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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:25

 

28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:22

 

13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 04:19

SYMBIOSE

karinca.jpgIl convient de se référer à une logique élémentaire pour analyser les preuves de la création des êtres vivants. Nous pouvons expliquer cette logique à partir d'un exemple simple.

Vous marchez sur une terre stérile. Soudainement, vous y trouvez une clef en métal. Imaginez que vous la ramassiez sans savoir à quoi elle peut servir et que vous continuiez à marcher. Vous arrivez alors, à quelques centaines de mètres de là, à une maison vide. Vous essayez la clef dans la serrure de la maison, en pensant qu'elle pourrait fonctionner. Si la clef ouvre la porte de cette maison facilement, à quelle conclusion arriverez-vous logiquement?

C'est simple. Vous concluez que cette clef est bien celle de la porte de cette maison et qu'elle a été conçue pour ouvrir cette serrure spécialement. Il est évident que le même artisan a dû fabriquer la serrure et la clef. L'adéquation parfaite entre ces deux éléments est le fruit d'une conception consciente.

Or, si quelqu'un venait à vous dire: "Vous avez tort. La clef que vous avez trouvée n'aurait aucun rapport avec cette serrure. Le fait que cette clef fonctionne dans la serrure est pure coïncidence", vous trouverez, bien entendu, cette affirmation illogique. Il existe, en effet, des millions de serrures et de clefs qui ne coïncident pas. Il est impossible que, parmi tant d'éléments différents, deux unités puissent aller de pair par pure coïncidence. Supposer qu'il s'agit d'un pur hasard est d'autant plus absurde que chaque détail sur la clef doit avoir son équivalent dans la serrure. Cela réduit presque à néant les chances que ce soit une coïncidence.

S'il y a trois serrures à cette porte et que vous ne trouvez pas une mais trois clefs allongées côte à côte et que chacune de ces clefs ouvre une serrure, croiriez-vous toujours au hasard? Ne penseriez-vous pas que la personne qui soutiendrait un tel avis aurait des problèmes mentaux, ou qu'elle essaierait de vous tromper ou de vous cacher quelque chose?

Le résultat évident apporté par cet exemple est simple mais très important: si deux pièces indépendantes s'emboîtent parfaitement, cela signifie que tous les détails de ces deux morceaux sont en parfaite harmonie et prouve que le but de leur conception est voulu. La clef va parfaitement dans la serrure parce qu'elle a été faite ainsi volontairement par un artisan habile. Une cassette vidéo entre dans un magnétoscope et s'y intègre parfaitement parce qu'elle a été conçue pour cela.

Au regard de cela, on en arrive à la conclusion suivante: s'il y a entre deux êtres vivants une harmonie qui se caractérise par une parfaite complémentarité des différents organes qu'ils possèdent, nous pouvons dire que c'est la preuve claire d'une création consciente. Puisque cette harmonie indique une conscience qui ne peut pas être expliquée par hasard et que la source de cette conscience ne peut être ces animaux eux-mêmes, il est inévitable que nous reconnaissions l'existence d'un Créateur qui "conçoit" ces animaux.

Revenons au monde des fourmis en utilisant cette logique fondamentale. Dans ce chapitre nous allons parler d'êtres vivants qui vivent en harmonie parfaite avec les fourmis.

Ces animaux qui cohabitent avec les fourmis

Il a été reconnu depuis plus d'un siècle que nombre d'espèces d'insectes vivent aux côtés des fourmis et entretiennent des relations symbiotiques. Beaucoup se comportent en pilleurs. Les autres vivent en dépendance durant toute ou partie de leur vie dans la colonie de fourmis. Ces visiteurs parasites comprennent plusieurs insectes, tels que les scarabées sacrés, les tiques, les mouches ou encore les guêpes.

Quelques-uns de ceux-ci peuvent vivre dans les nids des fourmis et bénéficier de "droits sociaux". Dans certains cas, les fourmis les tolèrent, bien qu'ils mangent les larves et les œufs de leurs hôtes. Ils sont plus que simplement "admis" dans le nid puisque leurs larves sont nourries et élevées par les fourmis comme les leurs.

Pourquoi, donc, les fourmis autorisent-elles l'agression et comment ces insectes peuvent-ils rester dans ces nids, alors que les fourmis possèdent un système de défense supérieur optimal? Analysons les phases de ce phénomène inexplicable.

Comme nous le savons, il existe un système de communication complexe dans la colonie de fourmis. Grâce à ce système, elles peuvent détecter les membres étrangers à leurs colonies. Cette caractéristique sert de "système de défense social" et pourtant les visiteurs mentionnés ci-dessus réussissent à entrer dans les nids des fourmis grâce à différentes tactiques. Cela montre qu'ils ont décodé la communication et décrypté les signes spécifiques aux fourmis d'une façon ou d'une autre. En d'autres termes, ils ont la capacité de parler la langue des fourmis à l'aide de méthodes mécaniques et chimiques.

Le mimétisme

Il y a un geste systématique qu'effectue une fourmi lorsqu'elle en rencontre une autre. Elle la touche légèrement avec son antenne et vérifie sa phéromone. Ensuite, après s'être identifiées et s'être ainsi protégées d'éventuelles ennemies, les deux fourmis reprennent leur route.

Les ouvrières font la même chose quand elles rencontrent des insectes qui vivent dans leurs nids. Quelquefois elles se rendent compte que l'autre créature est une étrangère et la jettent hors du nid. Néanmoins, le plus souvent, elles traitent l'autre insecte comme s'il était une fourmi. Cette acceptation a lieu grâce à une imitation chimique opérée par ces insectes.

Il a été catégoriquement admis que les insectes qui accomplissent cette imitation le font par un procédé purement chimique: il est arrivé que les fourmis chassent des insectes physiquement très semblables à elles mais chimiquement différents. Inversement, certains parasites, sans aucune ressemblance avec les fourmis, ont été acceptés comme des membres du nid.44 Il est très difficile d'expliquer comment ces espèces d'insectes apprennent à imiter les caractéristiques chimiques des fourmis. On peut peut-être l'expliquer par ces phéromones qui sont ajoutés intentionnellement à ces insectes. Un insecte ne pourrait pas résoudre une réaction chimique, même s'il vivait des millions d'années. Celui qui a doté l'insecte de telles caractéristiques est Dieu, le Créateur de toute chose.

Des fourmis de feu et des insectes qui produisent des hydrocarbures

L'insecte appelé scarabée et les fourmis de feu sont capables de vivre ensemble, parce que les hydrocarbures avec lesquels ils sont enduits sont identiques. Il est très étonnant qu'un rapport harmonieux puisse exister entre ces deux êtres vivants, en dépit du fait que les coléoptères attaquent les fourmis. Comment expliquer cette harmonie?

Les coléoptères sont enduits avec une série d'hydrocarbures identiques à celles de leurs hôtes. Ils possèdent aussi un deuxième ensemble de grosses molécules d'hydrocarbures qui les particularisent. Quand ces insectes quittent leurs hôtes, ils délaissent des hydrocarbures qu'ils partagent avec eux tout en retenant leurs propres hydrocarbures lourds. Si, par la suite, ils s'introduisent dans une autre colonie de fourmis de feu, alors ils s'approprient les hydrocarbures de ces nouveaux hôtes.45

Dans un premier temps, quand le scarabée entre dans le nid des fourmis de feu, il compte exclusivement sur sa carapace blindée pour se protéger et feint d'être mort. En quelques jours seulement, il absorbe les hydrocarbures nécessaires à son entière acceptation dans la société des fourmis.46

Comment un insecte de cette espèce peut-il imiter une odeur et la sécréter dans son propre corps? Comment sait-il que la production de cette odeur lui permettra de tromper les fourmis qui l'admettront dans leur nid? Un insecte peut-il accomplir tout ceci de sa propre initiative?

Bien sûr que non. Connaître les caractéristiques physiques et chimiques des fourmis n'est pas à la portée des insectes. Il serait tout à fait absurde de dire qu'ils ont évolué à force de vivre avec les fourmis et ont finalement développé la capacité de reproduire chimiquement leurs odeurs. Aucune mutation ou coïncidence ne peut mener au développement d'une caractéristique si complexe. La seule conclusion possible est l'existence d'un Créateur qui a donné des pouvoirs de reconnaissance et d'imitation à cet insecte. Celui qui rend possible la coexistence harmonieuse des fourmis et des insectes et qui les prévient et les protège contre leur hostilité, c'est Dieu, le Créateur des deux espèces animales.

Les visiteurs des fourmis guerrières

Des mites vivent sur le corps des fourmis guerrières. Une de ces espèces de mites se nourrit du sang prélevé sur le lobe terminal membraneux de la partie postérieure de la fourmi, ou encore des sécrétions grasses présentes sur les corps de leurs hôtes.

