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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 18:04


de Sheikh Al-Sulami (Xème Siècle)


Gloire et louange à ALLAH, que son nom soit béni, qu'il soit Glorifié à l'infini, ici bas comme dans l'au-delà, que sa Bénédiction soit sur la meilleure de ses créatures, le Prophète Mohammed (B & S sur lui) sur sa famille, sur ses compagnons, et sur tous ceux (et celles) qui font revivre leurs efforts dans le monde.



Le CORAN parle de sa création :

S91 (As-Sams) V 6, 7, 8 , 9 : « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée ». « Et lui a inspiré son immoralité de même que sa piété ! ». « A réussi, certes, celui qui la purifie ». » Est perdu, certes, celui qui l'a corrompue »

Le CORAN reconnaît dans l'âme charnelle (La Nafs) 3 parties :

1. La Nafs instigatrice du mal (al-ammâra bi al-sü) S12 (Yusuf) V53 : « je ne m'innocente pas, car l'âme est très instigatrice du mal.. »

2. La nafs qui blâme (al-tawwama) S75 (Al-Qiyâmah) V2 : « Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer »

3. La nafs apaisée (al-mutma'inna) S89 (Al-Fajr) B27, 28 : « Ö toi, âme apaisée ». « Retourne vers Ton Seigneur, satisfaite et agréée ».


Allah qu'il soit béni et Glorifié dit dans le Saint Coran :
S12 (Yusuf) V53 : « Certes l'âme est très est très incitatrice au mal (ammâra bi al-sû) ».
S79 (An-Näzi'âte) V40 : « Celui qui aura préservé son âme de ses passions (Al-hawâ) ».
S45 (Al-Jätiya) V23 : « Vois-tu celui qui prend sa passion pour son Dieu »



Et bien d'autres versets qui nous montrent les maux de l'âme et son peu d'inclinaison au bien.



Ali bin Abû Amrû rapporte d'après Abd al-jabar, d'après Amad bin al-Hassan bi Abän, d'après Abû Asim, d'après Sha'ba et Sufyan, d'après Salama bin Kuhayl, d'après Abû Hurrayra (R.A) que l'envoyé d'Allah (B&Salut sur lui) à dit : « L'épreuve (Al-bâla), la passion (al-hawa) et le désir (al-shahawa) son pétris dans l'argile d'Adam »

1° - Une des maladies de l'âme est de se croire (tatawahhanm) déjà parvenu à la porte du salut, elle croit y frapper par l'artifice de ses prières et de ses actes d'obéissance et s'imagine que la porte s'ouvrira.
Mais en réalité elle s'est fermée la porte de la félicité en raison du grand nombre de ses transgressions.


Le remède dans cette situation sont le cheminement dans la voie droite, la nourriture pure et la piété parfaite (Ne convoite pas la sérénité (an tashû) tant qu'il y a en toi un vice et ne convoite pas le salut tant que pèse en toi une faute).

2°- Une des maladies de l'âme, c'est, lorsqu'elle pleure, de se consoler dans ses pleurs pour se réconforter.

Le remède correspondant, c'est de s'attacher à l'affliction (al-kamad) dans les pleurs pour que l'âme n'ait pas le temps de trouver un soulagement, c'est aussi de pleurer dans notre tristesse spirituelle et non pas de tristesse, car celui qui pleure de tristesse se réconforte dans ses pleurs, tandis que celui qui pleure dans la tristesse, les pleurs augmentent ainsi que son affliction et sa tristesse.


3° - Une des maladies de l'âme est de chercher le secours des créatures, alors qu'elles sont incapables de la délivrer de ses malheurs (durr), d'espérer (rajâ' uhu). Un profit de quelqu'un qui est incapable de lui accorder, et de s'inquiéter de sa subsistance (risq) alors qu'Allah la garantit.

Le remède correspondant, c'est de retourner à une foi saine comme Allah le Sublime dit dans le Saint Coran :
S10 (Yunus) V107 : « Et si un malheur te frappe, nul ne peut l'écarter en dehors de lui (d'Allah). Et s'il te veut un bien nul ne peut repousser Sa grâce ».
S30 (Az-Zumar) V52 : « Ne savent-ils pas qu'Allah attribue Ses dons avec largesse ou les restreint à qui il veut ? ». Même sens dans le verset 12 de la Sourate 42 (As-Surä)
S11 (Hûd) V6 : « Il n'y a point de bête sur terre dont la subsistance n'incombe qu'à Allah »
S2, (Al- Baqarah) V172 : « O les croyants ! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez ALLAH, si c'est Lui que vous adorez ».
S15 (Al-Hijr) V20 : « Nous y avons placé (sur la terre) des vivres pour vous et (placé aussi pour vous) des êtres que vous ne nourrissez pas.
S17 (Al-Isrâ) V31 : « C'est nous qui attribuons (à vos enfants) leur subsistance, tout comme à vous »
S26 (As-Su'arà) V79 : « (C'est Abraham qui parle) C'est Lui qui me nourrit et qui me donne boire ».
S29 (Al-Ankabût) V60 : « Que de bête ne se chargent point de leur propre nourriture ! C'est Allah qui les nourrit ainsi que vous ».
S30 (Ar-Rûm) V40 : « C'est Allah qui vous a créés et vous a nourris »
S34 (Saba) V24 : « Dit : « Qui vous nourrit du ciel et de la terre ? » Dis : « Allah ».
S35 (Fâtir) V3 : « Existe-t-il en dehors d'Allah, un créateur qui du ciel et la terre vous attribue votre nourriture ? ».
S51 (Ad-Dariyât) V22 : « Il y a dans le ciel votre subsistance »
S53 (An-Jajm) V43, 44, 48 : « C'est Lui qui fait rire et qui fait pleurer ». « C'est Lui qui donne la mort et qui ramène à la vie ». « C'est Lui qui met à l'abri (du besoin ou qui enrichi) et qui fait acquérir ».
S56 (Al-Wäqi'a) V63, 64, 65 : « Regarder donc ce que vous labourez ? Est-ce vous qui le cultivez ? Ou est-ce nous qui le cultivons ? Si nous voulions, Nous le réduirions en débris. Et vous ne cesseriez pas de crier (de vous étonner) ».
Lisez la Sourate Al-Qalam Versets 17 à 33

C'est de considérer la faiblesse des créatures (devant la puissance du créateur) et leur impuissance à nous aider. Celui qui est dans le besoin ne peut satisfaire les besoins d'autrui et, à son tour celui qui est impuissant à aider de pourra être raffermi par les ressources d'autrui. Nous échapperons ainsi à ce mal et l'âme retournera entièrement vers son Seigneur.


5°- Une des maladies de l'âme est sa nonchalance (fatra) dans les devoirs religieux que le fidèle accomplissait auparavant. Une maladie plus grave encore consiste à les nier (c'est à dire penser qu'en dépit de cette nonchalance et de ses carences il ne sera pas châtier par Allah). Cela est dû au manque de gratitude envers son créateur qui lui a permis d'accomplir ses devoirs religieux. Cette personne se prive de l'assistance divine (maqâm a-tawfiq). Elle se cache à elle-même ses imperfections et les considèrent comme belles.

Pourtant Allah le très haut l'a averti dans le Saint Coran : S35 (Fâtir) V8 : « Celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu'il la voit belle- Mais Allah égare qui il veut et guide qui il veut ».
S7 (Al-A'râf) V205 :" Et rappelle-toi ton Seigneur en ton âme, en humilité et crainte, et ne soit pas parmi les inattentifs"


Le remède consiste à chercher refuge auprès d'Allah le Sublime, et pratiquer assidûment son invocation (Zikr) à lire le Coran et à demander aux personnes Saintes de prier pour lui afin qu'il retrouve l'état de pureté originel (celle d'Adam avant sa chute). Peut-être qu'Allah dans sa bienveillance Lui ouvrira le chemin de la servitude et de l'obéissance.


6°- Une des maladies de l'âme est de trouver l'obéissance insipide. Cela provient soit de l'ostentation qui est mêlée à son obéissance et de son manque de sincérité, soit du fait qu'elle a délaissée l'une des Sunna du Prophète (B&S sur lui).

Le remède consiste à exiger de l'âme la sincérité, à suivre assidûment l'ensemble des coutumes du Prophète (B&S sur lui) dans les actes et à agir au mieux pour que les efforts entrepris portent leurs fruits.


7° - Une des maladie de l'âme est d'espérer pour elle-même le bien alors qu'elle participe à celui-ci.

Par exemple au lors de l'accomplissement du grand pèlerinage penser qu'on va être pardonné. C'est une faute d'orgueil que d'avoir une bonne opinion de soi-même. Abd Allâh Ben Mas'ud (R.A) rapporte ces propos du Prophète (B&S sur lui) : « Quiconque a dans son cœur la moindre trace d'orgueil n'entrera pas au Paradis ». (Musilm)

Le remède correspondant est que le fidèle ne tienne pas pour acquis le pardon de ses péchés par Allah qui le voit commettre des fautes et des transgressions. Il doit avoir honte, et une mauvaise opinion de lui-même.


8°- Une des maladies de l'âme est d'oublier qu'elle ne peut vivre attachée à ce monde et quelle préfère la vie d'ici-bas (Al-dunyâ) à celle de l'au-delà.

S11 (Hûd) V15, 17 :" Quiconque veut la vie présente avec son décor.." :" Pour ceux là rien dans l'au-delà que du feu ».
S17 (Al-Isra) V18, 19 :" Quiconque veut du hâtif, Nous hâtons pour lui ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis Nous lui assignerons l'enfer, ou il tombera, blâmé, déserté"." Et quiconque veut l'au-delà et s'y efforce d'effort, tandis qu'il est croyant.. Alors l'effort de ceux-là sera reconnu".
S42 (As-Surà )V20 :" Quiconque veut le champ de l'au-delà, Nous lui accroissons son champ; et quiconque veut le champ d'ici-bas, Nous lui en apporterons ; cependant, pas de part pour celui-ci dans l'au-delà".


