisse pas ce qui ajoute à cette perte l’occasion de se marier.

A l’opposé se trouvent les communautés très sévères qui ne permettent pas aux demandeurs de voir leurs filles lors des fiançailles et exigent qu’ils acceptent et accomplissent le contrat de mariage sans voir la fiancée jusqu’à la nuit de noce. A la suite, leurs rencontres peuvent les mener à des surprises inattendues, des problèmes qui n’étaient pas pris en considération ce qui aboutit alors à des séparations.

D’autres se contentent de présenter la photo de leurs filles. Cette photo ne signifie rien en réalité et ne suffit pas à rassurer le demandeur car elle n’expose pas la réalité de façon précise.  La meilleure façon est donc celle que l’Islam a rapportée,
elle donne le droit à chacun des deux époux de se voir tout en évitant l’isolement comme protection pour la dignité et la vertu.

 

L’abandon des fiançailles et ses conséquences :

Les fiançailles précèdent le contrat de mariage et sont dans               de nombreux cas suivis par la présentation de la dot ou d’une partie de la dot, par des cadeaux et des don de manière à affermir les relations. Puis il est possible que le demandeur, la femme ou même les deux changent d’avis. Est-ce permis ? La femme doit-elle rendre tout ce qu’elle a reçu durant les fiançailles ? Car en effet, il s’agit d’une promesse donnée pour un mariage et non un contrat obligatoire et il est donc tout à fait possible de changer d’avis.

Allah n’a pas précisé de punition pour celui qui change d’avis. Néanmoins, cela est considéré comme étant du mauvais caractère. Il l’a d’ailleurs décrit comme étant un caractère des menteurs à l’exception d’une obligeance qui nécessite une malhonnêteté.

Dans le Sahih, le Messager d'Allah a dit :  « Trois qualités caractérise l’hypocrite : il ment quand il parle, il n'observe pas sa promesse et il trompe la confiance mise en lui »

‘Abdoullah Ibn ‘Omar   a dit : « Regardez cet homme – désignant un homme de Qouraych – Je lui ai fait une quasi promesse de lui donner ma fille. Je ne veux pas retrouver Allah avec le tiers de l’hypocrisie, je témoigne devant vous que j’ai marié ma fille à cet homme ». Le demandeur à le droit de reprendre la dot qu’il a offert car elle a été payée en contre partie du mariage. Puisque le mariage ne s’est pas accompli, alors la dot n’est plus due : on doit la rendre à son propriétaire et c’est son droit.

Quant aux cadeaux, ils sont considérés comme un don. Or, il est indigne de reprendre un don s'il est offert comme cadeau et non en contrepartie. Lorsque l’homme reçoit une chose en cadeau, elle devient à lui et il peut en faire ce qui lui plait. Donc si le demandeur la reprend, il l’enlève à son propriétaire malgré lui et ceci n’est pas correct légalement et moralement. En revanche, s’il offre son cadeau en contrepartie, il peut le reprendre. Il peut le reprendre parce que son don est fait en contrepartie de l’accomplissement d’un mariage qui n’a pas eut lieu.

L’origine de ce qui vient d’être dit se trouve dans les points suivant :

- Selon les auteurs des « Sounan » : d’après Ibn ‘Abbas , le Messager d'Allah a dit :  « Il n’est pas licite pour un musulman de revenir sur un don qu’il a fait sauf s’il est un père et que le don ait été fait pour son fils ».

- Ils ont également rapporté que le Messager d'Allaha dit :  « Celui qui revient sur son don est comme celui qui revient sur son vomissement ».

- D’après Salem, d’après son père , le Messager d'Allaha dit :  « Celui qui fait un don à le droit d’y revenir tant qu’il n’en n’a pas reçu un autre en échange ».

En regroupant les hadith ci-dessus, l’auteur du livre « I’lam al Mouqi’ine » dit :   « Le donateur n’a pas le droit de revenir sur ce qu’il a offert s’il n’y avait pas de contrepartie. Mais le donneur qui à donné en désirant une contrepartie peut revenir sur ce qu'il a donné ».

Les traditions prophétiques sont toutes prises en considération et ne se contredisent pas. Les décisions prises dans les tribunaux sont les suivantes :

-
Selon la doctrine hanafite, le fiancé a le droit de reprendre ce qu’il a offert si son état n’a pas subit de changement. Par exemple, bracelets, bagues, colliers, montres et autres peuvent être rendus s’ils ont encore disponibles. S’ils ont changés d’état c'est-à-dire s’ils ont été perdus ou vendus, s’ils ont changé par un ajout ou s’il s’agissait de quelque chose de consommable ou d’une étoffe qui a été cousue alors le fiancé n’a pas le droit de le reprendre, ni de reprendre quelque chose en échange.  [...]

- Selon la doctrine Malikite, si c’est l’homme qui revient sur sa demande, il n’a pas le droit de reprendre ses cadeaux. Mais s’il s’agit de la femme, alors l’homme a la possibilité de reprendre tout ce qu’il a offert, qu’il soit dans son état initial, qu’il ait changé ou été détruit. Dans ce cas, il peut reprendre autre chose en échange. A l’exception des pratiques légales et des contrats avec conditions, il faut alors les respecter.