Comme nous l'avons expliqué précédemment, les fourmis guerrières accrochent parfois leurs griffes tarsiennes sur les pattes des autres ouvrières pour former des nids temporaires. En laboratoire, il a été observé que quand une ouvrière s'accroche, avec une mite, au nid ou à une autre ouvrière, les pattes postérieures de la mite prennent la place habituelle des griffes tarsiennes de la fourmi. Ces mites, pourvues de solides dispositifs tels que leurs dents sur un dos large, ont été équipées de structures appropriées qui leur permettent de s'adapter aux régions spécifiques des corps de leur hôtes.47

Il est impossible que ces deux créatures se soient rencontrées par pure coïncidence parmi des milliers d'espèces qui vivent dans la nature. La probabilité pour que ces deux espèces, qui dépendent l'une de l'autre pour survivre, se soient rencontrées par hasard et aient décidé de vivre en symbiose en se rendant compte de la complémentarité de leurs corps est nulle. Cette parfaite harmonie n'est qu'une démonstration supplémentaire pour montrer la création parfaite de Dieu. Il n'en reste pas moins que ces petits détails sont trop précieux pour passer inaperçus. Il est possible d'être témoin de milliers ou de millions d'autres détails chaque jour. L'homme peut alors prendre conscience du pouvoir Infini, de la connaissance et l'art inégalé de Dieu.

L'astucieuse larve de la mouche

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Sur ces photos, nous voyons six différentes espèces de parasites vivant aux dépens des fourmis guerrières. Ces parasites ont établi divers systèmes de symbioses avec les fourmis. (1) Le parasite en haut se nourrit des fluides émanant du corps de la fourmi sur laquelle il vit. (2) Le deuxième parasite est une sorte de mite qui vit sur l'extrémité de la patte de son hôte. (3) Cette intéressante espèce de parasites trompe les fourmis et se nourrit de leurs larves. (4) Cette espèce passe la plupart de son temps sur les ouvrières. (5) Celui-ci a choisi l'extrémité de la mandibule de la fourmi pour demeure. (6) Cette espèce de parasite s'installe à la racine des antennes de la fourmi.

Les corps des fourmis conviennent parfaitement aux parasites. De nombreuses espèces, d'ailleurs, en font leur habitat. La mouche Strongygaster globula mérite une attention toute particulière.

Les larves de cette mouche développent des endoparasites à l'intérieur de l'estomac de la reine fondatrice de la colonie, qui, bien qu'infectée, ne modifie pas son comportement; elle cesse seulement de pondre. Quand la larve du parasite quitte le corps de son hôte, elle passe rapidement au stade de nymphe. Puis elle est pansée, soignée par les fourmis comme un membre de leur propre couvée. Néanmoins, cette attention est abandonnée lors de la phase volante où la mouche se voit alors forcée de quitter le nid. Quant à la reine, elle meurt immédiatement après que les parasites aient quitté le nid.48

C'est un fait exceptionnel que les larves de mouches s'installent dans le corps des fourmis pour y vivre. Il est impossible pour une créature nouvellement née de choisir le corps d'une reine fourmi pour y habiter. Ce ne peut être qu'en vertu d'une connaissance du corps et du mode de vie de la fourmi qu'une mère peut décider d'y déposer ses œufs.

Il faut, en effet, rappeler que, dans son propre habitat, des centaines d'espèces vivantes différentes pourraient accueillir ses œufs. La mouche, qui porte une grande attention à ses petits, identifie ce qu'il y a de plus convenable et choisit, pour y vivre, la reine fourmi. Néanmoins, elle ne peut prévoir que ses œufs grandiront ici sous haute protection et que les fourmis prendront réellement soin d'eux. La mouche et la fourmi demeurant des créatures totalement différentes, la mouche ne peut tout savoir sur la fourmi.

Nous pouvons dire que cette décision prise par la mouche n'est pas le résultat d'une "prédiction de l'avenir" par ce petit animal, mais d'une programmation interne ou, en d'autres termes, d'une inspiration. Celui qui place la larve dans la région vivante la plus appropriée est Dieu qui exerce une totale souveraineté sur la mouche et la fourmi et Il possède une connaissance infinie d'eux, puisqu'Il est le Créateur, Possesseur et Souverain de toutes existences vivantes.

Le secret des papillons bleus

En 1979, le grand papillon bleu a disparu des derniers sites d'élevage en Angleterre. Pendant longtemps, les chercheurs qui l'ont étudié n'ont pas été capables d'expliquer sa disparition alors qu'il vivait dans un environnement idéal (prairie rugueuse), avec beaucoup de plantes de thym sauvages sur lesquelles il pondait ses œufs. Il demeurait un secret dans l'étonnant cycle de vie de ce papillon.

Une fois écloses, les chenilles se nourrissent de thym pendant environ trois semaines. Elles tombent ensuite par terre et déversent un liquide qui attire les fourmis rouges. Quand l'une d'elles apparaît, la chenille se cabre et gonfle la peau derrière sa tête. La fourmi, qui la prend pour une de ses propres larves, l'attrape puis l'emmène jusqu'à son nid, où elle séjourne pendant presque une année. Elle est nourrie comme une larve de fourmi et passe l'hiver en hibernation. Au printemps, elle forme un cocon de soie. Pendant ce temps, à l'intérieur du cocon, la chenille devient progressivement un papillon adulte, jusqu'à quitter définitivement le nid au solstice d'été.

La découverte de ce parasitisme a levé le secret sur l'extinction de l'espèce du papillon. À cause d'un changement écologique dans la région, les fourmis rouges s'étaient éloignées et les chenilles qui ont éclos ont été tuées par d'autres espèces de fourmis qui ne se laissaient pas tromper.49

Les questions suivantes demeurent: cette coexistence est-elle due au hasard? Comment la chenille, qui n'est pas encore un papillon adulte, peut-elle tromper une fourmi? Comment a-t-elle obtenu les organes nécessaires pour ressembler à une fourmi? Parce que les évolutionnistes n'acceptent pas l'idée de création, ils prétendent que ces organes sont apparus par hasard. Néanmoins, aucune coïncidence ne peut aboutir à un résultat si parfait de ressemblance. Cette dernière n'a pu être acquise par étapes, parce que, sans elle, la chenille n'aurait pu survivre. Puisqu'il est également impossible pour la chenille de se donner volontairement cette forme, la seule réponse possible est que cet animal est né, sous cette forme, pour ressembler à la fourmi par une volonté créatrice: Dieu.

Des parasites nourris de la bouche de la fourmi

Un type de coléoptère parasite appelé Dinarda patrouille à travers les chambres à la périphérie du nid où il se nourrit de proies d'arthropodes amenés par les fourmis. Il se sert également de la réserve de liquides de ses hôtes. Ce parasite erre dans les pièces périphériques de la fourmilière où les butineuses, qui viennent de rentrer, partagent la nourriture entre les ouvrières du nid. Sa tactique est de toucher sournoisement le labium d'une fourmi pour lui faire régurgiter une petite goutte de nourriture. Il s'expose à un véritable danger en utilisant cette méthode d'alimentation, car une fois que la fourmi se rend compte que le parasite est un étranger, elle se met en position d'attaque. Néanmoins, le parasite a pris ses précautions contre une telle réaction. Quand il voit que la fourmi est prête à attaquer, il soulève son abdomen et délivre à la fourmi des sécrétions apaisantes. L'attaque cesse aussitôt que la fourmi lèche sa pointe abdominale, et le parasite profite de ce moment de répit pour fuir.50

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Sur la photo de gauche, on voit le papillon bleu après qu'il a quitté le nid de fourmis. La photo de droite nous le montre avant sa rencontre avec les fourmis.

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Sur la photo (en haut à droite), la fourmi emmène la chenille mimétique dans son propre nid. La photo de gauche nous montre la chenille de papillon bleu vivant au milieu des larves dans le nid de fourmis.

Des immigrés intelligents

Certaines espèces d'insectes (Atemeles) émigrent du nid de la fourmi (Formica) où ils ont été élevés pendant l'été, vers les nids d'un autre genre de fourmis (Myrmica). Après avoir hiverné, ils retournent au printemps vers leur nid d'origine pour se reproduire. Il y a bien entendu une raison à ces mouvements: dans les nids de Formica, une grande partie de la progéniture au stade immature disparaît pendant l'hiver. Le flux de la nourriture sociale s'en trouve, par conséquent, réduit. En revanche, la colonie Myrmica maintient la couvée pendant l'hiver et les meilleures sources de nourriture sont disponibles pour les Atemeles.51

Ces Atemeles doivent affronter un certain nombre de difficultés pour trouver leur chemin d'un nid à l'autre. Les nids Formica se situent dans des régions boisées et les nids Myrmica se trouvent dans les prairies autour des bois. Les Atemeles qui quittent le nid Formica ont mis en place la méthode suivante pour découvrir leur chemin: ils s'orientent vers la lumière et finissent par atteindre l'habitat Myrmica relativement ouvert. Mais quand ils y arrivent, un autre problème les attend. Ils doivent distinguer les fourmis Myrmica des autres espèces présentes et localiser leurs nids. La recherche a révélé que les migrants identifient les nids Myrmica de façon innée grâce à leur odeur spécifique.52 En résumé, ces immigrés ont la capacité de distinguer les odeurs des différentes colonies de fourmis, en plus de la leur et de se diriger à l'aide de la lumière.

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Sur le croquis de gauche, on voit un échange de nourriture entre un insecte et une fourmi. En haut, l'insecte touche la fourmi avec ses antennes, au milieu il frappe légèrement la bouche de la fourmi avec ses pattes avant. En bas, la fourmi présente une goutte de nourriture liquide à l'insecte mimétique.