Ibn Mas“oud (R.A) a dit : " Vous jeûnez, priez et faites plus d'efforts que les compagnons du Messager d'ALLAH (B & S sur lui) mais pourtant, ils étaient meilleurs que vous". Ils demandèrent :" Pourquoi Abû Abderrahmane ? " Il répondit :" Il renonçaient plus que vous à ce monde d'ici-bas et ne désiraient plus que l'au-delà".
Les remèdes correspondants sont la veille, la faim, la soif et l'effort en vue de contrer les penchants de l'âme, c'est aussi défendre à l'âme de satisfaire ses désirs. Yahya bin Mu'âd à dit : « La faim est une nourriture avec laquelle Allah fortifie les sincères »


9°- Une des maladies de l'âme est de ne jamais accepter la vérité, la soumission étant contraire à la nature de son caractère. Cela résulte principalement de sa faiblesse à résister aux passions et aux désirs.

Le remède correspondant consiste à s'affranchir de la passion et du désir pour aller vers son Seigneur entièrement soumis : « Cela consiste être attaché aux attributs d'Allah et à ne voir dans ton existence et dans tout ce qui si rattache rien qui ne soit à toi car ce sont des choses qui te sont prêtées? Ne vois dans ton existence que par Son existence, ta subsistance que par Sa subsistance, ta force que par Sa force, ta puissance que par Sa puissance, ta richesse que par Sa richesse et ainsi de suite avec les autres attributs. Ceci n'est possible pour toi que si tu réalises les attributs de ta servitude qui sont ton néant, ta pauvreté, ta bassesse et ton impuissance.




10°- Une des maladies de l'âme est de s'habituer aux mauvaises pensées et, en conséquence se laisser obnubiler par les transgressions.

S3,(Al-Imrân) V29 : " Dis : Si vous cachez ce qui est dans vos cœurs, ou bien, si vous le divulguez, ALLAH le connaît ".
S4, (An-Nisä) V108 : « Ils tentent de se dissimuler aux regards des gens mais pas au regard de DIEU.. »


Abû Hurayra (R.A) a dit : Le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) a dit :" ALLAH ne regarde ni vos corps ni votre aspect extérieur, mais il regarde vos cœurs " (Muslim).
Le remède correspondant, c'est de repousser ces pensées dès le début afin qu'elles ne prennent pas le dessus, et cela grâce à l'invocation continuelle et la crainte nourrie par la certitude qu'Allah connaît mes pensées les plus secrètes. Car en publique tu fais attention aux regards des autres sur toi, mais tu ne rectifies pas le regard qu'Allah porte sur toi, tu devrais avoir honte. Considère les pensées comme des personnes non invitées qui viendraient chez toi, vider ton réfrigérateur et s'installer pour manger. Traites-les de la mêmes façon, car le péché commence quand on accepte la pensée et que l'on commence à s'entretenir avec elle.


11°- Une des maladies de l'âme consiste à surveiller ou s'occuper à chercher les vices des autres et à fermer les yeux sur les siens.

S49, (Al-Hujurât) V12 : « O vous qui avez cru !...Ne vous espionner pas... »
S24 (An-Nûr) V19 : « Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l'au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas »


Abû Hurayra (R.A) rapporte ces propos du Messager d'Allah (B&S sur lui) : « Un serviteur ne cèlera pas les défauts d'un musulmans sans qu'Allah ne cèle les siens le jour du jugement » (Muslim)
Le Prophète (B & S sur lui) a dit : « Celui (ou celle) qui écoute une conversation entre deux personnes de sa cachette, on lui versera du plomb fondu dans ses oreilles le jour de la résurrection » (Al-Bokari)
Jésus disais : « Tu vois la paille dans l'œil du voisin, mais tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ».


12°- D'autres maladies de l'âme sont la négligence, la lassitude, l'obstination, l'ajournement (des bonnes actions), la quasi-certitude d'être sauvé dans l'au-delà (taqrib al-'amal) et la pensée que le moment de la mort est lointain (tab îd al-'ajal).

Le remède consiste à ce repentir (Tawba) qui rompt l'obstination, la crainte (Khwaf) qui fait disparaître l'ajournement (des bonnes actions), un espoir (rajâ) qui incite à l'accomplissement des devoirs religieux (al-'amal) ; c'est invoquer Allah à tout instant ('awqât) et mépriser l'âme à cause de sa fin proche et de son espoir de salut lointain.


13°- Une des maladies de l'âme est son estime pour elle-même et son apitoiement sur son cas.
Le remède correspondant, c'est d'estimer plutôt les bienfaits d'Allah le Très Haut envers l'âme en toute circonstance (fi jami'al-ahwâl) et d'éliminer ainsi l'estime que le fidèle a pour son âme.


14°- Une des maladies de l'âme est de s'employer à embellir les apparences, de simuler, l'humilité sans la pratiquer véritablement, de feindre d'adorer sans être présent dans l'adoration.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle s'occupe de préserver ses secrets intimes pour que les lumières de son for intérieur embellissent les actions extérieures. Il sera alors embelli sans parure, respectable sans admirateur, fort sans son clan. C'est la raison pour laquelle le Prophète (B&S sur lui) a dit : « Celui qui corrige sa vie intérieure (sarîra), Allah corrigera sa vie extérieure ('alâniyyatuhu) ».


14°- Une des maladies de l'âme consiste à demander des compensations pour ses actions.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle considère ses manquements dans l'accomplissement de ses devoirs religieux et son peu de sincérité. Celui qui accomplit correctement ses devoirs religieux est celui qui renonce à demander des compensations par politesse et par scrupule, et qui reconnaît avec joie, d'une part, Allah que sa splendeur est majestueuse, qu'Il a déjà arrêté son destin (prédestination) et que ce qui doit l'atteindre l'atteindra dans ce monde et dans l'au-delà, et qui reconnaît, d'autre part, que seule la sincérité le rendra libre.
Car C'est lui qui fait les causes et les situations :
S57 (Al-Hadîd), V22 : « Nul malheur n'atteint la terre, ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un livre avant que Nous l'ayons créé, et cela est certes facile à ALLAH »
S9 (At-Tawbah), V51 : « Dis : « Rien ne nous atteindra, en dehors de ce qu'ALLAH a prescrit pour nous. Il est notre protecteur.. »
La vie et la mort, et la destinée de chacun est déjà décidée :
S3, (Al-Imrân) V154 : « Dis : « Eussiez-vous été dans vos maisons, la mort serait aller chercher dans leurs lits ceux sur qui c'était prescrit ».
S8,(Al-Anfâl) V42 : « ...Mais il fallait qu'ALLAH accomplit un ordre qui devait être exécuté, pour que sur preuve, périt celui qui devait périr, et vécu, sur preuve, celui qui devait vivre ... ».
S11, (Hûd) V40 : « Charge dans l'arche un couple de chaque espèce ainsi que ta famille – Sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé.. »
Toutes nos actions sont prédestinées :
S10 (Yûnus) V61 : « Tu ne te trouveras dans aucune situation, tu ne réciteras aucun passage du Coran, vous n'accomplirez aucun acte sans que Nous soyons témoins au moment où vous l'entreprendrez. Il n'échappe à ton, Seigneur ni le poids d'un atome sur terre ou dans le ciel, ni un poids plus petit ou plus grand qui ne soit déjà inscrit dans un livre évident ».


15°- Une des maladies de l'âme, c'est que le fidèle a perdu la saveur de l'obéissance, ce qui arrive quand le cœur est malade et que l'intériorité secrète est trahi.

Le remède correspondant, c'est de se nourrir de choses licites et de pratiquer incessamment l'invocation d'Allah (mudâwamat al-Zhikr), d'être au service des gens pieux et de s'approcher d'eux. C'est aussi de supplier Allah le très haut, pour que, dans sa bienveillance, Il donne au cœur la santé en éloignant les ténèbres dues aux maladies. Le fidèle retrouvera alors ainsi la saveur de l'obéissance.


16°- Une des maladies de l'âme, est la paresse (al-kasal) qui est une conséquence de la satiété. Certes quand l'âme est rassasiée, elle devient forte, et quand elle devient forte, elle trouve satisfaction et lorsqu'elle a trouvé satisfaction elle vainc le cœur.

Le remède correspondant, c'est d'affamer l'âme. Car si l'âme a faim, sa satisfaction disparaît, et sa satisfaction disparue, elle devient faible, le cœur la vainc, et lorsque le cœur l'a vaincue il la porte à obéir et fait disparaître la paresse.
Le Prophète (B&S sur lui) a dit : « L'être humain n'a pas de pire récipient que son ventre, mais comme cela est nécessaire, qu'il consacre à son estomac un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et qu'il laisse vide le troisième tiers pour lui permettre de respirer » (Al-Thimidhy)(Hs).


17°- Une des maladies de l'âme est de rechercher la suprématie (Al-riyâsa) du savoir, de se gonfler d'orgueil et de s'en vanter auprès des autres.

Le remède correspondant, c'est de voir la grâce d'Allah le très haut à l'égare de son serviteur qui lui a permis l'accès au savoir et de le retenir. C'est aussi de pratiquer constamment l'humilité (al-tawâdu), la contrition (Al-'inkisâr), la compassion (al-shafaqua) pour les créatures et de leur prodiguer de bons conseils
S2, (Al-Baqarah) V282 : " C'est Allah qui vous enseigne et Allah est Omniscient ".
S31 (Luqmân) V18 : « Et ne foule pas la terre avec orgueil, car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole ».

Abû Hurayra (R.A) rapporte ces paroles de l'Envoyé d'ALLAH (B & S sur lui) :" Quiconque apprend une science (destinée à obtenir l'agrément d'ALLAH) qu'en vue d'en tirer profit dans ce monde ne sentira même pas l'odeur du Paradis au jour de la Résurrection "(Abû Daoud) hadith (S).


18° - Une des maladies de l'âme est la profusion de paroles. Celle-ci a deux origines : le désir de suprématie qui porte le fidèle à vouloir faire étalage de sa science et de son éloquence.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle prenne conscience qu'il est responsable de ce qu'il dit, que c'est paroles ses paroles sont enregistrées et qu'il devra en répondre le jour du jugement. Car Allah a dit dans le Saint Coran :
S80 (Al-Infitâr) V10, 11, 12 : « Alors que veillent sur vous des gardiens ». « De nobles scribes ». « Qui savent ce que vous faites ».
S50, V18 : " Il ne prononce pas une parole sans qu'il y ait auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire".
S4, V114 :" IL n'y a rien de bon dans beaucoup de leur tête à tête, sauf si tel ordonne une charité, ou un bien évident, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait en cherchant l'agrément d'ALLAH, à celui-là alors nous donnerons bientôt un énorme salaire".