- Selon la doctrine Chafi’ite, l'on reprend le cadeau qu’il soit encore dans son état initial ou non : s’il est dans son état initial, l’homme le reprend, sinon il reprend autre chose en échange.

Published by Nassim - dans LE MARIAGE
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:24

Introduction

        Le mariage est une loi qu'Allah azawajal.jpg a établi dans la création et la formation des mondes. Cette loi est générale et continuelle qu'aucun humain, animal ou végétal ne peut en échapper : Allah azawajal.jpg le Très Haut a dit :

Et de chaque chose nous avons crée un couple, peut-être vous rappelleriez-vous }
[ Sourate 51 - Qui éparpillent - Ad-Dariyat - Verset 49 ].

Il azawajal.jpg a dit également :

{ Gloire à celui qui a crée, parmi ce que la terre fait pousser, ainsi que parmi eux-mêmes et aussi parmi ce qu'ils ne savent pas, des couples de toutes sortes }  [ Sourate 36 - Yasin - Verset 36 ].

     Le mariage est la façon qu'Allah azawajal.jpg a choisi pour la reproduction, la multiplication et la continuité de la vie après qu'il ait arrangé et préparé chacun de manière à ce qu'il joue un rôle positif pour atteindre cet objectif.

Allah azawajal.jpg dit :

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 { Ô, les gens ! nous vous avons crées d'un mâle et d'une femelle }  
 [ Sourate 49 - Les appartements - Al-Hujurat - Verset 13 ].

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{ Ô, les gens! craignez votre seigneur qui vous a crée d'une personne unique et d'elle son épouse
et qui, des deux a fait foisonner beaucoup d'hommes ainsi que de femmes } 
[ Sourate 4 - Les Femmes - An-Nisa' - Verset 1 ].

 

        Allah azawajal.jpg n'a pas voulu que l'homme soit comme les autres créatures, c'est-à-dire laisser ses instincts agir inconsciemment et laisser la relation entre mâle et femelle dans un désordre et sans norme. II a posé le régime convenable qui garantie la souveraineté de l'homme, protège son honneur et préserve sa dignité en faisant du rapport entre l'homme et la femme un rapport précieux basé sur le consentement de cette dernière, sur l'offre et l'acceptation comme deux aspects de ce consentement et sur un témoignage qui annonce que chacun des deux est devenu pour l'autre.

Ainsi Allah azawajal.jpg a placé l'instinct sur son chemin sauf, protégé la progéniture de la perte et préservé la femme de devenir un champ commun à n'importe qui.  II a précisé également le noyau de la famille que l'instinct de la maternité et l'affection de la paternité entourent de prévenances.

Les fruits de cette famille viennent alors bons et respectueux. C'est le régime qu'Allah azawajal.jpg a choisi et que l'Islam a réservé en annulant tout autre régime.

 

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Genres de mariages annulés par l'Islam [ revenir en haut ]

 

Parmi ces genres il y a :

1 - Le concubinage ( la prise d'un amant ) : On disait avant l'Islam qu'il n'y a pas de mal dans ce qui est caché, mais il y a une bassesse dans ce qui est apparent. C'est ce genre de mariage qui est mentionné dans le verset suivant: { Ni de preneuse d'amants } [ Sourate 4 - La Femme - Verset 25 ].

2 - L'échange de la femme : l'homme disait à un autre: " Donne-moi ta femme, je te donnerais la mienne avec de l'argent en plus".

Darqutny a rapporté cette définition d'après Abu Hurayra radialah-anhou2.gif selon une chaîne très faible. Aïcha radialah-anha.gif a mentionné d'autres genres de mariage. Elle a dit :  " Le mariage se faisait avant l'Islam de 4 manières :

- Le mariage actuel : L'homme demandait la main d'une fille ou d'une pupille d'un autre, il lui paye une dot puis se marie avec elle.

- Le mariage d'association « Istibdâ' » : Ce mariage se faisait de la façon suivante: L'homme demandait à sa femme une fois purifiée de ses menstrues d'aller faire le coït avec un autre qu'il précise et s'abstient d'elle jusqu'à ce qu'elle soit porte un enfant. II ne la fréquente de nouveau avant l'affirmation de la grossesse. Le but de ce mariage était d'avoir un enfant noble et intelligent.

- Un troisième genre de mariage se faisait de la façon suivante : Un groupe d'hommes (moins de 10) se réunissaient et faisaient le coït en même temps avec la même femme. Quand elle concevait et accouchait, elle attendait quelques nuits puis envoyait les chercher. Aucun ne pouvait refuser. Une fois réunis, elle leur disait: "Vous connaissez ce que vous avez fait, et maintenant j'ai accouché, cet enfant est ton fils ô tel" et elle nommait celui qu'elle aimait que son enfant ait comme père. L'homme ne pouvait refuser.