Il est intéressant que ces migrants qui changent de nid deux fois par an soient acceptés par les deux espèces de fourmis et puissent s'adapter à l'environnement du nouveau nid. Wasmann, qui a fait des recherches sur les fourmis pendant de nombreuses années, pense que cette espèce a le modèle de cohabitation le plus avancé avec une méthode d'adaptation encore inexplorée. Ils ont une spécificité très étonnante qu'ils utilisent pour se faire admettre dans le nid vers lequel ils émigrent. Ces migrants ont des glandes apaisantes dont les sécrétions suppriment le comportement agressif quand elles sont léchées. Cette substance chimique est si puissante qu'il a été observé que les fourmis traitent le parasite beaucoup plus "gentiment", lorsque ce dernier la sécrète et les en recouvre.53

Ces activités si conscientes de la part d'insectes migrateurs appellent à la réflexion. Si cet insecte sait comment se déplacer d'un nid à l'autre, il doit parfaitement connaître les fourmis. Mais comment cette aventure de la migration a-t-elle commencé? Il a dû choisir parmi beaucoup d'espèces d'insectes avant de décider de cohabiter dans un nid de fourmis. Après avoir fait cette sélection difficile parmi des centaines d'espèces d'insectes, il a choisi ce qui lui convient le mieux parmi les 8.800 espèces de fourmis, puis s'est rendu compte que les provisions de nourriture des fourmis sélectionnées diminuent pendant l'hiver. Après avoir remarqué ceci, il a dû découvrir un nid où la nourriture est abondante en hiver. La créature qui doit prendre toutes ces décisions est un insecte tel que nous n'en rencontrerons probablement jamais durant toute notre vie. Il est insensé d'attendre d'un insecte qu'il prenne de telles décisions.

De plus, même si nous croyons que ce système s'est développé ainsi, des questions demeurent. Comment cet insecte arrive-t-il au nid en voyageant d'un nid à l'autre? Sachant que découvrir l'entrée d'une forêt est difficile même pour une personne intelligente, comment un insecte migrateur qui a le millième de la taille d'un homme peut-il trouver une fourmilière dans une énorme forêt?

"En s'orientant vers lumière" est une réponse insatisfaisante car la lumière peut venir d'au moins 2-3 directions différentes. Il doit traverser des régions qui s'étendent sur plusieurs mètres carrés, d'où il arrive en s'orientant vers la lumière, avant que le nid qu'il cherche ne puisse être trouvé. (N'oublions pas que pour une créature de la dimension d'un insecte, une région qui se mesure à l'échelle du mètre carré correspond à plusieurs kilomètres carrés pour nous) Ici, le processus de reconnaissance de l'odeur commence, mais cela est tout aussi surprenant, parce qu'il est très difficile de distinguer une odeur parmi d'autres dans une forêt où des centaines de colonies de fourmis vivent et où des milliers d'odeurs autres que celles des fourmis se confondent. Il est, en outre, étonnant qu'un insecte puisse se remémorer cette odeur, alors qu'il passe tout un été en d'autres lieux.

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Sur le croquis de droite, un coléoptère Atemeles s'est introduit jusque dans le nid de fourmis grâce à la substance spéciale qu'il secrète.

Pour finir, réfléchissons à la question suivante: même si nous ramassons cet insecte et le plaçons directement à l'entrée du nid de la fourmi, il lui sera très difficile d'y vivre car, comme nous le savons, les fourmis ont aussi une très forte capacité de reconnaissance. Elles n'acceptent pas même une fourmi qui n'appartiendrait pas à leur colonie. Elles traiteront bien entendu cet insecte de façon hostile et le jetteront hors du nid. Cependant, les choses ne se passent pas comme cela et l'insecte est traité avec hospitalité. Il est démontré que cela est dû à l'effet positif d'une substance chimique qui émane de son corps. Comment l'insecte migrateur sait-il influencer les fourmis avec cette substance? Comment comprend-il qu'il peut inverser ce comportement hostile? A-t-il réussi à produire la substance idéale en décidant de la fabriquer?

Il est impossible de répondre à ces questions par l'affirmative. L'insecte fait des choses qui exigent une brillante intelligence et un profond sens de jugement. Il serait absurde de croire en sa capacité de penser et de juger alors qu'il est dépourvu de cerveau. Nous devons admettre que l'intelligence qui transparaît des actes de l'insecte émane d'un pouvoir extérieur à l'animal.

Les évolutionnistes ont tenté par tous les moyens de sauver leur théorie en avançant que ce comportement de l'animal était le résultat de certaines causes encore inconnues. Cet argument les blanchit provisoirement mais ne change rien. Il y a des motifs qui dominent l'animal et qui sont le résultat d'une programmation intelligente. À défaut de programmation par l'animal lui-même, celle-ci ne peut provenir que d'un autre pouvoir qui gouverne l'animal. Ce pouvoir appartient à Dieu qui est invisible, mais qui règne sur le monde visible et invisible avec une sagesse suprême et renvoie Sa connaissance sur les êtres vivants, tels les insectes, qui ne sont pas dotés de conscience.

L'insecte qui feint la mort

Les nids de fourmis sont une importante source alimentaire et constituent un refuge contre les prédateurs et les brusques changements climatiques pour une espèce de coléoptères qui vit dans les déserts de l'Amérique du sud-ouest et le Mexique. Une fois que ces coléoptères intègrent une société de fourmis, ils vont directement dans la pouponnière et se nourrissent de leurs larves.

Ils ont développé plusieurs tactiques pour s'introduire dans une fourmilière. Certaines espèces passent directement par l'entrée du nid ou traversent le chaume pour arriver à l'intérieur. Les coléoptères sont tellement bien protégés par leur peau épaisse et sclérosée que les fourmis sont incapables de les tuer. La seule chose qu'elles pourraient faire serait de les attaquer à l'unisson et de les jeter dehors.

Même quand ils échouent, les insectes n'abandonnent jamais. Quand des fourmis approchent, les coléoptères feignent la mort afin d'être pris pour des proies et être ramenés sans effort au nid. Pour tromper les fourmis, ils feignent la mort en rétractant habilement leurs antennes et en étendant leurs pattes.54

Une fois qu'ils accèdent aux chambres contenant les œufs, les fourmis, pour une raison ou une autre, ignorent provisoirement ces coléoptères. La recherche a d'ailleurs prouvé que pendant que ces insectes s'alimentent sur la couvée de fourmis, ils sécrètent du trichome qui distrait les ouvrières, réduit leur agressivité et les empêche de protéger la progéniture.55

Ces coléoptères "intelligents" en profitent aussi pour laisser leurs propres larves dans le nid des fourmis. Elles se développent, alors, dans un tas de matière végétale et bien qu'elles ne possèdent pas d'adaptations morphologiques spécifiques pour se défendre contre leurs hôtes, elles sont ignorées par les ouvrières. Même s'ils se trouvent attaqués par des fourmis plus virulentes, les coléoptères se défendent tant bien que mal contre elles et finissent par s'échapper.56

La larve de la mouche qui connaît bien les fourmis

Nous allons voir maintenant un exemple parfait et surprenant de la création: le mimétisme des larves de la mouche.

Les larves des mouches syrphides (Microdon) hibernent profondément dans le nid de la fourmi. Au printemps, elles se déplacent à la surface du nid pour se reproduire. Au cours des recherches scientifiques, on a observé la disparition subite des larves après éclosion. On pensait, alors, qu'elles étaient mortes, une seule larve restant accrochée à la surface externe du cocon de la fourmi. Des grossissements ont révélé un arrondissement progressif de la larve comme si elle exerçait une pression pour se déformer. Soudainement, elle avait tout simplement disparu. La larve avait accroché les crochets de sa bouche au cocon soyeux y faisant un trou suffisamment grand pour lui permettre d'entrer. Les larves apparemment mortes étaient en fait à l'intérieur des cocons, se nourrissant de la nymphe de la fourmi, se muant simplement au moment de la prochaine étape larvaire. Les larves Microdon, à des stades plus avancés, se pliaient en longueur jusqu'à ce qu'elles ne puissent plus être distinguées des cocons de fourmis. Après cette métamorphose, les ouvrières agitées arrivaient, s'emparaient des jeunes imposteurs, et les transportaient en sécurité dans les profondeurs de leurs nids.57

karinca_48.jpgVoilà un cas de mimétisme exceptionnel. Les fourmis ont bel et bien pris les larves de la mouche pour des cocons de fourmis. Lors d'une recherche, il fut remarqué que la composition chimique de la peau épaisse et dure, décrite ci-dessus, des mouches larvaires est presque totalement identique à celle des fourmis larvaires. En d'autres termes, les larves des mouches étaient aussi capables d'imiter chimiquement l'enveloppe de la fourmi.

Une analyse chimique a confirmé que c'était un cas de parfaite imitation. Comment ces larves Microdon peuvent-elles opérer cette imitation?