Abû Hurayra (R.A) a entendu ces propos du Prophète (B & S sur lui) : " Certes le serviteur peut, sans y prendre garde, prononcer une parole qui le fasse trébucher en enfer et l'y précipiter sur une distance supérieure à celle qui sépare l'orient de l'occident". (Al Bokari/Muslim).
Uqba Ben Amir (R.A) rapporte : " je demandais : " O envoyé d'ALLAH, en quoi consiste la réussite " Il me répondit :" Tiens ta langue, demeure chez toi le plus possible et pleure sur tes fautes". (Tirmidhy/Ahmed).


19°- Une des maladies de l'âme est que, lorsqu'elle est satisfaite, elle loue démesurément ce qui la satisfait, et lorsqu'elle est en colère, elle blâme démesurément ce qui la met en colère.
Le remède correspondant, c'est d'exercer l'âme à la véracité (al-sidq) et à la vérité (al-haqq) pour que le fidèle n'exagère pas dans l'éloge de celui qui lui donne satisfaction ni dans le blâme de celui qui le met en colère. La plupart du temps ce défaut vient du peu d'intérêt que le fidèle porte aux commandements et aux interdictions divins. Allah le très haut dit dans le saint Coran :
S17, (Al-Isra') V36 : « Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. »

20°- Une des maladies de l'âme est de demander à Allah de la guider dans ses actions ; elle s'indigne ensuite de ce qu'Il a choisi pour elle.
Le remède correspondant, c'est que l'âme sache que le fidèle connaît les aspects extérieurs des choses alors qu'Allah connaît les aspects intérieurs des choses et leurs réalités essentielles, et qu'elle sache aussi que l'excellent choix d'Allah pour le fidèle est meilleur que le choix qu'il fait pour lui-même. En effet quel que soit l'état qu'un serviteur choisit pour lui-même, celui-ci est lié à un malheur (balâ) correspondant. Que le fidèle sache que son sort est décidé (mudabbar), que lui n'en décide pas (mudabbir) et que sont indignation contre ce qui est décidé (al-maqdiyy) ne changera rien au décret divin (qadâ). Qu'il impose à son âme d'accepter (ridâ) le décret divin et il trouvera le repos.
S57, (Al-Hadîd) V22 : « Nul malheur n'atteint la terre, ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un livre, avant que Nous l'ayons créé et cela reste facile pour Allah ! ».
S9, (At-Tawbah) V51 : « »Dis : « Rien ne vous atteindra, en dehors de ce qu'Allah a prescrit pour nous, Il est notre protecteur ».
Le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) a dit aussi :« La première créature fut la plume. ALLAH lui dit : « Ecris ! » Seigneur, lui dit elle, que dois-je écrire ? « Ecris, dit le Seigneur, la destinée de toute chose jusqu'au jour de la résurrection ».
- « Moïse (A.S) critiqua Adam (A.S) : Tu es notre père, tu nous a déçu, tu nous a fais sortir du Paradis ! N'es-tu pas Moïse, dit Adam, auquel ALLAH a parlé et lui a donné la THORA ? Tu me critiques pour un fait auquel j'étais prédestiné 40 ans avant ma création ? Adam répondis le Prophète (B & S sur lui) fut le plus convainquant ! ».
- « Agissez Toute œuvre est rendue aisée à celui qui y est prédestiné».
- « Le vœu ne change en rien la décision d'ALLAH ! ».
-« Dans son dialogue avec l'Ange Gabriel le Prophète (B & S sur lui) expliqua la foi en ces termes : « La foi, est de croire en ALLAH, en Ses Anges, en Ses écrits, en Ses Prophètes, au jour dernier et à la prédestination (ou prescription) bonne ou mauvaise ».


21°- Une des maladies de l'âme est de formuler des souhaits de manière inconsidérée. Et souhaiter c'est s'opposer au décret divin et au destin qu'il a choisi pour nous.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'il ignore les conséquences de son souhait : est ce que le souhait l'entraînera vers un bien ou vers un mal, vers ce qui le rendra satisfait ou vers ce qui le mettra en colère ? S'il connaît le caractère illusoire (îhâm) de son souhait ; il le blâmera et le repoussera, il retournera vers le contentement (Al-ridâ ) et la résignation (Al-taslîm) et trouvera le repos.
Le Prophète (B&S sur lui) a dit : « Si l'un de vous souhaite quelque chose, qu'il réfléchisse à ce qu'il souhaite car il ne sait pas ce qui est écrit pour lui dans ce souhait » et il a dit aussi : « Qu'aucun de vous ne souhaite la mort à cause d'un mal qui l'a atteint mais qu'il dise : O mon Seigneur garde moi en vie tant que la vie est un bien pour moi et rappelle-moi à toi si la mort est meilleure pour moi »


22°- Une des maladies de l'âme est son goût pour les affaires de ce monde et le bavardage.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle s'emploie à invoquer Allah (Zhikr) constamment pour que cela le détourne de l'appel de ce monde et des mondanités et l'empêche de s'enfoncer dans les mêmes gouffres qu'eux. Qu'il sache que les affaires mondaines ne le concerne pas et qu'il les laisse de coté, car le Prophète (B&S sur lui) a dit : « L'homme pratique un bel Islam, lorsqu'il délaisse ce qui ne le concerne pas ».


23°- Une des maladies de l'âme est que le fidèle montre son obéissance devant les gens par ostentation, afin que ceux-ci le constate et en parlent.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que les hommes ne lui sont d'aucun mal ni d'aucun bien et qu'il s'efforce d'exiger de son âme la sincérité dans les actes pour que cette maladie disparaisse.
S98, V5 :" Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer ALLAH, en purifiant pour Lui la religion, en sincères, et d'établir l'office et d'acquitter l'impôt. Et voilà la religion de la droiture ".

Abû Hurayra (R.A) rapporte dans un hadith Qoudousi que le Messager (B&S sur lui) tient de son Seigneur qu'il soit glorifié les paroles suivantes : « Je Me suffit tellement à Moi-même que je n'ai pas besoin d'associé. Dès lors, celui qui fera une action pour plaire à un autre que Moi, Je délaisserai son action, l'abandonnant à celui pour lequel il aura effectué son action ». (Muslim) (S)


24° - Une des maladies de l'âme est la convoitise (Al-tam) :

Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que la convoitise l'entraîne vers l'ostentation, lui fait oublier la douceur de l'adoration et le rend esclave de son défaut en l'entraînant vers la jalousie. Le Prophète (B&S sur lui) a cherché refuge contre la convoitise en disant : « Je cherche refuge auprès de Toi, contre la convoitise qui scelle le cœur et qui est sans objet ; car cette convoitise voile le cœur (Al-qalb) fait désirer ce monde et détourne de l'au-delà ».
Abû Al'Abbâs Sahl ben Sa'adal Sâidi rapporte : Un homme vient trouver le Prophète (B & S sur lui) et lui dit : « O Envoyé d'ALLAH, indique moi une oeuvre qui, si je l'accomplis me fera aimer d'ALLAH et des hommes" Le Prophète répondit : « Renonce à ce monde et ALLAH t'aimera, ne convoite pas ce que les hommes possèdent et les hommes t'aimerons ». (Muslim (h).


25° - Une des maladies de l'âme est son désir violent (hirs) de s'établir dans ce monde et de s'enrichir.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que le monde est une demeure passagère et que l'au-delà est durable. L'homme intelligent est celui qui travaille pour sa demeure éternelle et non pour les étapes de son voyage, car les étapes (marâhil) ont une fin et seule subsistera la station (maqâm) dans le séjour durable. L'homme intelligent est celui qui travail pour son lieu de retour ne soit pas comme l'âne qui fait tourner la meule et dont le point d'arrivée et son point de départ, vas plutôt des créatures vers le créateurs S53 (An-Najm) V42 : « Et que tout aboutit, en vérité, vers ton Seigneur ».
S6, (Al-An'âm) V32, 70 : « Et la vie présente n'est que jeu et amusement, Meilleure est la demeure dernière ».« Laisse ceux qui prennent leur Religion pour jeu et amusement et son trompés par la vie présente ».
S57 (Al-Hadîd) V20 : « Sachez que la vie présente n'est que jeu, amusement, vaine parure, une course à l'orgueil entre vous et une rivalité dans l'acquisition des richesses et d'enfants ..Et la vie présente n'est que jouissance trompeuse »

Abû Amr Uthman ben Affân (R.A) rapporte ces propos de l'Envoyé d'ALLAH (B & S sur lui) : « Les fils d'Adam n'ont de droit que sur ces choses: Leur maison pour y demeurer, un habit pour couvrir leur nudité, le pain sec et de l'eau ». (Al -Thirmidy),(s).
Al Moustawred ben Shaddâd (R.A) a dit : " Le Messager d'ALLAH a dit :" La durée et le bonheur dans ce bas monde, par rapport à la durée et au bonheur dans l'au-delà, sont comparable à ce que l'un d'entre vous pourrait rapporter sur son doigt quand il le plonge dans la mer. Qu'il considère donc ce qu'il en retire". (Muslim).
Abû Hurayra (R.A) rapporte qu'il a entendu le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) dire :" Quand les gens de ma communauté‚ commenceront à attacher plus d'importance à ce monde et à le considérer comme une source de gloire, alors la crainte et l'importance de l'Islam quitteront leur cœur. Lorsqu'ils abandonneront la pratique d'encourager le bien et d'interdire le mal, alors ils seront privés des bénédictions de la Révélation et lorsqu'ils commenceront à s'abandonner à des récriminations mutuelles, alors ils tomberont bien bas au yeux d'ALLAH".


26°- Une des maladies de l'âme est de courir à sa perte en suivant ses penchants. Certes l'âme s'enfonce en eux, elle meurt aux actes d'obéissance et de consentement.

Le remède correspondant, c'est de défendre à l'âme d'agir selon sa volonté, de l'entraîner vers ce qu'elle déteste et de refuser ce qu'elle demande. Le fidèle tue ainsi ses désirs.