- Un quatrième mariage qui se faisait de la façon suivante: Une femme se donne à tout le monde : "La prostituée". Ce genre de femme dressait des drapeaux à la porte qui signifient que n'importe qui peut lui faire le coït. Quand une femme de ce genre concevait et accouchait on cherchait un physionomiste qui indiquait un homme. Ce dernier ne pouvait pas désavouer sa paternité.

Lorsque Muhammadsws2.jpg fût envoyé, il a annulé tous les genres de mariage connus avant l'Islam et n'a conservé que le genre du mariage actuel. Ce régime gardé par l'Islam ne se réalise que par la légalité de tous ses éléments : l’offre, l’acceptation et le témoignage .  Ainsi se conclue le contrat de mariage qui permet la légalité de jouissance entre les deux époux qu'Allah azawajal.jpg  a légiféré.   Ce mariage détermine les droits et les devoirs des deux époux.

 

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L'incitation au mariage   [ revenir en haut ]

  L'Islam a incité au mariage de différentes façons. Tantôt il mentionne qu'il est l'une des traditions des prophètes et des enseignements des Messagers et que ce sont eux qu'on doit suivre.

Allah azawajal.jpg le Très Haut a dit : { Nous avons envoyé avant toi des Messagers et leurs avons assigné des épouses et de la descendance } [ Sourate 13 - Le Tonnerre - Verset 38 ].

parfum.jpeg Tirmidhy a rapporté d'après Abu Ayyub radialah-anhou2.gif que le Messager d'Allah sws2.jpga dit: «Quatre sont des traditions des Messagers : Le henné, le parfum, le cure-dent et le mariage »  
Tantôt il le mentionne en nous rappelant les bienfaits qu'Allah azawajal.jpg nous a accordés.
{ Allah vous a assigné de vous mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a assigné des enfants et des petits enfants. Il vous a attribué aussi d'excellentes choses }
[Sourate 16 - Les Abeilles - Verset 72 ].

Parfois il considère le mariage comme l'un des signes d'Allah azawajal.jpg

30_21.gif

{ II est de ses Signes d'avoir crée de vous des épouses pour que vous reposez près d'elles,  et Il a assigné entre vous amour et miséricorde, Voilà bien là des Signes vraiment pour les gens qui réfléchissent }
[ Sourate 30 - Les Romains - Verset 21 ].

 

L'homme hésite parfois d'accepter le mariage, il s'en abstient alors de peur qu'il ne puisse assumer ses responsabilités . L'Islam attire alors son attention sur le fait qu'Allah azawajal.jpg fera de ce mariage un moyen qui mène à la richesse et que c'est Lui qui va assumer cette responsabilité à sa place et qu'Il va lui fournir la force nécessaire pour vaincre les causes de la pauvreté.

Allah azawajal.jpg dit :  { Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes . S'ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d') Allah est immense et Il est Omniscient. } [Sourate 24 - La Lumière - Verset 32 ].

 

Tirmidhy a rapporté d'après Abu Hurayra radialah-anhou2.gifque Le Messager d'Allahsws2.jpga dit : "Trois personnes Allah doit les aider : le combattant pour la grâce d'Allah, l'esclave affranchi sous condition de payer son terme et l'épouseur qui cherche la chasteté".  Et la femme est le meilleur trésor ajouté au capital de l'homme...

Tirmidhy et Ibn Mâja ont rapporté d'après Thawbân radialah-anhou2.gifque lors de la révélation du verset suivant :  

{ À ceux qui entassent l'or et l'argent et ne les dépensent pas pour la grâce d'Allah.
Alors annonce leurs un châtiment douloureux } [ Sourate 9 - Le Repentir - Verset 34 ].

Il a dit:

"Nous étions avec le Messager d'Allahsws2.jpgpendant un voyage, alors quelques uns de ses compagnons lui ont demandé: "Ce verset est-il particulièrement révélé pour l'or et l'argent ? Pouvons nous savoir quel genre de monnaie peut-on entasser ?". Le Messagersws2.jpga répondu : "Une langue qui prie Allah azawajal.jpg, un coeur qui reconnaît Allah et une épouse croyante qui l'aide à pratiquer sa religion"

Tabary a rapporté selon une chaîne bonne d'après Ibn 'Abbâs radialah-anhou2.gifque le Prophètesws2.jpga dit :

"Celui qui possède ces 4 choses aura le bien de la vie d'ici-bas et de l'au-delà : un coeur reconnaissant, une langue qui pria Allah, un corps qui supporte les malheurs et une femme qui ne commet aucun péché d'honneur et garde l'argent de son mari".

Muslim a rapporté d'après 'Abdullâh Bin 'Amr Bin EI-'As radialah-anhou2.gifque le Messager d'Allahsws2.jpga dit:

"La vie est pleine de jouissances et la femme pieuse est la meilleure jouissance".

Dans un moment spirituel l'homme pense à vivre dans le célibat et s'éloigner de tout ce qui est en relation avec la vie. II prie alors toute la nuit, jeûne le jour, s'abstient des femmes et plonge dans la vie monacale ce qui contredit la vie humaine. L'Islam lui enseigne alors que cela est incompatible avec son bon sens et distinct de sa religion.