Sur le dessous des larves, on observe des protubérances complexes, dont la fonction nous est inconnue. Il est supposé qu'elles contiennent des glandes ou des ouvertures glandulaires afin de sécréter les substances chimiques utilisées pour imiter leurs hôtes.58

Comment un être qui ne soupçonne même pas l'existence de la chimie peut-il effectuer une telle imitation? Notons également que seules les larves possèdent un tel système de défense, pas les mouches Microdon adultes. Ces dernières n'ayant pas cette faculté d'imitation, cela induit aussitôt que les larves l'ont dès la naissance.

Aucune coïncidence ne peut implanter un ordre chimique dans le corps d'une larve qui la conduira à imiter les fourmis. La seule conclusion que l'on peut tirer de ce fait est que les larves viennent au monde déjà équipées de cette faculté.

Les fourmis et les pucerons

Ce que vous avez lu jusqu'à présent au sujet des fourmis vous a donné une idée générale concernant leur monde. Mais cela n'était qu'un début, car il y a de nombreuses espèces différentes dotées de caractéristiques que nous sommes loin d'imaginer. L'une d'elles recueille la sève des feuilles avec l'aide des pucerons. Cette coopération entre les fourmis et les pucerons est un des rapports les plus intéressants dans l'univers des insectes.

Les pucerons qu'elles placent sur les feuilles se nourrissent de la sève des plantes. Cette sève dans le corps du puceron est convertie en une substance appelée le miellat. Les fourmis, qui aiment le miellat, ont trouvé le moyen de soutirer cette nourriture aux pucerons. Affamées, elles approchent du puceron et commencent par lui frotter l'abdomen avec leurs antennes. Le puceron qui apprécie ce "brossage" émet alors une gouttelette de ce miellat et le donne à la fourmi. En retour, les fourmis s'occupent très bien des pucerons.59

En automne, ces fourmis ramassent les œufs du puceron et les gardent dans leur nid jusqu'à ce qu'ils éclosent. Plus tard, elles placent les jeunes pucerons sur les racines de plusieurs plantes, afin qu'ils en sucent la sève et leur fournissent du miellat.

La question suivante se pose alors: bien qu'il existe des milliers d'êtres vivants dans le monde, comment les fourmis ont-elles connaissance de cette particularité des pucerons? Comment ont-elles sélectionné cet insecte parmi toutes les autres créatures?

karinca_49.jpgIl est, bien entendu, impossible d'analyser les faits suivants comme une succession d'accidents: le fluide qui sort du puceron correspond exactement au besoin de la fourmi:

- la fourmi sait que le puceron aime les caresses et les lui prodigue;

- elle reçoit alors de la nourriture en échange.

Une fois encore, il y a une complémentarité réfléchie, une grande harmonie et par conséquent une création évidente.

 

Des plantes qui cohabitent avec les fourmis

La sarracénie pourpre de l'est de l'Inde, Nepenthes Bicalcarata, héberge des colonies de fourmis dans la tige creuse de sa feuille en forme d'urne qui lui permet de capturer et de digérer d'autres genres d'insectes. Les fourmis, elles, sont libres d'errer sur cette plante carnivore qui amasse des insectes et autres nourritures. Elles se livrent à des échanges qui leur sont mutuellement bénéfiques. Alors qu'elles risquent d'être dévorées par cette plante, cette dernière les abrite et leur offre de l'espace et des proies. En retour, celles-ci lui assurent une protection contre les herbivores.60

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Les fourmis qui "élèvent des animaux". Outre leurs capacités étonnantes, les fourmis font aussi de l'élevage. Comme on le voit sur ces images, elles élèvent des troupeaux de pucerons et s'en servent pour se procurer de la nourriture. En retour elles veillent avec soin sur leur troupeau en le protégeant de tout ennemi. Cet élevage constitue sans aucun doute un exemple très intéressant de symbioses au sein du royaume des insectes.

Cet exemple définit les contours de la symbiose qui existe entre les plantes et les fourmis. L'anatomie et la structure physiologique des fourmis ainsi que celui de leur hôte végétal ont été conçues pour donner naissance à cet échange. Bien que les défenseurs de la théorie de l'évolution disent que ces rapports entre espèces se sont développés progressivement depuis des millions d'années, il est évident que déclarer que deux créatures, dont l'une végétale sans intelligence, puissent concevoir un tel système est incohérent.

Pourquoi les fourmis vivent-elles sur les plantes? On peut expliquer cette tendance par le fait que cette plante possède des organes de production de sucre appelés "nectars extrafloraux". Quand ils sont actifs, les nectars attirent les ouvrières qui les défendent contre les autres insectes. Les plantes planifient leurs sécrétions afin d'optimiser le rôle protecteur des nectars. Par exemple, les nectars du cerisier noir sont très actifs pendant les trois premières semaines qui suivent le bourgeonnement. Ce n'est certainement pas une coïncidence si cette période de trois semaines est le moment où les chenilles, principales consommatrices de la cerise noire, sont assez petites pour être capturées et tuées par les fourmis.61

Il n'est pas compliqué d'y voir un signe évident de la création. Il est, bien entendu, impossible de supposer que l'arbre ait pu calculer la période pendant laquelle il serait le plus en danger puis imaginer la meilleure solution pour se protéger (attirer les fourmis); et à cette fin produire un changement structurel de sa propre composition chimique. L'arbre n'ayant pas de cerveau, il ne peut ni penser ni calculer, ni ajuster sa composition chimique. Penser que cette procédure rationnelle est une caractéristique acquise suite à une succession de coïncidences - lesquelles serait la base de l'évolution - est totalement absurde. Il est évident que ce que fait l'arbre est le résultat d'intelligence et de connaissance.

Par conséquent, la seule conclusion plausible est que cette spécificité de l'arbre a été donnée par la Volonté qui a créé l'arbre. Il est évident que le Souverain qui a opéré ces arrangements sur l'arbre l'a aussi fait sur les fourmis et les chenilles. Nous pouvons au-delà de cet exemple réaliser, qu'en fait, Il domine la totalité de la nature et a organisé chaque composant de cette nature séparément et en harmonie, et qu'Il a fondé le parfait système que nous appelons la balance écologique. En appliquant cela aux autres domaines tels que la géologie et l'astronomie, nous nous retrouvons à chaque fois face à la même situation: d'innombrables systèmes qui fonctionnent en harmonie dans un ordre parfait. Ces systèmes prouvent tous l'existence d'un organisateur. Aucun de ces systèmes ne s'est organisé seul.

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Ci dessus: une sarracénie pourpre qui est une sorte de "piège à insectes". Cependant, cette plante ne constitue pas un danger pour tous les insectes: par exemple, la fourmi que l'on voit sur la page suivante est capable de vivre avec la sarracénie pourpre, qui pour une raison inexpliquée ne tient pas compte de la présence de la fourmi.

Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien? Ne vous souvenez-vous pas? (Sourate an-Nahl: 17)

Alors cet organisateur doit être une volonté qui est informée et souveraine sur l'Univers entier. Le Coran le décrit comme suit:

C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. À Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Puissant, Le Sage. (Sourate al-Hasr: 24)

L'acacia et les fourmis

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La symbiose qui existe entre les acacias et les fourmis est sans doute l'une des plus intéressantes illustrations de ce phénomène de coopération entre plantes et insectes.

Les acacias grandissent dans les régions tropicales ou subtropicales du monde et sont protégés par des épines. Une espèce de fourmis qui vit sur les acacias africains creuse une entrée dans les murs d'épines et vit, en permanence, à l'intérieur de l'arbre. Chaque colonie de fourmis vit dans les épines d'un ou plusieurs arbres et se nourrit du nectar des feuilles. Ces colonies mangent aussi les chenilles et autres organismes qu'elles trouvent sur l'arbre.

Le nectar du tronc de l'acacia est très riche en huiles et en protéines. Thomas Belt, qui fut le premier à décrire ces corps, a noté que leur unique fonction était apparemment de nourrir les fourmis qui vivent sur ces arbres: elles obtiennent, en effet, des sucres de ce nectar et en nourrissent leurs larves.62

Qu'apportent les fourmis à l'arbre en retour de cette nourriture?

Les ouvrières qui essaiment sur la surface de la plante, sont très agressives envers les autres insectes et les animaux de toutes dimensions. Quand un animal se frotte à leur arbre, elles forment un essaim et l'attaquent, lui infligeant des morsures brûlantes et douloureuses. De même, les autres plantes qui poussent à un mètre à la ronde des acacias sont mâchées et meurtries, et leur écorce est ceinte. Les brindilles et les branches des autres arbres qui touchent l'acacia occupé sont détruites de la même façon.63

Il a été démontré que les acacias qui n'abritent pas de fourmis sont plus vulnérables et sont attaqués par les insectes herbivores. Lors d'une expérience, il a été observé que les plantes étrangères qui poussaient dans un rayon de 40 centimètres autour des troncs de l'acacia occupé ont été mâchées et meurtries par les fourmis jusqu'à leur destruction complète. Les fourmis ont également attaqué d'autres plantes dont les feuilles ou les branches ont touché la partie feuillue de l'arbre. Presque un quart de la population totale des fourmis était active à la surface des plantes en question, jour et nuit, à patrouiller et à nettoyer avec constance. Les chercheurs sont arrivés à la conclusion suivante: les fourmis sont pour l'acacia comme "une armée aux aguets".64 Puisqu'une telle négociation n'a pu être décidée par l'une ou l'autre des parties, il faut accepter que cette balance a été établie par la volonté de Dieu qui les a créées.