27°- Une des maladies de l'âme est que le fidèle se croit à l'abri des ruses de Satan, de ses séductions et de ses suggestions.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle rectifie sa servitude à l'égard d'Allah en appliquant toutes les conditions de celle-ci, et qu'il supplie Allah le très haut de lui accorder sa bienveillance. Car Allah a révélé au Prophète (B&S sur lui) dans un Hadith (s) Qoudoussi rapporté par Muslim et qu'il tient d'Abû Dharr Al-Ghifari (R.A) :
« O mes serviteurs ! Je Me suis interdit toute injustice, et je vous l'ai interdite entre vous : alors ne vous opprimez pas mutuellement » !
Oh mes serviteurs ! Tous vous êtes égarés, excepté ceux que J'ai guidés : alors cherchez la guidée auprès de Moi et Je vous guiderai !
Oh mes serviteurs ! Tous, vous êtes affamés, excepté ceux que j'ai nourris : alors cherchez votre nourriture auprès de Moi et Je vous nourrirai !
Oh mes serviteurs ! Tous, vous êtes nus excepté ceux que j'ai vêtus : alors cherchez votre vêtement auprès de Moi et Je vous vêtirai !
Oh mes serviteurs ! Vous péchez nuit et jour, et Je pardonne les péchés : alors, recherchez votre pardon auprès de Moi, et Je vous pardonnerai !
Car Allah le Sublime à dit aussi à Satan : S15 (Al-Hijr) V42 : « Sur, mes serviteurs tu n'aura aucune autorité, excepté celui qui te suivra parmi les dévoyés».


28°- Une des maladies de l'âme est l'apparence de piété que prend le fidèle sans exiger du cœur la sincérité.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle délaisse l'humilité extérieure pour l'humilité intérieure. Car le Prophète (B&S sur lui) a dit : « Celui qui est imbu de ce qu'il ne possède pas ressemble à quelqu'un qui porte des vêtements volés ».


29° - Une des maladies de l'âme est le dédain par le fidèle pour le sursis dont il bénéficie lorsqu'il pêche et qu'il en est conscient.

Le remède correspondant, c'est une crainte continuelle ; c'est aussi de savoir que le délai de grâce (accordé par Allah) (imbal) n'est pas une omission de la part d'Allah et qu'il sera interrogé sur ses péchés et rétribué en conséquence, à moins qu'il ne lui soit fait miséricorde.
S79 (An-Nazi'âte) V26 : « Il y a certes là un sujet de réflexion pour celui qui craint (Allah) ».

30° - Une des maladies de l'âme est quelle aime divulguer les vices de ses frères et de ses amis.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle se mette à la place des autres avant de divulguer les vices et qu'il aime pour les autres ce qu'il aime pour lui-même.
Mu'âwiya a entendu ces propos de l'Envoyé d'Allah (B & S sur lui) : « Si tu cherche à connaître les défauts des musulmans, tu les pervertiras, ou peu s'en faut que tu les pervertisses » (Abû Daoud) (s)


31° - Une des maladies de l'âme est que le fidèle n'exige assez d'elle dans ses actions et ses paroles, et qu'il est satisfait d'elle dans l'état où elle se trouve.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle ait un vif désir (al-Hirs), d'exiger toujours plus de son âme dans ses actions et ses paroles et cela en s'efforçant de suivre au mieux l'exemple des anciens.


32° - Une des maladies de l'âme consiste à dénigrer les autres musulmans, à vouloir s'élever au-dessus d'eux et à être arrogant.
Le remède correspondant, c'est de retourner à l'humilité et d'estimer les musulmans. En effet Allah le très haut dit à Son Prophète (B&S sur lui) :S3 (Al'Imrân) 159 : « Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon d'Allah ». Et que le fidèle sache que c'est l'arrogance qui à fait tomber Iblis : S7 (Al-A'râf) V12 : « Je suis meilleur que lui : Tu m'a créé de feu, alors que Tu l'a créé d'argile ».
S49, (Al-Hujurât)V12 : « O vous qui avez la foi, évitez de recourir à beaucoup de vos opinions car certaines de vos opinions sont un péché ».



33° - Une des maladies de l'âme, c'est que le fidèle revêt le costume des pieux alors qu'il accompli des actions perverses.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle délaisse les parures extérieures tant qu'il n'est pas rectifié à l'intérieur. S'il revêt l'habit des hommes pieux, il s'efforcera de se plier en totalité ou en partie à leurs mœurs.


34°- Une des maladies de l'âme est de perdre son temps à des futilités en compagnie des mondains.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que son temps est précieux et doit être investi dans ce qu'il y a de plus utile, à savoir l'invocation d'Allah et l'obéissance continuelle à Lui et exiger la sincérité de son âme.


35°- Une des maladies de l'âme est la révolte.
Le remède correspondant, c'est de faire accepter à l'âme son destin, car la rébellion est une braise du diable. En effet un homme est venu voir le Prophète (B&S sur lui) et lui a dit : « Donne-moi un conseil ». Le Prophète répondit : « Ne te mets pas en colère, car cela entraîne le serviteur au seuil de la perdition sauf si l'obéissance aux préceptes d'Allah l'en préserve ».


36°- Une des maladies de l'âme est le mensonge.
Le remède correspondant, c'est de rester indifférent à la satisfaction ou au mécontentement des gens car l'espoir de les satisfaire ou de leur plaire ou le goût du prestige qui pousse à mentir. Ibn Ma'sud) R.A) rapporte ces paroles du Prophète (B&S sur lui) : « La sincérité mène à l'obéissance à Allah et à la bienfaisance ». L'obéissance à Allah et la bienfaisance mène au Paradis. L'homme ne cesse pas de dire la vérité jusqu'à ce qu'il soit inscrit auprès d'Allah comma absolument véridique. Le mensonge mène à la rébellion à Allah. La rébellion mène à l'enfer. L'homme ne cesse pas de mentir jusqu'à ce qu'il soit inscrit auprès d'Allah comme un grand menteur ».(URA)


37° - Parmi les maladies de l'âme on compte l'avarice et le mesquinerie qui découlent de l'amour de ce monde.Pour y remédier il faut que l'âme sache que ce monde est peu de chose, qu'il est éphémère (fâniya) et que les actes licites et illicites sont enregistrés, et que ces derniers implique un châtiment.
Ka'b ben Iyad (R.A) a dit : " j'ai entendu le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) dire : " Chaque communauté subira une tentation et la tentation de ma communauté est l'argent " (Al- Tirmidhy).
Jâbir (R.A) rapporte ces paroles de l'Envoyé d'Allah (B&S sur lui) : « Craignez l'avarice car elle a causé la perte de ceux qui vous ont précédés. Elle les a poussés à répandre le sang et à légaliser ce qui leur avait été interdit » (Muslim)
S3, (Al-'Imrân) V92 :" Vous n'aurez jamais la charité à moins de faire largesse sur ce que vous chérissez. Tout ce que vous faites comme largesses, oui, ALLAH le sait ".
Que le fidèle ne soit donc ni avare, ni mesquin, qu'il s'efforce d'être généreux et qu'il garde que ce dont il a strictement besoin. S2, (Al-Baqarah) V219 :" Et ils t'interrogent :" De quoi doit-on faire largesse ?" - Dis :" De l'excédent" S7, (Al-A'râf) V199 :" Taxe le superflu, et commande ce qu'il convient et laisse les ignorants".

Abû Hurayra (R.A) tient du prophète (B & S sur lui) cette parole d'ALLAH :" Montre-toi généreux, ô fils de Adam, et on sera généreux envers toi" (Al Bokari/Muslim).


38° - Une des maladies de l'âme est de se laisser abuser par les flatteries (al-madâ'ih).
Le remède correspondant, c'est que le fidèle garde présent à l'esprit de l'état d'impureté de son âme qu'il connaît mieux que quiconque. Les louanges à son égard contredisent ce qu'Allah pense de lui et ce que le fidèle sait de lui-même, et que les éloges qu'il reçoit ne le délivreront pas de la honte de la punition.


39° - Une des maladies de l'âme est la jalousie.
S4, (An-Nisâ) V32, 54: « Ne convoitez pas ce en quoi ALLAH a donné aux uns d'entre vous en excellence sur les autres... ». « Vont- ils être jaloux des gens de ce qu'ALLAH leur a donné de par sa grâce ?.. ».
Abû Hurayra rapporte ses propos du Prophète (B & S sur lui)" Méfiez vous de la jalousie ! Car elle dévore les bonnes actions comme le feu dévore le bois " (Abû Daoud).
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que sa convoitise ne lui amènera pas plus de subsistance que ce qu'Allah a prévu pour lui. Ibn Mas'ûd (R.A) rapporte ces parole du Prophète (B& S sur lui) Allah le très haut dis à l'ange : Ecris le jour de sa mort, sa subsistance, ses actes et s'il sera damné ou sauvé » Et Allah le très haut dit dans le Saint Coran : S50, (Qâf) V29 : « Chez Moi la parole ne change pas ».

40°- Une des maladies de l'âme est l'obstination à rester dans le péché en souhaitant le pardon divin et en espérant la Miséricorde d'Allah.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'Allah a accordé Son pardon à celui qui ne s'obstine pas dans son péché, comme il est mentionné dans le Saint Coran : S3, (Al – Imrân) V133, 135,136, 147, : « Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux ». « Et pour ceux qui, s'ils ont commis quelque turpitude ou causé préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah) se souviennent d'Allah et demandent pardon pour leur péchés – Et qui est ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? – Et qui ne persistent pas volontairement dans le mal qu'ils ont fait ». « Seigneur, pardonne-nous nos péchés ainsi que nos excès dans nos comportement.. ».
L'obstination dans le péché est due au fait de sous estimer la Toute Puissance divine et de l'absence de crainte liée à la méconnaissance de leur Créateur. S35, (Fâtir) V28 :"Parmi Ses serviteurs, seuls, ceux qui savent craignent Allah !." Le remède à cette maladie c'est aussi qu'il sache qu'Allah a accordé sa miséricorde aux bienfaisants (al-muhsinîn) S7 (Al-A'râf) V58 : « Car la Miséricorde est proche des bienfaisants » Et qu'Il a aussi accordé Son pardon (Al-maghfira) à ceux qui se repentent (Al-tâ'ibîn) S11, (Hûd) V3, 90 : « Et implorez pardon de votre seigneur; et repentez-vous à lui ». « Demandez pardon à votre Seigneur ; ensuite revenez à Lui ».