En plus le chef des prophètes - le plus pieux des gens - ne jeûnait pas quotidiennement et ne priait pas toutes les nuits aussi il épousait les femmes, alors celui qui essaye de s'éloigner de ses renseignements n'aura pas l'honneur d'appartenir à sa nation.

Bukhâry et Muslim ont rapporté d'après Anas radialah-anhou2.gif:

"Trois hommes sont venus demander aux femmes du Prophètesws2.jpgà propos de son culte; quand elles répondirent - ils l'ont considéré comme simple - ils ont dit : "Où sommes-nous du Prophète sws2.jpgAllah lui a pardonné tous ses péchés : ce qui a été dans le passé et ce qui viendra dans le futur".

L'un d'eux dit alors : "Quant à moi je prie toute la nuit !" . L'autre dit : "Moi je jeûne tous les jours !". Le troisième dit : "Moi je m'abstiens des femmes et je ne me marie jamais !".

Le Messager d'Allahsws2.jpgvint alors et leur dit :

"Est-ce vous qui avez dit telle et telle chose?... Par Allah, je crains Allah plus que vous et je suis le plus pieux parmi vous mais je ne jeûne pas tous les jours, je ne prie pas toutes les nuits je m'endors des nuits et j'épouse les femmes, celui qui refuse ma tradition ne m'appartient pas".

L' épouse pieuse est un bonheur qui envahit la maison et la remplit de joie, de jouissance et de clarté.

Abu Umâma radialah-anhou2.gif a rapporté d'après le Prophètesws2.jpg :

"Le croyant ne bénéficie d'un bien -après la piété- que d'une bonne épouse, s'il lui ordonne quelque chose elle lui obéit, s'il la regarde, il sent le plaisir, s'il lui fait jurer par le nom d'Allah, elle satisfait son serment et s'il s'absente elle garde son honneur et son argent". [ Ibn Mâja a rapporté ce hadith.]

D'après Sa'd Bin Abi Waqqâs radialah-anhou2.gifle Messager d'Allahsws2.jpga dit :

"Trois choses apportent le bonheur au fils d'Adam et trois choses lui apportent le malheur. Ce qui apporte le bonheur : la femme pieuse, le logement convenable et la bonne monture. Ce qui apporte le malheur : la femme méchante, le logement inconvenable et la mauvaise monture" . [ Ahmad a rapporté ce hadith d'après une chaîne authentique. Aussi Tabarâny, Bazzâz et Hâkim qui l'a authentifié.]

L'interprétation de ce hadith est mentionnée dans un autre rapporté par Hâkim : "Le Messager d'Allahsws2.jpga dit :

"Trois choses apportent le bonheur : la femme pieuse quand tu la contemples elle te plaît, quand tu t'absentes tu lui confies son corps et ton argent, la monture rapide qui te fait rattraper tes amis et la maison vaste à plusieurs dépendances. Et trois choses apportent le malheur : La femme que tu ne trouves pas le plaisir à son regard, qui t'attaque par sa langue et qui tu ne peux pas lui confier son corps et ton argent, la monture lente fatiguante qui ne te fait pas rattraper tes amis si tu la laisses à son aise, et la maison étroite qui a peu de dépendances".

Le mariage est un culte par lequel l 'homme complète l'autre moitié de sa religion et va à la rencontre de son Seigneur dans son meilleur cas de pureté et de netteté.

Anas radialah-anhou2.gifa rapporté d'après le Messager d'Allahsws2.jpg: "Celui qu'Allah lui procure une femme pieuse, Il l'a aidé dans la moitié de sa religion qu'il le craint alors dans la moitié qui reste". [ Tabarâny et Hâkim ont également rapporté ce hadith. Hâkim a dit que sa chaîne est authentique.]

Ibn Mass'ud radialah-anhou2.gif a dit:   « Si je n'étais pas sûr que je mourrai dans 10 jours et que je peux épouser les femmes je l'aurais fait de peur de tomber dans l'impiété ! »

 

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La morale du mariage [ revenir en haut ]
 

        L'Islam a tellement incité sur le mariage de ce qu'il résulte comme conséquences utiles sur l'individu même, la communauté toute entière et l'humanité en général.


1 - Le sexe c'est le plus fort et le plus violent instinct, il insiste sans cesse sur l'individu pour lui trouver un issue : s'il n'y a de quoi le satisfaire, l'individu sera hanté, inquiet et perturbé et aura une tendance vers le mal. Le mariage est alors la meilleure situation naturelle et le meilleur terrain vif pour assouvir cet instinct et le satisfaire. II calme le corps, débarrasse l'âme de son inquiétude et met terme au regard de contempler ce qui est illicite. Le sentiment se rassure par ce qu'Allah a permis.  Tout cela est indiqué dans le verset suivant:  

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 { Il est de ses Signes d'avoir crée de vous pour vous des épouses pour que  vous vous reposez près d'elles et Il a assigné entre vous amour et miséricorde.  Voilà bien là des Signes vraiment pour les gens qui réfléchissent }
[ Sourate 30 - Les Romains - Verset 21 ].