Les hôtels de fourmis

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Sur cette image, on voit une fourmi sur une plante qui est susceptible de lui servir d'abri. Les orifices de la plante servent de "portes" aux fourmis.

Dans certaines espèces de plantes, il y a des structures appelées "domaties" dans la terminologie biologique. Celles-ci ne servent à rien d'autre qu'abriter des colonies de fourmis. Elles ont des trous ou de minces fenêtres de tissu à travers lesquels les fourmis peuvent aller et venir aisément. Les espèces pourvues de domaties possèdent aussi en général des structures uniques dont la seule fonction est de nourrir les fourmis. Celles-ci ne présentent aucun avantage apparent pour les plantes.65 En résumé, les domaties sont des structures très spéciales qui sont formées dans le but de maintenir les fourmis en vie. Leur température et le taux d'humidité sont idéalement équilibrés pour convenir aux exigences de celles-ci. Les fourmis habitent ces endroits très confortables spécialement préparés pour elles, comme ce serait le cas d'humains dans des hôtels de qualité.

Il n'est pas raisonnable de prétendre que ces structures sont formées par hasard, ni qu'elles produisent de la nourriture pour les fourmis et qu'elles prennent des formes appropriées par pur hasard.

Les rapports fourmis-plantes sont une fois de plus des preuves de l'équilibre incroyable créé par l'unique Créateur de ce monde. En outre, ce rapport est mutuel: les services que fournissent les fourmis en échange de ceux des plantes sont un facteur très important et jouent un rôle primordial dans l'existence de ces végétaux. Les fourmis enrichissent la terre de carbone en la cultivant, en y ajoutant de la nutrition avec leurs déchets et excrétions et maintiennent la température ambiante et le taux d'humidité à un niveau approprié. Par conséquent, les espèces de plantes proches des nids de fourmis se portent mieux que celles des autres régions.

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La plante à fourmi et sa source d'azote

Une espèce de fourmi (Philidris) et sa plante-hôte (Dischidia major) produisent un ensemble complexe de substances chimiques tout au long de leurs vies.

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Ci-dessus une plante nourrie par ses "locataires". Cette plante sert en retour de "maison" à ces fourmis.

Cette plante n'a aucune racine sous terre. Aussi, elle s'enroule le long d'autres plantes qui lui servent de support. Elle a une méthode très efficace pour augmenter son taux de carbone et obtenir de l'azote.

Les fourmis ont une zone de stockage dans cette plante où elles élèvent leurs petits et cachent des restes organiques (fourmis mortes, morceaux d'insectes, etc.). Cette zone est la "feuille de la fourmi". La plante utilise ces restes comme une source d'azote. Les surfaces intérieures de la feuille absorbent le dioxyde de carbone produit par la fourmi, ce qui réduit la déshydratation des pores.66 La prévention contre la déshydratation est très importante pour ces plantes qui grandissent dans les climats tropicaux, parce qu'elles ne peuvent pas atteindre l'eau dans le sol, puisqu'elles n'ont pas de racines. Les fourmis répondent, donc, à deux besoins importants de la plante en réponse à cette hospitalité.

Des fourmis qui nourrissent leurs hôtes

Certaines fourmis nourrissent les plantes-hôtes. Une telle relation a été remarquée parmi les genres Hydnophytum et Myrmecodia. Les ouvrières Myrmecodia abandonnent les restes de leurs proies dans les cavités formées par les tissus absorbants, tandis qu'elles protègent leur propre couvée dans des chambres spéciales formées de cellules résistantes et non absorbantes. Les fourmis vivent dans ces chambres mais différencient d'une façon intéressante entre elles. Les surfaces absorbantes sont couvertes par de petites cavités lenticulaires. Chacune des deux zones a une fonction bien déterminée, à savoir l'alimentation de la plante et le logement de la couvée de fourmis.

Les scientifiques ont mené une expérience très intéressante sur ce sujet. En utilisant des marqueurs radioactifs, ils ont démontré que cette différenciation avait bien lieu. Les pseudo-bulbes ont absorbé le phosphate, le sulfate, et la méthionine que contenaient les restes de nourriture abandonnés par les ouvrières ainsi que différents restes de larves de drosophile en décomposition. La plupart de l'activité a été concentrée dans les régions couvertes des verrues. En résumé, les fourmis nourrissent les plantes.67

La plante "pipéracée" et la fourmi brune

Le rapport entre la plante pipéracée et les fourmis est de loin le plus intéressant parmi tout ce que nous avons examiné jusqu'à présent. La plante à fourmi appelée "pipéracée" (arbrisseau de la famille du poivre noir) pousse dans l'ombre de la forêt tropicale d'Amérique centrale. C'est une plante qui nourrit et abrite les fourmis brunes (Pheidole Bicornis). Les jeunes arbres de la pipéracée ont juste deux ou trois feuilles à maturité et la base d'une des feuilles - un gonflement creux entre la branche et la feuille elle-même - contient habituellement une reine Pheidole. Cette reine colonise la plante en y creusant une entrée et en déposant ses œufs à l'intérieur de la base de la feuille. Lorsque ses œufs deviennent des larves, la reine et les petits occupent alors le bas de la feuille. Puis quand la colonie grandit, les ouvrières avancent progressivement partout dans la moelle de la tige, et la plante entière devient alors leur domicile.68

Cette plante est aussi une source de nourriture pour les fourmis. La surface intérieure des feuilles produit des particules alimentaires unicellulaires où les fourmis "cueillent" des bouchées riches en huiles et protéines pour en nourrir leurs larves.69

Ces nourritures riches, que les fourmis ne trouveraient jamais ailleurs, leur sont offertes par la pipéracée. C'est pourquoi les fourmis migrent vers ces plantes qui leur fourniront les meilleurs soins, un refuge et de la nourriture abondante. Chaque année, elles construisent leurs nids dans les parties de la plante qui leur conviennent le mieux.

L'astucieuce pipéracée

L'espèce pipéracée, qui sert de source de nourriture, a une autre caractéristique très intéressante. Les autres espèces de plante continuent à produire les particules alimentaires spontanément, alors que pour les pipéracées, cela ne se fait que quand la plante est occupée par les fourmis. Les scientifiques ont remarqué que cette production décroît brutalement quand les fourmis brunes (Pheidoles) repartent, et reprend quand les fourmis reviennent.70

L'assistance mutuelle

Ce que la pipéracée fait n'est pas un sacrifice gratuit puisque, au cours de ce processus, la fourmi produit aussi de quoi nourrir son hôte. Quand une fourmi se décompose dans le tronc de la plante, elle dégage un mélange gazeux ammonique-hydrogène au niveau du tissu interne de la pipéracée. Ce fluide est très salutaire pour la plante. Il augmente son efficacité: en plus la respiration des membres de la colonie augmente sa concentration de dioxyde de carbone et lui assure une existence plus saine.

Des recherches ont été menées pour comprendre si les fourmis de la pipéracée fournissaient de la nourriture à ces plantes. Il a été prouvé que la fourmi Pheidole, chercheuse de nourriture, rapporte certaines particules comme des spores, des morceaux d'herbe et des ailes de papillons de nuit. Elle conserve ces nourritures dans des petits sacs qui servent également à garder les larves. La plante satisfait ses besoins en minéraux à partir de ces apports organiques ou végétaux.

Pheidole, expert en stratégie

Les fourmis Pheidole sont plutôt paisibles. Elles se déplacent lentement, n'attaquent pas et ne mordent pas. Elles utilisent néanmoins une stratégie habile pour se protéger et protéger leurs hôtes, les plantes pipéracées.

Les fourmis exécutent leur tâche en se débarrassant des œufs et des jeunes herbivores encore à un stade précoce de développement plutôt que d'affronter les adultes. Elles patrouillent sur les nouvelles feuilles des plantes qui sont plus exposées aux attaques des insectes. C'est ainsi que des œufs de termites ont été placés sur des buissons de pipéracée à titre expérimental. Les fourmis ont tôt fait de découvrir plus de 75 % d'entre eux et les ont chassés des plantes en une heure. Les Pheidoles dévorent ou repoussent les plantes grimpantes étrangères qui grandissent à coté de leur hôte, et apportent ainsi des éléments nutritifs aux cavités de la plante comme si elle faisait partie intégrante du nid.71

Le puceron envahisseur

Une autre créature qui fait du mal à la pipéracée est le puceron envahisseur du blé (Ambates melanobs). Il attaque la majorité des plantes sans fourmis et les tue en transperçant le tronc de la plante. Ces micro-envahisseurs ne peuvent être efficaces si la plante a des gardes fourmis. Ces derniers attaquent les larves sans défense du puceron du blé dès qu'ils commencent à percer le tunnel dans la partie intérieure du tronc. Les fourmis qui défendent la plante grâce à ce stratagème combattent toutes les sortes d'invasion et protègent ainsi la balance écologique.

karinca_60.jpgCette harmonie qui règne entre la plante et les fourmis ne peut pas être expliquée par le hasard. Les informations données tout au long de ce chapitre nous montrent des espèces totalement différentes les unes des autres et qui pourtant ont été créées pour vivre en parfaite complémentarité.