41° - Une des maladies de l'âme est qu'elle aime la compagnie de ceux qui s'opposent à Allah ou qui s'en détournent.
Le remède correspondant est le retour à la compagnie de ceux qui sont d'accord [avec Allah] (Al-muwâfiqîn) et qui sont tournés (muqbilîn) vers Allah à Lui la puissance et la Gloire. En effet le Prophète (B&S sur lui) à dit : « Celui qui recherche à ressembler à un peuple en fait partie » et il a dit aussi : « Celui qui augmente les rangs d'un peuple en fait partie ». La compagnie des gens mauvais engendre une mauvaise opinion à l'égard des gens de bien.


42° - Une des maladies de l'âme est la négligence (ghafla).Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'Allah ne le néglige pas. En effet, le Saint Coran dit :
S2, (Al-Baqarah) V49 : « Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites » Savoir qu'il devra rendre des comptes pour la moindre pensée le rendra attentif à la façon dont il occupe chacun de ses instants et le poussera à surveiller les états de son âme. En agissant ainsi, la négligence disparaîtra. S17 (Al-Isrâ) V36 « Certes de l'ouïe, de la vue du coeur, de tout cela, il vous faudra rendre compte ».

42° - Une des maladies de l'âme est de faire croire à sa pauvreté (Al-faqr) alors qu'elle a ce qu'il lui suffit (al-kifâya).Le remède correspondant, c'est de montrer de l'aisance (al-kifâya) même dans la modicité.


43° - Une des maladies de l'âme c'est de se croire supérieure à ses semblables.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle apprenne à connaître son âme mieux que lui-même, c'est aussi que le fidèle ait une bonne opinion (husn al-zann) de ses frères musulmans pour qu'il soit porté à mépriser son âme et à considérer la vertu de ses frères. Il ne peut parvenir à ce stade qu'après avoir exagéré les qualités des autres, simultanément il doit aussi sous-estimer ses propres qualités. Un exemple significatif du Saint Coran : S38 (Sâd) V79 : « Je suis meilleur que lui (Adam) dit Iblis. Tu m'a créé de feu et tu l'a créé d'argile » Ce lui qui pense qu'il est meilleur qu'un autre est comme Iblis.


44° - Une des maladies de l'âme c'est que le fidèle est entraîné vers ce qui procure la joie mondaine (al-farah).
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'Allah le très haut a dit : S28 (al-Qasas)V76 : « Son peule lui dit (à Karoun) ne te réjouis pas, Car Allah n'aime pas ceux qui se réjouissent (les arrogants) ». Et une des caractéristiques de notre bien aimé Prophète (B&S sur lui) est qu'il était continuellement triste et pensif.


45° - Une des maladies de l'âme c'est que le fidèle ferme les yeux sur ses faux pas et ses erreurs.
Le remède correspondant, consiste à réagir rapidement contre ce faux pas par l'abdication et le repentir pour que l'âme ne revienne (ta'ûd) à cette erreur ou à quelque chose de similaire.


46°- Une des maladies de l'âme c'est de se laisser abuser par les prodiges.Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que la plupart des miracles sont des illusions et conduisent graduellement à la perdition ('istidrâj) Allah le très haut a dit : S7 (Al-A'râf) V182 : « Nous allons les conduire graduellement à leur perte (ceux qui nient nos signes) par des voies qu'ils ignorent ».

47°- Une des maladies de l'âme c'est de rechercher la compagnie des riches, d'avoir de l'inclinaison vers eux, de manifester de l'empressement à leur égard et de les honorer démesurément.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle fréquentent les pauvres (al-fuqarâ), et qu'il sache que rien de ce que possède les riches ne lui parviendra, sauf ce qu'Allah a destiné pour lui. ; quand il cessera de fréquenter les riches, son amour et son penchant pour eux disparaîtront. Qu'il sache qu'Allah l'a reproché à son envoyé lorsqu'il s'est renfrogné et a tourné le dos parce que l'aveugle (Ibn Umn Maktoum) est venu le questionner alors qu'il s'entretenait avec des notables de la Mecque :
S80, (Abasa)Verset n°8, 9, 10, 11 : « Et quant à celui qui vient vers toi et qui s'empresse, tout en redoutant, alors tu te distrais de lui ! Non, non ! Vraiment ceci est un rappel ».
S18, (Al-Kahf) V28 : « Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier »

Ibn Abbas (R.A) a dit que ce verset à été révélé au sujet d'Umaya ibn Kalaf Aj-Jamhi qui demanda au Prophète (B&S sur lui) d'écarter les pauvres et de faire approcher les notables de la Mecque.


Conclusion :
Le Sheikh Abû Abd al-Rahmân al-Sulami à dit : « J'ai décrit dans ce chapitre certaines maladies de l'âme que l'intelligent sondera. Seul guérira celui qu'Allah consolidera par Son assistance et Sa bonne direction. Allah le très haut l'a qualifié « d'instigatrice du mal », peut être que le fidèle pourra corriger et écarter certains vices de l'âme aux moyens des remèdes mentionnés dans ce traité. Qu'Allah le très haut nous accorde de suivre le droit chemin et qu'il fasse disparaître de nous les causes de la négligence et de l'inattention et qu'il nous garde sous Sa tutelle et Sa protection, Son Immunité et Sa Sollicitude. Qu'Allah prodigue bénédictions et paix à notre Prophète Mohammed ainsi qu'à sa famille et ses compagnons et qu'Il les honore les glorifie, les magnifie, les bénisse et les comble jusqu'au Jour du Jugement. Louange à Allah Roi des Mondes

25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 03:08




Par le Sheikh Muhammad ‘Afifi al-’Akiti


Au Nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Louange à Allah qui a façonné harmonieusement l'aspect de l'homme en lui accordant une belle stature, ainsi qu'une bonne proportion, et qui l'a protégé de l'accroissement et de la diminution dans son aspect et ses mensurations. Nous implorons Son pardon et Sa guidance, et cherchons refuge contre le mal qui est en nous ainsi que ce qui est nuisible dans nos actions. Et que les bénédictions et les salutations soient sur Muhammad , Son Prophète.

« Quant à celui qui aura dépassé les limites et aura préféré la vie présente, alors, l'enfer sera son refuge: et pour celui qui a aura redouté de comparaitre devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge » (Coran 79: 37 à 41)

Ibn Kathir a dit: « Les croyants (mu'min) sont des personnes ayant été averties, à travers le Coran, de (ne pas) céder aux plaisirs de ce monde, et il (le coran) s'interpose entre eux et ce qui pourrait les détruire. Le croyant est comme un prisonnier dans ce monde, essayant de s'affranchir de ses entraves et de ses chaines, ne plaçant nullement sa confiance en lui (le monde) ni en ce qu'il contient, jusqu'au jour où il rencontrera son Créateur. Il sait très bien qu'il est responsable de tout ce qu'il entend, voit et dit, mais également de tout ce qu'il accomplit avec son corps. » (Al-Bidayah wa al-Nihayah, vol. 9 p. 276, Caire 1352)

Il existe deux catégories de personnes, ceux dont la nafs a vaincu et a conduit à la perte, car elles se sont soumises à elles et ont obéi à leurs penchants. Et celles qui ont dominé leur nafs et l'ont fait obéir à leur commandement.

Le terme Nafs (pl. anfus ou nufus) possède comme signification terminologique: l'âme, la psyché, l'égo, moi, vie, personne, cœur ou esprit. (mu'jam, kassis). Bien que certains savants aient classé la nafs à hauteur de sept stations, tous sont unanimes pour affirmer qu'Allah a décrit, dans le Coran, au moins trois principaux types de nafs. Et elles sont classées par ordre de la pire à la meilleure: nafs al-Ammara bissu’ (nafs instigatrice du mal) nafs al-lawwama (nafs réprobatrice) et nafs al-mutma`inna (nafs apaisée). (chapitre 12 v.53 dans le tafsir de at-Tabari: Jami’ al-bayan fi tafsir al-Coran, 30 vols., Bulaq 1323 et aussi dans le tafsir de l'Imam Baghawi: Lubab al-ta’wil fi ma’alam at-tanzil, 8 vols. Caire, 1308)

Un résumé de ces stations de l'âme est donné par l'Imam Tabari dans son tafsir du verset 53 de la sourate Yusuf:

- Nafs al-ammara bissu’ (la nafs instigatrice): Elle est la nafs qui se mène au châtiment. Par sa nature même, elle oriente son hôte vers toute action blâmable et nul ne peut se débarrasser de son mal sans le secours d'Allah. Aussi, Allah évoque cette nafs dans l'histoire de la femme de al-Aziz (Zulaykhâ) et du Prophète Yusuf, que la paix soit sur lui: « L'âme (humaine) est très instigatrice au mal » (Coran 12:53) Allah dit également: « Et n'eût été la grâce d'Allah envers vous et Sa Miséricorde aucun d'entre vous n'aurait jamais été pur. Mais Allah purifie qui Il veut et Allah entend et sait tout. » (Coran 24:21). Dominée par les plaisirs terrestres (shahwat) et les passions, cette nafs réside dans le monde des sens … Le mal se tient caché dans la nafs et c'est ce qui l'incite à commettre le blâmable. Si Allah abandonnait le serviteur seul avec son égo, celui-ci serait anéanti entre son mal et le mal qu'il (égo) désire. Cependant, si Allah lui accorde la réussite et le secours, alors il survivra. Nous cherchons refuge auprès d'Allah, le Tout Puissant, contre le mal qui réside en nous et le mal de nos actions.

- Nafs al-lawwama (la nafs réprobatrice): Allah fait référence à cette nafs « Et Je jure par la nafs qui ne cesse de se blâmer » (Coran 75:2). Cette nafs est consciente de ses propres imperfections. Hasan al Basri a dit « Tu vois constamment le croyant se blâmer et dire des choses comme « Est-ce que je veux cela ? Pourquoi ai-je fais cela ? Est-ce mieux que cela ? » ...