Abou Hurayra radialah-anhou2.gifa rapporté d'après le Messager d'Allahsws2.jpg :  "La femme arrive à l'image d'un diable et s'en va à l'image d'un diable, si quelqu'un trouve en une femme ce qui l'attire qu'il fait le rapport sexuel avec sa femme, cela repousse son désir".   [ Muslim, Abu Dâwûd et Tirmidhy ont rapporté ce hadith.]

2 - Le mariage est la meilleure façon pour enfanter, multiplier la descendance et continuer la vie en gardant la généalogie que l'Islam accorde un intérêt. Le Messager d'Allah sws2.jpga dit :  "Mariez vous avec celle qui est affectueuse et féconde car je vais surpasser en vous le nombre des autres communautés le jour de la résurrection".

La multiplication de la descendance a de l'intérêt général et de l'utilité particulière, ce qui rend les communautés avides de multiplier la souveraineté de leurs individus en donnant des primes d'encouragement à celui qui multiplie sa descendance et le nombre de ses enfants. On disait auparavant : "L'honneur à celui qui abondonne sa descendance". C'est une vérité qui existe jusqu'à nos jours rien ne l'a annulé.

Ahnaf Bin Qays radialah-anhou2.gif est venu un jour chez Mu'âwiya radialah-anhou2.gif celui-ci portait son enfant Yazid et le contemplait avec admiration, il dit à Ahnaf :  "Que dis-tu des enfants Ô Abu Bakr ?   Ahnaf comprit tout de suite et répondit : "Ô prince des croyant s! Ce sont le pilier de nos dos, le fruit de nos coeur et le plaisir de nos yeux, par l'intermédiaire d'eux on peut dominer nos ennemis, ils sont les descendants de nos successeurs. Sois pour eux une terre humiliée et un ciel ombragé, s'ils te demandent donne leur, s'ils demandent ton agrément donne le leur, ne les prive pas de ta donation pour qu'ils ne s'ennuient pas de ta présence, détestent ta vie et trouvent ta mort très lente" .
Mu'âwiya radialah-anhou2.gif répondit :   "Ô, Abu Bahr! Ils sont ainsi".

 3 - Puis l'instinct de la paternité et de la maternité pousse et se perfectionne sous l'ombrage de l'enfance, les sentiments et la tendresse également, ces vertus sont indispensables à l'humanité de l'individu.

4 - En sentant la responsabilité du mariage et du soin envers les enfants, l'individu s'active et fait de son meilleur pour aggrandir ses possessions et ses talents, il va alors au travail pour assumer ses devoirs. L'exploitation et la cause de l'investissement se multiplient, ce qui aboutit à la croissance du capital et à l'abondance de la production.Ce qui pousse à extraire les biens d'Allah dans ce monde où II a enfouit de bonnes choses pour les gens.

5 - La répartition des travaux entre homme et femme ajuste les affaires de la maison ainsi que celles du travail en dehors de la maison, tout en précisant la responsabilité que chacun doit faire.
La femme s'intéresse au travail ménager, veille à ses enfants et accommode une bonne ambiance à l'homme pour qu'il puisse se reposer dans la maison, oublier sa fatigue et retrouver son zèle.
L'homme de sa part s'efforce dans son travail pour chercher de l'argent nécessaire à sa maison et à sa famille.
De cette façon équitable, chacun d'eux exécute sa charge naturelle d'une manière qui satisfait Allah azawajal.jpg et les hommes et qui produit de bons effets.

6 - Certes, ce que le mariage peut produire c'est la solidarité des familles, le raffermissement des liens d'attachement entre elles, et l'affirmation des liens sociaux que l'Islam bénie et soutient. La société forte et heureuse c'est la société enchaînée et de bon aloi.

7 - Dans le rapport de l'organisation des états unis publié par le journal "Le peuple" le Samedi 6/6/1959 : les mariés mènent une vie plus longues que celle des non mariés les derniers étant célibataires, veufs ou divorcés des deux sexes.
Le rapport dit : Les gens commencent à se marier plus jeune dans tout les pays du monde, et l'âge des mariés est plus long. classeur.jpg L'organisation a fondé son rapport sur des recherches et des statistiques faites aux quatre coins du monde durant 1958. Etant donné ses statistiques le rapport annonce : Il est certain que le taux de mortalité entre les mariés - des deux sexes ­ est inférieur à celui des non mariés, et ceci concerne tous les âges. En cette raison on peut dire que le mariage est utile pour la santé de l'homme et de la femme. Aussi le risque de la conception et de l'accouchement ont diminué de sorte qu'ils ont cessé d'être un danger qui frappe la vie des nations. Le rapport dit : L'âge du mariage aujourd'hui est en moyenne 24 ans pour les femmes et 27 pour les hommes. Cet âge est inférieur en moyenne de l'âge du mariage qui était auparavant.
 