Au début de ce chapitre, nous avons donné un exemple semblable d'harmonie. Le rapport entre une clef et une serrure. Il y avait une seule explication pour justifier la complémentarité de ces deux objets distincts. La serrure et la clef étaient fabriquées par le même artisan. Nous pouvons appliquer la même logique pour expliquer les phénomènes de coopérations que nous rencontrons dans la nature. La fourmi et la plante coopèrent parce qu'elles sont les produits d'une conception consciente. Elles agissent toutes deux sous l'inspiration de leur Créateur et maintiennent ainsi un équilibre qui permet leur survie sur la terre.

L'homme a le devoir de prendre conscience de cette création et de reconnaître son propriétaire. La majorité, cependant, ne s'en soucie guère. La création parfaite et le pouvoir de Dieu sont énoncés ainsi dans le Coran:

 

Ô hommes! Une parabole vous est proposée, écoutez-la: "Ceux que vous invoquez en dehors d'Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s'uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles!" Ils n'ont pas estimé Allah à sa juste valeur; Allah est certes Fort et Puissant.
(Sourate al-Hajj: 73-74)

13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:51

Les organes de notre corps sont des appareils qui en assurent le bon fonctionnement et dont le rôle est bien déterminé. Mais il existe chez de nombreux êtres vivants des organes qui ne se trouvent pas chez l’homme et qui sont de véritables outils.

Une constatation curieuse est que l’homme a imaginé pour son usage personnel des outils dont les êtres vivants sont
« naturellement » dotés ! Or si l’Homme est arrivé à ce résultat, c’est l’œuvre de son intelligence ; alors comment expliquer l’origine de ces outils chez les animaux si ce n’est par une intelligence suprême ?

 

Les ventouses

Nous nous servons des ventouses élastiques pour fixer des objets sur une surface lisse, essentiellement dans un but décoratif mais les animaux en ont fait une plus grande utilité.

En tant qu’organes de fixation et de locomotion, on les trouve chez les vers parasites comme la sangsue. Chez un poisson, le rémora, on trouve une large ventouse qu’il porte à la partie supérieure de son crâne. Il peut ainsi se coller sur d’autres poissons ou à la coque des navires. Cela lui permet d’effectuer de longs voyages à peu de frais !

La pieuvre, elle, possède des centaines de ventouses alignées sur ses tentacules pour lui permettre de ramper, de saisir sa proie et de se défendre. Les pattes de mouches sont munies de ventouses microscopiques qui lui permettent de se déplacer sur une surface verticale.

Ce sont elles aussi qui permettent aux grenouilles et à certains lézards de courir sur les plafonds !

 

Pour la défense et l’attaque
 

Les aiguillons

Quand ils se redressent chez le hérisson, le porc-épic ou l’oursin, ils mettent l’animal en état de défense. Chez l’abeille et la guêpe, il s’agit d’un dard dans lequel s’écoule un venin, une espèce de seringue en quelque sorte !

 

Les organes urticants

Vous avez sûrement déjà touché des orties et vous vous êtes ainsi rendus compte de la brûlure que cela pouvait provoquer sur votre peau. Comment fait cette plante pour se défendre ?

En fait, l’ortie est recouverte de poils et si on observe un de ces poils au microscope, on voit qu’il s’agit en réalité d’une ampoule en verre (silice) contenant un liquide irritant.

Ainsi dès qu’on touche cette plante, la pointe des poils de l’ortie se brise et le liquide injecté dans la peau cause une brûlure.

On peut aussi citer le cas des méduses.

Ces étonnants animaux marins se défendent en projetant un filament épineux qui se détend comme un ressort dès qu’on le touche ! Un liquide urticant pénètre alors et peut parfois provoquer la mort.

 

 

Les organes lumineux

Un grand nombre d’animaux est capable de produire de la lumière. L’Homme aussi, vous allez me dire. Mais ce qu’il y a d’étonnant ici, c’est que c’est une lumière froide qui est produite par ces animaux alors que nous ne savons produire qu’une lumière chaude.

Quelle est la différence ?  Vous allez comprendre !

Les organes lumineux de ces animaux fonctionnent en fabriquant deux substances qui vont réagir l’une sur l’autre.

Cette lumière va leur servir à attirer des proies, à communiquer avec d’autres individus pour se reproduire, à épouvanter un ennemi en l’éblouissant et à s’éclairer pour mieux voir !

Nous allons entrer dans les détails pour mieux comprendre la stupéfaction des biologistes face à ce phénomène. Pour résumer, voilà ce que fait un simple vers luisant : il transforme de l’énergie chimique en énergie électromagnétique.

La luminescence est due à la déshydrogénation de la luciférine sous l’action d’un catalyseur, la luciférase. En présence d’oxygène et d’ATP (Adénosine Tri Phosphate), deux atomes d’hydrogène sont arrachés à la luciférine et remplacés par un atome d’oxygène.

Cette réaction s’accompagne d’émission de photons (lumière) et le nombre de photons émis est exactement le même que le nombre de molécules de luciférines oxydées !

Entre nous, je suis sûr que très peu de lecteurs viennent de comprendre ce paragraphe !  Donc si vous-mêmes avez du mal à comprendre ce phénomène, comment un vers luisant pourrait-il être à l’origine de ces réactions biochimiques complexes ? De plus, il a été prouvé que cette luminescence correspond à un rendement de 100 %, sans aucune perte ! Les thermodynamistes voudraient bien pouvoir reproduire les lampes à lumière froide des insectes !

Qu’on en juge : dans nos lampes, la proportion de la puissance consommée et restituée en lumière ne dépasse pas 7 % ! Le reste est dispersé en rayonnement infrarouge et en chaleur. Même nos appareils lumineux les plus modernes n’arrivent pas à égaler l’incroyable rendement énergétique des vers luisants ! L’Homme a inventé la première ampoule électrique il n’y a pas plus de 100 ans alors que de modestes insectes produisent une lumière parfaite depuis des millions d’années ! L’Homme est en retard cette fois !

 

 

Les organes électriques

On rencontre ces étonnants organes chez certains poissons comme les torpilles. La torpille paralyse ses proies avec des décharges électriques pouvant dépasser 200 volts !

Cet organe électrique est placé de chaque côté de la tête. Une torpille peut ainsi disposer de plus de 2 millions d’éléments électrogènes dans ces organes ! Des outils de travail dignes des meilleurs électriciens !

 

 

Le sonar de la chauve-souris : l’électrolocation

Les sonars équipent un grand nombre de navires et d’avions mais aucun d’entre eux ne peut égaler le sonar de la chauve-souris. Dans l'obscurité totale, une chauve-souris est capable de se déplacer comme si elle était en plein jour ! Ceci même si on lui bande les yeux ! Elle est capable d’éviter des fils d’une extrême minceur que l’on pourrait dresser devant elle.

Elle peut aussi attraper des petits vers qu’on lui jette tandis qu’elle vole ! Cet animal arrive à effectuer ces prouesses grâce à son sonar. De quoi s’agit-il ? En fait, la chauve-souris va produire des sons qui vont ricocher sur l’obstacle qui est devant elle pour revenir et être captées par son cerveau. Ce qui étonne le plus les biologistes, c’est le pouvoir d’analyse de ce cerveau.

La chauve-souris va utiliser ce sonar comme instrument de navigation mais aussi pour se procurer de la nourriture.

Cela signifie que l'information reçue par ce cerveau est d’une grande précision. Aucun radar humain n’est capable de telles performances !

Un autre fait vient embrouiller encore plus les biologistes : il se trouve que les chauves-souris vivent en colonies de milliers d’individus dans des cavernes. Comment font-elles pour distinguer leur voix dans une telle pagaille sonore ?

La réponse est que chaque animal a son type d’écho sonore, un peu comme les empreintes digitales de l’homme : chaque chauve-souris a sa voix, qui ne trouve pas son identique ailleurs !

 

La défense du papillon

Pendant la 2ème guerre mondiale, les pilotes d’avion avaient  deux stratégies pour échapper à un ennemi lorsqu’ils étaient pris en chasse : la première consiste à changer brusquement de trajectoire pour sortir du champ de détection du radar du chasseur.

La 2ème parade est d’émettre à son tour une série d’ondes qui provoque la confusion dans le radar ennemi, un système de brouillage antiradar en quelque sorte. Et bien, ces 2 stratégies de défense existent chez les papillons nocturnes, proies préférées des chauve-souris.

a) Sortir du champ de détection

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces papillons possèdent des récepteurs d’écoute qui vibrent sous l’effet des ultrasons émis par la chauve-souris. Normalement, ces sons sont imperceptibles par la plupart des animaux mais ces papillons ont été dotés de tympans sensibles aux ultrasons ! Dotés par qui ? D

ès que le prédateur s’approche, le papillon pique vers le sol et sort ainsi du champ de détection de la chauve-souris : il est sauvé ! Incroyable, non ?

b) Le système de brouillage antiradar

Le papillon possède au niveau de la 3ème paire de pattes, un mini-tambour à ultrasons. Dès que le papillon entend la chauve-souris s'approcher, il émet immédiatement une série d’ultrasons dont la longueur d’onde est exactement celle d’émission de la chauve-souris ! Celle-ci est totalement désorientée et n’a plus qu’à renoncer !