- Nafs al-mutma`inna (l'âme apaisée): Allah fait référence à cette nafs, O toi, âme apaisée ! (Coran 89:27). Cette nafs est sereine car elle se repose sur la certitude d'Allah. Ibn Abbas, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit « Elle est l'âme sereine et croyante » al Qatada, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit « elle est l'âme du croyant, tranquillisée par ce qu'Allah a promis. Son propriétaire est apaisé et satisfait de sa connaissance des Noms et des Attributs d'Allah, de ce qu'Il a dit de Lui et de Son Messager, et de ce qu'Il a dit à propos de ce qui attend l'âme après la mort: concernant le départ de l'âme, la vie dans le Barzakh ainsi que les événements qui suivront lors du Jour de Qiyama. A tel point qu'un croyant tel que celui-ci peut presque les voir avec ses yeux. Ainsi il se soumet à la volonté d'Allah et s'abandonne à Lui avec plaisir, sans jamais être mécontent ou insatisfait, et avec une foi jamais hésitante (ou avec aucune incertitude dans sa foi). Il ne se réjouit pas de sa subsistance (ou ses rétributions) et ses afflictions ne le font pas perdre espoir – car il sait qu'elles furent décrétées bien avant qu'elles lui arrivent et même avant qu'il fusse crée ... » (Al-Tabari: Jami’ al-bayan fi tafsir al-Coran, vol. 13, Bulaq 1323)

Imam Baghawi a dit « La nafs al mutama'inna a un ange qui l'aide, l'assiste et la guide. L'ange projette le bien à l'intérieur du nafs afin qu'elle aspire à ce qui est bon et qu'elle prenne conscience de l'excellence des bonnes actions. L'ange éloigne également l'égo des actions blâmables et lui montre la laideur des mauvais actes. Globalement, tout ce qui est pour Allah et par lui, provient toujours de l'âme qui est en paix. La nafs al-ammara bissu possède shaytan comme allié. Il lui promet de grandes récompenses et rétributions, mais projette le mensonge en elle. Il la tente et attire l'âme à commettre le mal. Il l'encourage, espoir après espoir, et présente à l'âme le mensonge sous une forme qu'elle acceptera et appréciera. »

Ibn al Qayyim mentionne également les degrés du nafs « La nafs est une entité unique bien que ses états puissent évoluer du nafs al-ammara, au nafs al-lawwama et au nafs al-mutma`inna qui est le but final de perfection … Il a été dit que la nafs al-lawwama est la seule qui ne peut demeurer dans un seul état. Elle change souvent, elle se souvient et oublie, se soumet et esquive, aime et déteste, se réjouit et s'attriste, accepte et rejette, obéit et se rebelle. La nafs al-lawwama est aussi la nafs du croyant … Il a aussi été rapporté que la nafs se blâme elle-même au Jour de Qiyama – elle se blâme pour chacune de ses actions, que cela soit pour ses mauvaises actions, s'il fut une personne qui accomplit de nombreuses actions répréhensibles, soit pour ses faiblesses, s'il fut une personne qui pratiqua les bonnes actions. Tout cela est juste. (Madarij as-Salikin fi Manazili Iyyaka Na’budu wa Iyyaka Nasta’in, vol. 1 p.308)

Sa'id Hawwa a dit concernant ses nafs « Selon sa condition, la nafs existe de façon multidimensionnelle. Lorsque la nafs est tranquille en raison de l'obéissance à Allah et que l'âme s'oppose à ses tentations, cette âme est connue sous le nom de nafs al-mutma'inna. A propos de cela, Allah a parlé d'elle dans le Coran (89:27-28). Mais si l'âme n'accéde pas à la paix avec elle-même, en étant plutôt exposée à ses désirs, alors une telle âme est connue sous le nom de nafs al-lawwama car cette âme blâme son propriétaire à cause de la négligence de celui-ci dans l'accomplissement de ce que veut Allah – Coran 75:2. Plus encore, si l'âme se soumet aux tentations et se laisse séduire par shaytan, une telle âme est connue sous le nom de nafs al ammara bissu'. Allah parle de l'aventure concernant de la femme de al-aziz (Zulaykha) dans le Coran (12:53). (Tarbiyatun nar ruhiyah, p. 32, Caire: Dar al-Salam, 1408)

Il existe un célèbre dicton arabe:

« O âme … Prends garde ! Aide moi avec tes efforts,
dans les ténèbres des nuits;
Pour qu'au jour de Qiyama,
tu puisses obtenir une vie agréable sur ses hauteurs »


Puisse cela être profitable. Et la dernière de nos prières, « Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute Puissance – exalté soit Il – au delà de ce qu'ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les envoyés ! Et la louange revient à Allah, le Seigneur des mondes. » (Coran 37: 180 à 182)



Source: http://www.islam-sunnite.com/article-35155533.html
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Mon âme est lourde de Pharaon et de son pouvoir sombre.

La lumière sur la face de Moïse fils d'Imran est mon désir.


Djallaludin Rumi, Diwan.

Barakallah ou fik

Citation:


يَا أَيَّتُهَا النَّفْسُ الْمُطْمَئِنَّةُ

ارْجِعِي إِلَى رَبِّكِ رَاضِيَةً مَّرْضِيَّةً

فَادْخُلِي فِي عِبَادِي

وَادْخُلِي جَنَّتِي

27. "Ô toi, âme apaisée,

28. retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée;
29. entre donc parmi Mes serviteurs,
30. et entre dans Mon Paradis


Qu'Allah fasse que nous soyons parmi ceux cité dans ce passage de la sourate El Fajr amine

wa salam
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 02:54

Qu’est ce que la maladie ?

      C’est une altération, une dégradation de la santé de sorte que l’individu se trouve dans un état général de malaise. A cette définition objective de la maladie, l’islam nous offre une dimension spirituelle du sens même de cet état.

 La maladie comme épreuve

 Le Prophète a dit : « Le croyant est sans cesse éprouvé dans sa personne,  dans sa progéniture et dans ses biens jusqu'à ce qu’il se rende à Allah, exempt de toute faute ».[ Rapporté par At-Tirmidi ]

  Durant sa vie l’individu est soumis à de nombreuses épreuves : la maladie, la pauvreté, la mort, les calamités …Ces circonstances douloureuses dévoilent chez lui un comportement qui peut exprimer soit de la révolte, soit de la reconnaissance, soit de l’ingratitude. C'est là qu'Allah nous apprécie. Sommes-nous constants dans l'aisance comme dans la pauvreté, dans la maladie comme dans la santé, dans le malheur comme dans la joie ?

     C’est l’occasion de ces grands événements que notre foi est mise à l’épreuve et qu’elle révèle soit son authenticité soit sa fausseté. Allah nous met en garde, les épreuves sont inéluctables et il faut s’y préparer afin de ne pas être pris au dépourvu. Elles existent pour nous éprouver.

 Allah dit : { Nous vous éprouverons pour connaître ceux d’entre vous qui luttent, ceux qui sont constants }  [ Sourate 47 - Verset 31 ]

 

D’après un hadith qoudi, Allah   dit : « En vérité, je vous le dis, Je suis le Dieu véritable, il n’y a pas d’autre Dieu que Moi. Mohamed est Mon serviteur et Mon envoyé, quiconque se soumet à Mes arrêts, se résigne au malheur dont Je le frappe et se montre reconnaissant de Mes bienfaits, celui-là Je l'inscris au nombre des hommes à la foi sincère, et je le ferai ressusciter avec cette catégorie de justes : mais celui qui, au contraire, ne se soumet point à Mes arrêts, qui ne se résigne point aux afflictions dont Je le frappe et ne se montre point reconnaissant de Mes bienfaits, que celui-là prenne autre Dieu que Moi. »

La maladie efface les péchés

 Le Prophète a dit : « Tout mal qui atteint le musulman, s’agit-il d’une lassitude, d’une maladie ou d’une angoisse, même d’une piqûre d’épine, lui vaut de la part d'Allah une rémission de ses péchés. » [ Rapporté par Boukhari et Mouslim ]

« Tout croyant, touché par quelque maladie, verra Allah s’en servir pour lui pardonner ses péchés » [ Rapporté par Tabarani et El Hakim ]

Les œuvres du malade continuent

Le Prophète a dit : « Quand un serviteur tombe malade ou part en voyage, Allah lui inscrit l’équivalent de ce qu’il faisait   (comme œuvres bonnes) à résidence en étant sain »  [ Rapporté par Boukhari et Abou Daoud ]

  Quelle attitude adopter face à la maladie ? 

   La patience

Sachant que la maladie efface les péchés et qu’elle constitue  une épreuve, une attitude s’impose : la Patience.  Elle est une vertu indispensable à la vie et à la foi du musulman. Il doit habituer son âme à supporter l'adversité sans lassitude, attendre les résultats même s’ils ne sont pas immédiats et faire face aux difficultés quelles que soient leurs gravités et leur poids avec un cœur qui n’a point de doute. Rester confiant et garder l'espoir. Allah   dit : { Cherchez secours dans la patience et dans la prière. }  [Sourate 2  - Verset 45]

Le Prophète a dit :  « Celui qui loue Allah pour avoir été comblé, celui qui supporte patiemment l’épreuve, celui qui se repent après une injustice, celui qui pardonne après avoir été lésé. Ceux là auront la sûreté et seront bien guidés. »  [ Rapporté par At Tabarani ]

Le Prophète disait : « Celui qui s’efforce à supporter patiemment (le malheur) Allah le dotera de patience. Nul ne reçoit plus ample bonheur que la patience » [ Rapporté par Boukhari et Mouslim ]

Le malade doit se soigner

Le Prophète a dit :  « Allah a fait les maladies. Il a accordé à chaque maladie un remède, ne vous soignez pas par ce qui est illicite. » [ Rapporté par Abou Daoud ]

  Le malade doit chercher à se soigner par tous les moyens permis par la morale islamique, tout en se remettant à Allah pour l’issue heureuse de sa maladie car la guérison reste une volonté Divine.

 Allah   dit :  
 
{ … et quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit. }
 [ Sourate 26  - Verset 80 ]

  La plainte du malade

 Il est permis de se plaindre au médecin et à l’ami mais il faut louer Allah avant de se plaindre.  Le Prophète a dit : "Quand un serviteur tombe malade, Allah lui envoie deux anges et les charge de voir ce que dira ce malade à ceux qui viennent lui rendre visite. S’il loue Allah, ils rapportent ceci à Allah qui en est informé. Allah ensuite dit « Si mon serviteur meurt, Je me chargerai de l’introduire au Paradis. S’il s’en remet, Je lui substituerai une chair meilleure et sang meilleur que le sien et lui pardonnerai ses péchés. "  [ Rapporté par Malik et Abou Ad-Dunya ]

La visite du malade

      Il est recommandé de se soucier de la santé de ceux qui nous entourent ainsi que de leur rendre visite s’ils sont malades.