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Le statut du mariage [ revenir en haut ]

 

Le mariage obligatoire

Le mariage est obligatoire à celui qui peut assumer ses responsabilités, qui a ce désir et qui craint l'adultère, parce que la protection de la personne et la chasteté est un devoir et ce devoir ne s'accomplit que par le mariage. Qurtuby a dit : l'individu capable de se marier et qui craint que son célibat nuit à sa personne et à sa religion, n'a qu'à se marier. II n'y a pas un désaccord sur le fait que son mariage est un devoir. Si son âme tend au mariage mais il est incapable de dépenser sur une femme il ne peut que faire comme Allah azawajal.jpg Le plus Haut a dit :

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{ Que ceux qui ne trouvent pas à se marier, vivent dans la continence jusqu'à ce qu'Allah pourvoie à leurs besoins }
[ Sourate 24 - La Lumière - Verset 33 ].

Puis qu'il jeûne souvent, comme on a rapporté d'après Ibn Mass'ud radialah-anhou2.gifd'après le Messager d'Allah sws2.jpg

" Ô jeunes gens ! Celui parmi vous qui est capable d'assurer le ménage, qu'il se marie, l'union conjugale rend le regard plus décent et préserve pudiquement les organes sexuels. Or celui parmi vous qui est incapable de se marier qu'il jeûne. Le jeûne est un calmant ".

 

Le mariage recommandé

Quant à celui qui le désire et qui en est capable mais qui est sûr qu'il ne commet pas ce qu'Allah azawajal.jpg a considéré illicite, le mariage lui est recommandé. Il a une priorité sur la dévotion. Le monachisme n'appartient pas à l'Islam. Tabarâny a rapporté d'après Sa'd Bin Abi Waqqâs radialah-anhou2.gifque le Messager d'Allahsws2.jpg a dit :

"Allah nous a fait changer le monachisme par le bon culte d'Ibrahim".

Bayhaqy a rapporté d'après Abu Umâma radialah-anhou2.gifque le Prophètesws2.jpg a dit :  "Mariez-vous, je vais surpasser en vous le nombre des autres communautés, et ne faites pas comme le monachisme des chrétiens"

'Omar a dit à Abu Zawâ'id radialah-anhou2.gif:  "Seul l'impuissance ou le libertinage t'empêche de te marier".

Ibn 'Abbâs radialah-anhou2.gif a dit :  "La dévotion d'un pieux, voué au culte d'Allah ne s'achève que par le mariage".

 

Le mariage illicite

Le mariage est illicite à celui qui ne traite pas sa femme comme il faut du point de vue relation sexuelle et dépenses, même s'il est incapable mais désireux. Qurtuby a dit : Lorsque l'individu connaît qu'il est incapable de pourvoir aux dépenses de sa femme ou de lui payer sa dot ou n'importe quel droit parmi ceux qui lui sont dus, il lui est illicite de se marier avec elle avant de lui éclaircir la situation ou savoir qu'il est devenu capable de lui accorder ses droits. De même, s'il a un défaut qui lui interdit de jouir avec elle, il doit lui expliquer sa situation de crainte qu'elle ne désire autrement.

II est illicite également de séduire une femme par une parenté qu'il prétend ou par l'argent ou un travail et qu'il soit menteur. La femme doit aussi expliquer sa situation clairement si elle se connaît incapable d'accomplir les droits de son mari ou qu'elle a un défaut qui interdit la jouissance, comme la folie, la lèpre ou l'infection chronique au sexe. Tout à fait comme un vendeur qui doit montrer les défauts de sa marchandise à l'acheteur. Si l'un des deux trouve dans l'autre un défaut après le mariage il a le droit d'annuler le contrat. Si le défaut est chez la femme, le mari a le droit d'annuler ce mariage en reprenant ce qu'il lui a donné comme dot.

 

Le mariage détesté

Il est détestable à celui qui ne traite pas sa femme comme il faut du point de vue relation sexuelle et dépenses, de se marier même si cela ne nuit pas à la femme, c'est-à-dire si la femme est riche et ne penche pas tellement aux relations sexuelles.Car si l'homme s'occupe par des choses ultérieures et n'obéit plus aux devoirs de sa femme la haine va s'aggraver.

 

Le mariage licite

Tout mariage qui n'a ni cause ni interdictions est licite. L'interdiction du monachisme pour celui qui est capable de se marier. D'après Ibn ' Abbâs radialah-anhoum.gif un homme est venu se plaindre chez le Prophètesws2.jpgde son célibate; il lui demande  "Est-ce que je me castre?".   Le Prophètesws2.jpg lui répondit : "Celui qui castre et celui qui se laisse castrer ne nous appartiennent pas"

Sa'd Bin Abi Waqqâs radialah-anhou2.gif a dit : Le Prophètesws2.jpga refusé la demande de 'Uthmân Bin Maz'ûn de mener une vie monacale. S'il lui avait permis, on se serait tous castré. [ Bukhâry a rapporté cette citation]. C'est-à-dire s'il avait permis de mener une vie monacale nous allons éxagerer l'affaire à tel point qu'on puisse se castrer.