Au ministère de la défense, les militaires ont jugé ces opérations de brouillage « hautement spécialisées » !
Des ingénieurs de l’armée qui copient sur des papillons… !

 

La thermodétection

Les lunettes qui permettent de détecter une source de chaleur dans l’obscurité ont été inventées par les américains lors de la guerre du Viêt-nam. En réalité, ils n’ont rien inventé, ils ont copié sur … le serpent crotale ! Ce serpent est doté de cette technique de détection depuis des millions d’années !

Situé entre sa narine et son œil, le crotale possède un organe particulier qui lui permet de détecter toute source de chaleur.

Cet organe est constitué de 500 000 cellules sensibles à l’énergie thermique. Ces cellules envoient leur message au cerveau et une traduction instantanée va se faire pour indiquer au serpent, en pleine obscurité, la forme de l’animal qu’il a devant lui, la distance et à quelle direction il se trouve !

Un 2ème fait s’ajoute à cela : les biologistes sont étonnés de la miniaturisation d’un tel appareillage chez ce serpent !

Qui a pourvu le crotale de cette étonnante faculté ? ...

 

Le termite : un expert en climatisation

En Australie, les minuscules insectes termites, pas plus grands qu’une fourmi, vont fabriquer leur termitière qui peut atteindre 5 mètres de hauteur ! Pour cette raison, on appelle ces demeures, les termitières cathédrales ! Mais ce qu’il y a d’encore plus étonnant ici, c’est que ces bâtisses sont toujours orientées Nord – Sud ! Pourquoi ?

Dans les régions où vivent ces termites, il fait très chaud et cette orientation permet une climatisation à l’intérieur de leur demeure. Effectivement, à midi, en présentant une telle orientation, le soleil n’irradie qu’une très petite surface de la termitière.

Chez nous, le soleil se lève à l’est, il parcourt le ciel en étant penché vers le sud, jusqu'à ce qu’il se couche à l’ouest. L’Australie étant dans l’hémisphère sud, il parcourt le ciel en étant incliné vers le nord. Quand il fait le plus chaud, au milieu du jour, le soleil est haut mais incliné au nord.

C’est donc en position Nord-Sud que
la termitière reçoit le moins de soleil à midi et le plus en début et en fin de journée. Ainsi le réchauffement de leur demeure est minimisé lors de la canicule et maximisé quand le soleil est moins fort, ce qui permet le maintien d’une température constante à l’intérieur de l’édifice !

Si la température venait à monter de manière importante, c’est la vie des termites qui serait mise en jeu ! Qui donc leur a appris ces techniques dignes d’un architecte, d’un ingénieur en génie civil et d’un spécialiste en climatisation ?
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:39

1/Les chameaux

2/Les phoques

3/La vie dans le froid



1/ Les vaisseaux du désert
 

« Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés ? »  [ Sourate 88 - Versets 17 ]

Les chameaux et les dromadaires sont des créatures incroyables, magnifiquement adaptées pour la vie dans le désert! Ce sont des animaux complètement indifférents à la brûlure du soleil et aux tempêtes de sable. Comment ?

 

Un réservoir naturel

Ils peuvent se passer d'eau pendant 6 jours d’affilée alors qu’un homme ne pourrait résister plus de 2 ou 3 jours. Comment cela est-ce possible ? Ces animaux ont la particularité de limiter leur perte d’eau : d’une part car ils transpirent à peine et d’autre part parce qu’ils produisent des excréments secs et une urine plus concentrée ne contenant que très peu d’eau !

Un dromadaire peut perdre jusqu’à un tiers de son poids lors d’une traversée du désert, perte qui serait fatale à un organisme humain ! Mais dès qu’il arrive à un point d’eau, le dromadaire peut boire 100 litres d’eau en une seule fois ! D’un point de vue physiologique, c’est quelque chose absolument inconcevable. Effectivement, si le dromadaire était un animal comme les autres, une telle arrivée d’eau dans le sang devrait provoquer l’explosion de tous ses globules rouges.

Mais l’analyse microscopique de ses globules montre qu’elles sont constituées de manière unique pour pouvoir résister à l'éclatement. Incroyable ! Le 2ème avantage que présentent ces animaux est qu’ils constituent des grandes réserves de graisse dans leur bosse. En cas de manque de nourriture, ils utilisent ces réserves au fur et à mesure de leurs besoins. Quand la graisse est épuisée, la bosse rétrécit !

 

Inventions thermiques

La nuit, il fait très froid dans le désert et la température peut avoisiner 0° C. Le dromadaire a alors trouvé une stratégie remarquable : sa température interne va baisser de 6° C au cours de la nuit ! A la montée du jour, dès que le soleil apparaît, la chaleur s’installe pour atteindre 50° voire plus. Le dromadaire étant nettement en dessous de sa température normale va lentement se réchauffer.
Le temps que son corps reprenne les 6° qu’il avait perdu la nuit, la journée est presque terminée.
Il va même emmagasiner un peu plus de chaleur pour pouvoir résister au froid de la nuit.

C’est le seul mammifère capable de faire varier sa température interne pour s’adapter au climat désertique ! De plus, perché sur ses longues pattes, le dromadaire échappe à la chaleur écrasante. Là-haut, il fait parfois 10° de moins qu’au niveau du sol !

 

Véhicule tout terrain

Les pattes de ces animaux n’ont pas de sabot mais 2 gros orteils terminés par un ongle. Sous la plante de leurs pieds, ils possèdent une peau très épaisse et dure pour leur permettre de supporter la chaleur du sol. De plus, leurs pieds sont larges et plats : ils avancent ainsi dans le sable sans s’enfoncer ! Le dromadaire est vraiment une monture performante puisqu’il peut parcourir plus de 160 kilomètres en une journée et peut transporter jusqu‘à 260 kg de marchandises !

 

Barrage contre le sable 

Les principaux ennemis naturels dans le désert sont la chaleur et le sable. Comme nous l’avons vu précédemment le problème de la chaleur est réglé.

Reste maintenant à savoir comment le dromadaire va résister aux
terribles assauts du sable lorsqu’il est transporté par le vent ?

Chameaux et dromadaires ont été conçus à merveille et ils possèdent toutes les adaptations pour vivre dans ce milieu très hostile à la vie.

Pour éviter que le sable ne les aveugle dans leur avancée, ces animaux possèdent de longs cils qui protègent leurs yeux !

Au cours des tempêtes de sable, lorsque les rafales sont trop violentes et qu’il leur est impossible d’ouvrir les yeux, ils avancent alors les yeux fermés :
leurs paupières étant très fines, ils voient au travers pour se diriger !

Ils ont aussi la faculté de rétracter (fermer) leurs narines pour éviter que le sable ne bouche leurs voies respiratoires! De plus, ils possèdent des poils dans les oreilles pour les protéger efficacement contre le sable !

Chameaux et dromadaires : miracle de la nature ou signe de Dieu ?

 

2/ Le mystère de la plongée des phoques
 

En général, les mammifères ne peuvent rester sans respirer sous l’eau plus de quelques minutes. Le phoque fait très fort puisqu’il est capable de plonger en apnée pendant plus d’une heure ! Ceci est un premier exploit. Le deuxième est qu’il a été prouvé que le phoque pouvait descendre jusqu’à des profondeurs de 500 mètres !

Pour comparaison, un humain dépasse à peine les 20 mètres en plongée sous-marine.  Pour cause, plus on s’enfonce dans l’eau, plus la pression augmente. A quoi s’expose-t-on si on défie la pression des profondeurs ? On risque des convulsions, la perte de conscience, la rupture de ses vaisseaux sanguins, la détérioration du cerveau, voire la mort !

Toutes ces complications naissent à cause de l’air qui subsiste dans notre corps lorsqu’on plonge.

Alors comment fait le phoque pour accomplir ces exploits de plongeur ?
Son temps record d’apnée sous l’eau est possible grâce à
3 adaptations :

 

Un stockeur d'oxygène

Le phoque est capable de stocker de l’oxygène dans son sang. Les organes qui vont recevoir cet oxygène sont limités. Il s’agit du cerveau, des yeux et du placenta chez les femelles. Comme « par hasard », ce sont les organes essentiels à la nage qui vont recevoir en priorité l’oxygène. En ce qui concerne le placenta, c’est évident : cet organe est vital pour le fœtus.
 

Un organe réservoir de globules rouges

La rate du phoque est un réservoir de globules rouges !
Dès que l’animal plonge, la rate libère des globules rouges pendant la durée de l’immersion puis dès qu’il remonte en surface, la rate récupère les globules rouges supplémentaires inutiles à l’air libre !

Comme les globules rouges sont les transporteurs d’oxygène dans notre corps, leur plus grand nombre va permettre de concentrer plus d’oxygène dans le phoque.
 

La souplesse de sa cage thoracique

Pour résister aux effets néfastes de la pression, le phoque a une cage thoracique très souple. Ainsi dès que l’animal atteint des profondeurs de 50 à 70 mètres, cette souplesse permet aux poumons de se vider complètement d’air sous l’effet de la pression. Cette vidange des poumons évite ainsi les troubles de la pression !