 D’après Abou Horeyra    le Prophète a dit :« Allah à Lui la Puissance et la Gloire, au Jour de la Résurrection, dira : « Oh fils d’Adam !Je suis tombé malade et tu ne M’as pas visité ? Seigneur, répondit l’homme comment te rendre visite et Tu es le Seigneur des mondes ? Ne savais-tu pas que mon serviteur untel est tombé malade et tu ne l’as pas visité ? Ne savais-tu pas que si tu l’avais visité, tu M’aurais trouvé chez lui ?… »  [ Rapporté par Mouslim ]

 Encourager le malade

      L'encourager par de bonnes paroles afin de fortifier son âme et lui faire l’invocation suivante :  « Oh Allah, Seigneur des hommes, chasse le mal, guéris (le) donc de la maladie, car Tu es Seul à guérir et nul autre en dehors de Toi ne guérit, et Ta guérison ne laisse point la (moindre trace de) maladie » - « Allahouma adh-hib al-bas ssa Rabannas, ichfi wa enta achchafi, la chifa-a illa chifa ouka chifâ-an la youghadirou siqaman »  Aussi penser à raccourcir la visite sauf si le malade demande votre présence

Le visiteur peut demander aux malades des invocations en sa faveur

 Le Prophète a dit : « Lorsque tu visites un malade demande lui de t’invoquer Allah, ses invocations ressemblent à celles des anges. »  [ Rapporté par Ibn Maja ]
Il est également recommandé d’invoquer Allah en faveur du malade et de réciter le Coran.

Quelques invocations

      Lorsqu’on se plaint d’un mal, le Prophète a dit :

 « Mets ta main sur l’endroit du mal et dis : « Au nom d'Allah » Puis dit : je me réfugie auprès de la majesté d'Allah et Sa puissance contre le mal que je trouve en moi et contre ce que je fuis »   (7 fois)

 (Bismillah - A’oudou bi’-izalillahi wa qodratihi min charri ma ajido wa ohâdiro )

 Lorsqu’on rencontre un éprouvé le Prophète a dit :

 « Quiconque, à la vue d’un éprouvé, (un handicapé, un malade, un pauvre…) dit « Louange à Allah, qui m’a épargné de ce dont il a frappé autrui et m’a grandement avantagé par rapport à ceux qu’Il a créés » sera à l’abris de ce malheur »  [ Rapporté par Attirmidi ]

 (El hamdoulillahi ladhi ‘âfani min mabtalâka bihi wa faddalanî ‘alâ kathîrin mimman khalaqa tafdîlan )

          Allah ne manque pas de nous donner de nombreux exemples dans le Coran afin d’illustrer le comportement vers lequel nous devons tendre, et l’histoire de Ayoub (Job, sur lui la paix) est un véritable hymne à la patience et à la constance. Lui qui fut frappé de la perte de sa famille, de ses biens et fut atteint dans son corps de diverses maladies incurables.

Allah
dit de Lui : { Oui, Nous l’avons trouvé endurant avec constance, (quel) excellent serviteur,il aimait à revenir souvent à Nous. } [ Sourate 38  - Verset 44 ]

{ Seigneur fortifie nous de patience et reçois-nous en croyant soumis à Ta Volonté }
[Sourate 7 - Verset 126 ]

  Qu'Allah guérisse nos frères et soeurs qui souffrent de tous maux
 

___________________________________

Références : L'éthique du musulman -  El Ghazali -  Edition Al Qalam

Les exhortations et les avertissements - Al Hafy Al Mundiri - Edition Dar el Fiker

- Les Règles de la Législation Islamique Eclairées par la Tradition Prophétique -
Sayed Sabeq -  Edition Dar El Fiker

19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 02:51

1 . Qu'est-ce que la réflexion ?

   Sache que la réflexion consiste en la présence simultanée, dans le coeur, de deux genres de connaissances, celles-ci devant à leur tour en générer une troisième. C'est l'exemple de celui qui penche vers le monde immédiat et le privilégie, mais qui voudrait savoir s'il vaut mieux lui préférer la vie dernière. Se présentent à celui-là deux alternatives.

  • La première : Il entend autrui dire que la vie ultime est préférable au monde qui est le nôtre. Il l'imite alors et lui fait confiance sans discerner par lui-même la réalité de l'affaire. Il se tourne, dès lors, entièrement vers la vie dernière, sur la seule foi de la parole entendue par lui. Ceci est appelé imitation et non connaissance.
     
  • La seconde : c'est de savoir, d'abord, que le durable est meilleur et préférable, puis que la vie dernière est éternelle. De ces deux connaissances, résulte une troisième, c'est que la vie dernière est préférable. Cette connaissance procède nécessairement des deux premières.

Rendre présentes, dans le coeur, les deux premières connaissances afin de parvenir à la troisième, s'appelle méditation (Tafakkur), réflexion (I'tibâr), rappel (Tadhakkur), contemplation (Ta'ammul) et discernement (Tadabbur). Discernement (Tadabbur), contemplation (Ta'ammul) et méditation (Tafakkur) sont des termes synonymes.
 

2 - Rappel (Tadhakkur) et réflexion (I'tibâr) :


 

   Ces deux termes ne recouvrent pas les mêmes significations, nonobstant la communauté de leur signifié. Il en est ainsi du Sârim (sabre tranchant), MulTannad (sabre fait d'un excellent acier en provenance de l'Inde) et Sayf (épée) qui s'appliquent à un même objet, mais avec des nuances. Ainsi, Sârim indique que l'épée est tranchante. Muhannad indique son origine. Sayf réfère, de façon absolue, à l'épée sans notifier les qualités qui sont les siennes.

Il en est de même de l'i'tibâr (réflexion) qui se rapporte au fait de rendre présent les deux premières connaissances (sus-mentionnées) pour s'acheminer vers la troisième connaissance. Si le passage vers cette dernière ne se fait pas, l'on demeure dans le rappel (Tadhakkur). Quant à la méditation (Tafakkur ou Nazar), elle est quête de la troisième connaissance. Ainsi, celui qui n'aspire pas à cette connaissance n'est pas appelé Méditant (Nâzir). Tout méditant (Mutafakkir) est un rappelant (Mutadhakkir), mais tout rappelant n'est pas nécessairement un méditant. L'intérêt du rappel (Tidhkâr) c'est de renvoyer au coeur les connaissances pour définitivement les y enraciner. Quant à l'intérêt de la méditation, c'est d'accroître la science et de drainer une connaissance non encore acquise.
 

3 - La multiplication de la connaissance:

   Lorsque les connaissances se mêlent dans le coeur selon une disposition particulière, elles produisent une nouvelle connaissance. C'est que la connaissance procède de la connaissance. La multiplication de la connaissance jamais ne cesse; c'est ainsi que se prolongent les sciences et la pensée à l'infini. Il n'est que la mort ou les contretemps pour empêcher l'accroissement des connaissances. Ceci s'applique à celui capable d'exploiter les sciences et de trouver le chemin de la réflexion.

La plupart des gens ne peuvent progresser sur la voie des sciences, car n'ayant pas de capital, en l'occurrence les connaissances qui permettent de tirer parti des sciences. Ils sont comme celui qui, ne détenant aucune marchandise, ne peut prétendre au bénéfice. Il peut même être en possession de marchandises, mais ne pas en tirer un quelconque bénéfice, car ne maîtrisant pas l'art du commerce. L'on peut, de même, avoir des connaissances, autrement dit le capital des sciences, mais ne pas savoir les utiliser, composer et réaliser l'assemblage qui génère leur multiplication.

 

   Savoir utiliser et tirer parti des connaissances se font parfois de façon innée, Allah  déposant dans le coeur une lumière venant de Lui, c'est le cas pour les Prophètes - et cela est très rare -, mais la plupart du temps il faut passer par l'apprentissage et la pratique. En outre, il arrive que le méditant voit se présenter à lui ces connaissances dont il récolte le fruit sans savoir comment, ni être en mesure de l'exprimer en raison de son peu d'expérience dans la pratique de l'expression. Combien d'hommes savent de science certaine que la vie dernière est préférable (au monde présent), mais ne peuvent exprimer l'origine d'une telle connaissance, bien que celle-ci ait été la suite des deux premières connaissances, à savoir que le durable est préférable et que la vie dernière est éternelle. Donc, la méditation consiste en la présence simultanée de deux connaissances, celles-ci acheminant le méditant à une troisième connaissance.
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 02:45
Dans Son Livre Inattaquable, Allah Le Très-Haut, a ordonné, dans un nombre de passages incalculable, de réfléchir et de méditer. Il a même fait l'éloge de ceux qui s'adonnent à la méditation. Le Très-Haut a dit:

 

{ Ceux qui pensent à Allah debout, assis ou sur leurs côtés, et qui méditent sur la création des cieux et de la terre « Notre Seigneur ! Tu n'as point créé cela en vain. Gloire à Toi! Garde-nous du châtiment du Feu. } [ Sourate 3 - Verset 191 ]

 

   Ibn 'Abbâs - qu'Allah soit satisfait du père et du fils -  a dit : 

« A des gens qui méditèrent sur Allah le Puissant, le Majestueux, l'Envoyé d'Allah   dit: " Méditez sur la création d'Allah et ne méditez pas sur Allah car vous ne l'apprécierez pas à sa juste valeur. "

     'Atâ a, pour sa part, dit :

« Je me rendis un jour en compagnie de 'Abîd Ibn 'Umayr auprès d'Aïcha - qu'Allah l'agrée -. Elle s'entretint avec nous de derrière un rideau. Elle dit :

- Ô 'Ubayd ! Qu'est-ce qui t'empêche de nous rendre visite ? Il dit : « C'est cette parole de l'Envoyé d'Allah  : « Rends visite de temps en temps, tu n'en seras que plus aimé. »

- Informe-nous de ce que tu as vu de plus merveilleux chez l'Envoyé d'Allah , dit Ibn'Umayr.

Tout ce qu'il faisait était merveilleux, dit-elle en pleurant. Durant une nuit qui m'était consacrée, il vint auprès de moi et fut si proche que sa peau toucha la mienne, puis il dit : « Laisse-moi rendre culte à mon Seigneur Puissant et Majestueux ». Il se leva et alla vers la gourde d'où il puisa de l'eau pour effectuer ses petites ablutions. Après quoi, il accomplit la prière et pleura au point de mouiller sa barbe. Quand il se prosterna, il mouilla le sol. Puis, il s'allongea sur le côté jusqu'au moment où Bilâl vint lui annoncer l'imminence de la prière du matin.