Tabary a dit : le monachisme qu'a signifié 'Uthmân Bin Maz'ûn c'est l'interdiction des femmes, des biens d'Allah azawajal.jpg et de tout ce qu'on peut enjoué. A cet égard, le verset suivant a été révélé :

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 { Ô croyants, ne déclarez pas illicites les excellentes choses qu'Allah vous a rendu licites.
Et ne transgressez pas, Allah en vérité n'aime pas les transgresseurs } 
[ Sourate 5 - La Table Servie - Verset 87 ].

 

Le mariage devance le pèlerinage

kaaba_08.jpgSi l'homme se trouve en besoin de se marier craignant la fornication illicite alors qu'il devance le mariage sur le pèlerinage qui est un devoir, s'il ne craint pas la fornication il doit aller au pèlerinage avant.

Ainsi pour les autres devoirs de capacité : comme l'éducation et le Jihâd (la guerre sainte) ils devancent le mariage si l'on ne craint pas la fornication.

 

 

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 Pourquoi évite-t-on le mariage ?  Quelles sont les causes ?   [ revenir en haut ]

 

Nous avons expliqué précédemment que le mariage est indispensable et que rien ne le défend autre que l’impuissance et le libertinage, comme a dit le prince des croyants ‘Omarradialah-anhou2.gif; que le monarchisme n’appartient pas à l’Islam, et que ne pas se marier prive l’homme de beaucoup des biens et des conséquences.

Tout cela était suffisant pour pousser la communauté musulmane à travailler, à préparer ses causes et interpréter ses moyens pour que les hommes et les femmes en jouissent ensemble.

ville.jpgMais contrairement à ce qui est demandé, de nombreuses familles ont abandonné les enseignement de l’Islam et ont compliqué le mariage en mettant des difficultés, et ont par ses difficultés laissé derrière elles une crise dont beaucoup d’hommes et de femmes ont souffert : le mal du célibat. Ils ont alors répondu aux relations illicites et à la fornication. Le phénomène de la crise du mariage ne se trouve pas dans la société du village comme dans la ville, car le village est encore loin du gaspillage et des causes de difficultés – à l’exception des familles riches – alors que la vie en ville est tout à fait complexée.

D’une part, la plupart des causes de cette crise reviennent à l’exagération dans la dote et les dépenses qui exhorte l’homme. D’autre part, la sortie de la femme de cette manière excitante à inspiré le doute et la suspicion dans sa conduite et à pousser l’homme à être prudent dans son choix pour sa conjointe.

Aussi quelques-uns ont rejeté l’idée du mariage en ne trouvant pas la femme – de son point de vue – qui soit capable d’assumer sa responsabilité conjugale. Il est certes nécessaire de revenir aux enseignements de l’Islam en ce qui concerne la formation de la femme et son éducation sur la vertu, la chasteté, la pudeur et quitter l’exagération des dotes et des dépenses du mariage.

 

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 Le choix de l’homme   [ revenir en haut ]


Le tuteur doit choisir pour la femme dont il est chargé un mari vertueux, honnête, de bonne apparence. Chez lui, elle sera bien traité et s’il la répudie, il la renvoie avec bonté.

L’Imam Ghazali rahimouh_allah.gif à dit dans son livre « Al Ihya’ » : La précaution est très importante car elle devient esclave dans son mariage, personne ne peut la sauver, tandis que l’homme a le droit de la répudier s’il le désire. S’il marie sa fille à un oppresseur, un libertin, un buveur de vin, il a commis un péché dans sa religion et risque la colère d'Allah car il a mal choisit et a coupé les liens de parenté.

Un homme a dit à Hassan Ibn ‘Ali  radialah-anhou2.gif :   « J’ai une fille, à qui penses-tu que je la donne en mariage ? »
Il lui a répondu :    « Maries-la à quelqu’un qui craint Allah car celui-ci,  s’il l’aime, il la traite généreusement et s’il ne l’aime pas, il ne la traite pas indignement »

Ibn Taymiya rahimouh_allah.gif a dit : « Celui qui insiste à être libertin ne doit pas être marié »


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 Le choix de la femme   [ revenir en haut ]


La femme est le calme et l’apaisement de l’homme, elle est sa conjointe, la mère de ses enfants, l’endroit périlleux de son coeur et la clef de ses secrets.  C’est le pilier le plus important de la famille car c’est elle qui enfante, et d’après elle les enfants héritent des bons caractères, dans son sein l’affection de l’enfant se forme, ses compétences poussent et sa langue se produit. Il réalise beaucoup de ses rites et de ses habitudes, il apprend sa religion et s’habitue au comportement social. Pour tout cela l'Islam a donné une grande importance pour le choix de la femme pieuse, il a fait d’elle la meilleure jouissance qu’on doit aspirer et désirer.

Or, la piété n’est autre que la conservation de la religion, l’attachement aux vertus, le respect des droits de l’époux et la sauvegarde des enfants. C’est ce qu’on doit observer.  Toute autre apparence de vie est interdite par l’Islam si elle est dépouillée des sens du bien, de la vertu et de la piété.

bilet.jpgBeaucoup de gens aspirent ardemment à la possession de l’argent (que les femmes possèdent), à la beauté charmante, au prestige, à la parenté solidement enraciné ou à l’honneur des parents sans noter la perfection des âmes et la bonne éducation ce qui amène à un mariage amer qui se termine par des résultats nuisibles.