Tout est calculé, n’est ce pas ?  Trop parfait.
Il suffit d’ouvrir les yeux :
le Créateur a signé son œuvre !

 

 

3/ La vie dans le froid
 

Antigel -30°C

Dans l’océan antarctique, au pôle sud, il fait tellement froid que très peu de poissons vivent dans de telles conditions. Pourquoi ? Dès que la température descend en dessous de 0° C, les liquides présents dans le corps des poissons commencent à geler : les cristaux de glace qui se forment à l’intérieur de leur organisme détruisent leurs organes et c’est la mort pour ces animaux. C’est ce qui a causé la disparition de la plupart des poissons qui y vivaient mais une espèce particulière, les Notothénioidei, ont survécu. Les biologistes s’y sont alors intéressés et ils ont découvert d’étonnantes adaptations.

La solution adoptée par ces poissons pour ne pas geler dans ces eaux glacées est de produire des molécules antigel ! Exactement comme les liquides de refroidissement que l’on met dans les radiateurs d’automobiles : ils peuvent résister à des températures pouvant descendre à – 30° C ! Comment agissent ces molécules ?

Elles ont le pouvoir d’abaisser le point de congélation des fluides présents dans leur corps ! Ainsi à une température où normalement le poisson devrait geler, ces molécules permettent à son sang et aux autres liquides du corps de ne pas se transformer en glace ! Mais un fait étrange a été observé ici.

Pour étudier ces antigels, les biologistes ont essayé de les recueillir dans l’urine de ces poissons, mais les tests ont révélé l’absence totale de ces molécules dans les urines ! En observant de près les reins de ces animaux, ils ont constaté qu’ils étaient adaptés de manière unique pour ne pas filtrer ces antigels. Pourquoi ?

La fabrication de ces molécules par le corps nécessite beaucoup d’énergie, les rejeter dans l’urine serait un gâchis. Ainsi le fait que leurs reins sélectionnent ces antigels pour les conserver dans le sang permet une économie. Ce phénomène est unique dans le monde animal ! Une solution vitale pour résister à un milieu hostile !

 Une 2ème adaptation a été découverte chez ces poissons du pôle sud : ils ont développé une flottabilité naturelle. Il s’agit d’une sorte d’état d’apesanteur qui permet au poisson d’économiser l’énergie qu’il devait normalement déployer pour flotter !

Je m’explique : pour qu’un poisson puisse flotter dans l’eau, il doit remuer ses nageoires sinon il tombe au fond. Ces battements incessants de nageoires nécessitent une dépense d’énergie régulière, dangereuse pour des animaux qui vivent dans des conditions aussi extrêmes. Alors comment font donc ces étonnants poissons pour flotter sans nager ?

En faisant des coupes de leur corps, les biologistes ont découvert que la majeure partie de leur squelette est constitué de cartilage qui présente l’avantage d’être plus légers que l’os !

Deuxième observation : lorsque certaines parties du squelette sont bien faites d’os, ces parties sont creuses donc plus légères !

Troisième phénomène : ces poissons possèdent des sacs de graisse situés exactement au niveau du centre de gravité de l’animal. Ces dépôts de graisse confèrent ainsi à l’animal une plus faible densité !

Etonnantes stratégies, n’est-ce pas ! Ces découvertes montrent combien sont ingénieuses les adaptations dont le Créateur a doté certains animaux. Dans des milieux hostiles à la vie et contre toute logique, Allâh nous montre des signes de Sa grandeur pour nous prouver que Lui seul permet la vie.

 

Gelé mais pas mort !

L’étude de la résistance des animaux au froid aérien est encore plus intéressante quand on sait que les températures peuvent avoisiner les – 50° C !

A des températures aussi froides, les biologistes ont pu observer des animaux littéralement gelés !

Les tortues, les salamandres, les grenouilles, des insectes … ne présentent plus aucun signe de vie ils ne bougent plus, ils ne respirent plus, leur coeur cesse de battre et leur sang ne circule plus !

Mais pourtant, fait incroyable, ils ne sont pas morts ! Ils résistent au froid !

Comment ?

Ces animaux ont inventé 4 adaptations biochimiques pour survivre à l’état gelé : Ils vont fabriquer 2 types de protéines :

Des protéines de nucléation qui vont permettre la formation de petits cristaux de glace uniquement autour des cellules et pas dans les cellules ! Effectivement, tant que les cristaux ne se forment pas à l’intérieur des cellules, il n’y a pas de risque de les endommager.

Des protéines antigel qui limitent la taille de ces cristaux de glace pour éviter qu’ils ne prennent des proportions trop importantes. Ils restent ainsi inoffensifs !

La 2ème adaptation est pleine de génie : l’animal va fabriquer deux substances, le tréhalose et la proline, qui vont se fixer sur toutes ses cellules. Pourquoi ?  Ces 2 molécules ont pour effet de protéger les membranes cellulaires contre les déchirures qui pourraient se produire.

Laissez-moi vous citer les explications de Kenneth Storey, biologiste canadien :  
« Ces molécules évitent les dangers de l’osmose en stabilisant la bicouche lipidique membranaire et permettent ainsi de minimiser la contraction cellulaire provoquée par la congélation de leur fluide extra-cellulaire »

Avez-vous compris quelque chose ? Alors comment une simple chenille pourrait-elle faire
quelque chose que vous, un esprit pensant, vous n’arrivez pas à comprendre !

Cela signifie que ces molécules bouchent les petits trous par lesquels la cellule opère des échanges avec l’extérieur, de façon à l'isoler contre le froid qui glace le liquide dans lequel elle baigne.

Derrière ces apparences, se cache le pouvoir du Créateur !

Pour permettre le retour à la vie, il faut absolument éviter que le séjour de ces animaux dans le froid ne détériore leurs enzymes ; les enzymes sont les éléments qui permettent les réactions biochimiques, donc la vie de l’organisme. Pas de problèmes, il y a toujours une solution !

Ces animaux ont pour ordre de fabriquer 2 molécules, le glycérol et le sorbitol. Mais ici rien que la présence de ces substances est un fait étonnant ! Normalement, aucune enzyme ne peut fonctionner à basse température mais "comme par hasard", l’enzyme glycogène phosphorylase, qui forme ces 2 molécules est active à des températures froides ! Ainsi le glycérol et le sorbitol vont stabiliser et protéger toutes les enzymes du corps pour leur permettre de rester fonctionnelles au retour des températures douces ! Un conservateur, pour ne pas pourrir et se décomposer. Il fallait y penser ! Vous l’auriez fait, vous ?

Une 4ème solution a « été trouvée » par les grenouilles...

Pendant les périodes d’hiver, les grenouilles accumulent du glucose (sucre) dans leur sang à des taux pouvant atteindre les 45 grammes par litre ! Cette valeur est exceptionnelle et relève du miracle quand on sait qu’au-dessus de 3 grammes par litre, le glucide produit des acides et peut mener à la mort de l’organisme ! Comment expliquer que ce taux en apparence mortel, est en réalité vital pour les grenouilles ?

En période de grand froid, dès que la peau des grenouilles commence à geler, la glace déclenche une réaction qui active le foie pour lui ordonner de libérer beaucoup de glucose dans le sang.

Il a été prouvé que le coeur ne peut récupérer sa capacité de contraction que s’il a été congelé en présence de concentrations élevées de glucose !

Comment pouvait-elle le savoir ? De plus, le glucose présente l’avantage de permettre aux cellules de produire de l’énergie sans oxygène et de prolonger la survie des organes congelés !

Récapitulons : des protéines pour qu’il ne gèle pas dans les cellules mais dehors ; d’autres protéines pour que les cristaux de glace restent petits ; de l’isolation pour toutes les cellules pour qu’elles ne gèlent pas quand tous les liquides du corps sont gelés ; des conservateurs pour que les enzymes, démarreurs de la vie, restent fonctionnels ; du sucre dans le sang pour que le cœur se congèle dans du sucre sinon il ne pourrait pas battre à nouveau. Est ce vraiment la grenouille qui est à l’origine de cette étonnante stratégie de survie ?

 
Certains animaux comme les ours blancs possèdent des adaptations dignes de Celui qui les conçues : d'une part, sous leur peau, on trouve
une épaisse couche de graisse qui protège leurs organes du froid et d’autre part, la surface de leur corps est recouverte de poils.

Mais ce qui est incroyable, c’est la structure de ces poils blancs .Chaque poil est un tube creux conçu pour capter les rayons ultraviolets du soleil !


Ces milliers de tube conduisent ainsi ces rayons jusque dans la peau.
Celle-ci étant noire, elle va transformer ces rayonnements en chaleur ! L’animal est ainsi réchauffé malgré le froid glacial du pôle nord ! Le Tout Puissant ne fait rien au hasard : Il a lié ici l’utile à l’esthétique !

 Ces quelques exemples que je vous ai cités ne sont qu’une infime partie des étonnants miracles dont sont dotés la plupart des animaux. La complexité, la minutie et la perfection que l’on découvre chez tous les êtres vivants viennent renforcer l’idée qu’ils ont été conçus par un Créateur.

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