Pour cela, le Messager d'Allah sws2.jpgnous préviens de nous marier de cette manière. Il dit : « Gardez-vous de Khadra’ Ed-duman. » On lui a demandé à ce propos :  « O Messager d'Allah ! Qu’est-ce que Khadra Ed-duman ? »  « La femme de belle apparence et d’origine mauvaise. » Répondit-il.

Il dit aussi : « Ne cherchez pas la beauté chez les femmes car elle peut les empirer, ni l’argent qui peut les faire sortir de leurs limites, cherchez celles qui sont pieuses. Une femme pieuse qui a un défaut sur le nez ou à l’oreille vaut mieux que les autres. »

Il nous raconte que celui qui désire le mariage dans un but autre que la constitution d’une famille et le soin de ses affaires aura le contraire de son désir.

L’essentiel est la disponibilité de la religion, la religion est une bonne conduite de la morale, puis viennent les autres qualités vers lesquelles penche l’homme.

Le Messager d'Allah sws2.jpga dit :  « On épouse une femme pour l’une des quatre qualités suivantes : la richesse, la noblesse, la beauté et la piété. Alors choisis celle qui est pieuse, périsse ta fortune (si tu agis autrement) » [ Ce hadith est rapporté par Muslim et Boukhari.]  Il précise que la femme pieuse est la femme jolie, obéissante, dévouée et fidèle.

 Il sws2.jpg dit :  « La meilleure des femmes est celle qui, si la tu l'a regardes te fais sentir le bonheur, si tu lui ordonnes elle obéit, si tu lui fais jurer quelques choses elle te répond et si tu t’absentes elle garde tes biens et sa personne. »   [ Nasa’y et d’autres ont rapportés ce hadith selon une chaîne authentique. ]

 Parmi les qualités qui abondent chez la femme qu’on épouse, elle doit appartenir à une bonne descendance, d’une famille connue pour son caractère régulier, par son calme, qui soit des divergences psychiques car il serait meilleur qu’elle est une tendresse pour son enfant et qu’elle respecte les droits de son mari.  Le Messager d'Allahsws2.jpg a demandé Umm Hani’ en mariage, elle s’est excusée en disant qu’elle est mère de plusieurs enfants. Le Prophètesws2.jpgrépondit :  « La meilleure des pieuses Quraychites est celle qui est la plus affectueuse avec son enfant étant petit et celle qui respecte l’état de son mari si son revenu est faible.»

Il est naturel que la noble extraction enfante pareillement.  Le Messager d'Allahsws2.jpg dit :  « Les gens sont semblables aux métaux, comme l’or et l’argent, ceux qui étaient les meilleurs à l’époque antéislamique sont les meilleurs en islam s’ils l’étudient et le comprennent bien.»  

La femme affectueuse est celle qui cherche à plaire à son mari et fait de son possible pour obtenir sa satisfaction.

L’homme par nature aime la beauté et sent dans son for intérieur qu’il lui manque quelque chose si cette beauté est loin de lui. S’il gagne cette chose qui lui manque, il se sent équilibré et abreuve son affection et son bonheur. Pour cela, l’Islam en parlant du choix de la femme a mis en considération la qualité de la beauté. Il y a un hadith authentique qui dit : « Allah est beau et aime la beauté.»

Mughira Bin Chu’ba a épousé une femme, en racontant au Prophètesws2.jpgil lui a dit : « Va la contempler, votre mariage sera heureux. » C'est-à-dire l’envie et l’intimité dureront entre vous.  Le Messager d'Allah sws2.jpga recommandé à un homme qui a épousé une femme des Ansars de la contempler. Il lui dit : « Contemple-la, les Ansars ont quelque chose dans les yeux. »  Il vaudra mieux que la femme soit vierge, cette dernière est innocente et naïve et n’a aucune connaissance de hommes, le mariage avec elle sera plus fort, son amour pour son mari lui sera très proche de son cœur.

Il est aussi à remarquer qu’il faut avoir entre les deux époux une certaine concordance dans l’âge et le niveau social, culturel et économique. Ce genre de concordance aide à la continuité de l’intimité.  Abou Bakr et ‘Omar  radialah-anhoum.gif ont demandé la main de Fatima, la fille du Prophètesws2.jpg.  Il répondit : «elle est encore petite. » Lorsque ‘Ali  radialah-anhou2.gif l’a demandé, il la lui a donné.

L’islam nous a indiqué ces quelques renseignements pour ceux qui désirent se marier, comme chemin à suivre.

Si l’on prend en considération ces conseils en choisissant l’épouse, nous pouvons assurer une maison au paradis où l’époux et les enfants vivent dans le bonheur, cette maison préparera des enfants pieux par qui leur mère mènera une vie gracieuse.

Published by Nassim - dans LE MARIAGE
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