Celui-ci dit:

- Ô Envoyé d'Allah ! Qu'est-ce qui te fait pleurer alors qu'Allah a pardonné tes fautes antérieures et ultérieures ?

- Ô Bilâl ! Et comment ne pas pleurer alors qu'Allah le Très-Haut a descendu sur moi cette nuit:

 

{ II y a certes dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, des signes évidents pour les doués d'intelligence } [ Sourate 3 - Verset 190 ]

 

  Ensuite, il a dit: "Malheur" à celui qui lit ce verset sans le méditer.

  

   Il a été dit à Al-Awzâ'î : Quelle est le but de la méditation sur ces passages ?  - Il s'agit de les lire et de les saisir, a-t-il répondu. »

D'après Muhammad Ibn Wâsi , un homme de Bassora s'est rendu, sur sa monture, auprès d'Umm Dharr, c'était après la mort d'Abû Dharr . Il l'interrogea sur la manière dont Abû Dharr pratiquait son culte d'Allah. Elle répondit: «Il passait sa journée, assis dans un coin de la maison, à méditer. »

Al-Hasan Al-Basrî a dit: «Méditer pendant une heure est meilleur que prier une nuit durant sans coeur. » Et selon Al-Fudayl : «La pensée est un miroir qui te renvoie tes bonnes et mauvaises actions. » Il a été dit à Ibrâhîm :

- Ta méditation est longue.
- La réflexion est la moelle de la raison
, a-t-il répondu ». Sufyân Ibn 'Uyayna avait l'habitude de citer ces vers :

« L'homme réfléchi,
De tout puise un enseignement. »

« La pensée est une lumière qui pénètre les coeurs »

Tâwus a dit: «Les apôtres ont dit à Issa (Jésus) , fils de Mariam (Marie) :

- Ô Esprit d'Allah ! Y a-t-il aujourd'hui sur terre quelqu'un qui vous est semblable ?
- Bien sûr ! Celui dont la parole est rappel, le silence réflexion et le regard enseignement. Celui-là m'est semblable. »

Al-Hasan a dit: « Est inutile toute parole qui n'est pas sage. Est dissipation tout silence qui n'est pas méditation. Est pure distraction tout regard qui n'est pas considération. »

Allah dit:

 

{  J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur terre. Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas. Et s'ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s'ils voient le sentier de l'erreur, ils le prennent comme sentier. C'est qu'en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordaient aucune attention. } [ Sourate 7 - Verset 146 ]

Selon Abû Sa'îd Al-Khudrî :

« l'Envoyé d'Allah  a dit:

« Accordez à vos yeux leur part de dévotion.  - Ô Envoyé d'Allah ! Quelle est leur part de dévotion ?

- Regarder le Coran, le méditer et tirer des enseignements de ses merveilles.»

Une femme qui habitait la proche campagne de La Mecque a dit :

« Si les coeurs des pieux découvraient par la pensée le bien qui leur est réservé dans la vie dernière, ceux-ci ne trouveraient plus goût à la vie ni ne pourraient s'y réjouir. »

Luqman avait pour habitude de demeurer longtemps seul. Quand son maître passait devant lui, il lui disait:

- Ô Luqman ! Tu demeures trop longtemps seul. Si tu te joignais aux gens, ceux-ci te tiendraient compagnie.
- Persévérer - répondait-il - dans l'esseulement est propice à la méditation et là constance dans celle-ci dirige vers le chemin du Paradis. »

 

     Wahb Ibn Munabbih a dit: « Jamais homme ne prolonge sa méditation sans s'instruire, et jamais homme ne s'instruit sans traduire son savoir en actes » `Umar Ibn 'Abd Al-'Azîz a dit: « Méditer les bienfaits d'Allah Puissant et Majestueux est la meilleure des adorations. »

     Le voyant un jour noyé dans le silence, absorbé qu'il était dans la méditation, 'Abdallâh Ibn Al-Mubârak dit à Sahl Ibn 'Alî :

- Jusqu'où t'a porté ta méditation ?  - Au pont jeté sur l'Enfer ( Sirât ) ». Bichr a dit: «Si les gens réfléchissaient sur la Grandeur d'Allah, jamais ils ne désobéiraient à Allah Puissant et Majestueux».

     Ibn 'Abbâs  a dit:

« Deux rak'ât (deux unités de prière) brèves et réfléchies valent mieux qu'une nuit de prières accomplies sans la présence du coeur. »

     Tandis qu'il marchait, Abû Charîh s'arrêta quelque temps, et s'enveloppant de son vêtement il s'assit et se mit à pleurer. Il lui fut dit:

- Qu'est-ce qui te fait pleurer ?
- J'ai médité sur ma vie qui va s'égrenant, pensé à l'insuffisance de mes oeuvres et à l'approche de mon terme ».

Abû Sulaymân a dit:

« Habituez vos yeux aux larmes et vos coeurs à la méditation ».

Il a dit encore : « Penser au monde ici-bas voile la vie dernière; c'est aussi une punition pour les alliés d'Allah (Ahl AI-Wilâya). Penser accroît la crainte. »

Ibn 'Abbâs  a dit : « Méditer sur le bien incite à l'accomplir et éprouver du regret quant au mal perpétré exhorte à y renoncer. »

Allah Le Très-Haut a dit dans un de Ses Livres ( l’Ancien Testament ) : «Je n'accepte pas la parole d'un sage, mais Je regarde plutôt son souci et sa passion. Si ceux-ci Me sont consacrés, Je transforme son silence en méditation, et sa parole en louange, quand bien même il ne dirait rien. »

Al-Hasan a dit: «Les gens doués de raison n'ont cessé d'alterner rappel et méditation, méditation et rappel jusqu'à ce que leurs coeurs, interpellés par eux, distillèrent de la sagesse. »

 

Ishâq Ibn Khalaf a dit: «Dâwud At-Tâî     - qu'Allah l'ait dans Sa miséricorde - se trouvait une nuit éclairée par la lune, sur le toit de sa maison.

Il méditait sur le Royaume des cieux et de la terre. Il ne cessait de regarder le ciel et de pleurer jusqu'à tomber chez son voisin attenant. Celui-ci sauta de son lit, une épée à la main, s'imaginant avoir à faire à un voleur. Quand il vit Dâwud, il revint sur ses pas, reposa son épée et lui dit:

- Qui t'a fait tomber du toit ?
- Je suis tombé sans m'en rendre compte. »

Al-Junayd a dit: « Les assemblées les plus nobles et les plus éminentes, sont celles où l'on s'abandonne à la méditation dans l'Unicité, où l'on inhale le souffle de la connaissance, où l'on boit avec le verre de l'amitié de l'eau de l'océan de l'affection et où l'on se fait une bonne pensée d'Allah Puissant et Majestueux. » Puis il dit: « Il n’y a rien de plus majestueux que ces assemblées ni de plus savoureux que ce breuvage. Heureux celui qui reçoit ce don. »

 

 

Ach-Châfi'î   a dit:

«Aidez-vous à la parole par le silence et à la déduction par la réflexion. »

Il a dit aussi:

«La justesse du regard jeté sur les affaires délivre de la prétention. La résolution dans l'opinion met à l'abri de la négligence et du regret. Discernement et méditation révèlent détermination et perspicacité. La consultation des sages raffermit l'esprit et confère force à la clairvoyance. Réfléchis donc avant de décider, médite avant d'attaquer et demande conseil avant de te risquer ».

Il a dit aussi: Les vertus sont au nombre de 4 :

  • La première: la sagesse, celle-ci reposant sur la méditation.
  • La deuxième: la chasteté, celle-ci s'appuyant sur le désir.
  • La troisième : la force, celle-ci se maintenant par la colère.
  • La quatrième : la justice, celle-ci se fondant sur l'équilibre des forces de l'âme.
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:35

Un disciple ayant pris la ferme décision de cheminer vers Allah , demanda à son maître, Tirmidhî, de lui décrire les stations incontournables par lesquelles tout itinérant vers la proximité d'Allah doit passer.  Le maître répond à son disciple en lui composant la présente étude.  En s'appuyant sur le Coran et la Tradition Prophétique il dresse les premiers chemins qui mènent à la station clef qui est celle du « repentir », une plate forme sans laquelle toute évolution vers les hauteurs spirituelles est compromise.  

Une fois la réalité de cette station décrite ainsi que les résultats de sa réalisation, l'auteur enchaîne vers d'autres stations, telles celle de l'ascétisme puis celle du combat de la nafs, de l'amour d'Allah , de la rupture avec les passions, de la crainte révérencielle et finit par la station de la proximité.

Tirmidhî parle de 7 stations (demeures), alors que d'autres auteurs Musulmans ont dénombré neuf stations comme Al-Ghazali   . D'autre encore ont dénombré cent demeures comme Al Harawi al Ansâri etc.  Mais en réalité ces multitudes de demeures sont des développements de ces 7 demeures principales, comme ces sept demeures sont elles-mêmes un développement de la station (demeure) primordiale que doit emprunter impérativement tout aspirant à la proximité Divine, qui est celle de la soumission à Allah (Islam) religion des prophètes depuis Ibrahim (Abraham)jusqu'à Muhammad - que Dieu Lui accorde la grâce et la paix ainsi qu'a tous ses frères prophètes.
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:29

La spiritualité musulmane tire ses références, comme toutes les disciplines et sciences religieuses de l'Islam, dans les textes sacrés : le Coran, la Sunna et la Loi élaborée par la jurisprudence - fiqh - qui en découle.

Le Coran contient un nombre considérable de prescriptions , de thèmes spirituels s'offrant à la méditation des croyants dont le but ultime est pour tout homme la connaissance d'Allah , son Créateur :


{ Je n'ai créé les jinns et les Hommes que pour qu'ils M'adorent. }
[ Sourate 51 - Verset 56 ]

 

C'est-à-dire egalement connaitre Allah - d'après l'exégèse d'Ibn 'Abbas . Mais le Coran ne laisse pas le croyant perplexe devant le choix des moyens par lesquels il doit chercher cette connaissance. Au contraire, il lui trace un chemin droit - as-Sirâtul-Mustaqîm - et clair commençant dans le coeur du croyant et finissant dans les jardins d'Eden du Paradis.

{ Allah n'a pas placé deux coeurs dans la poitrine de l'Homme [... ] }
[ Sourate 33 - Verset 40 ]

 

Ainsi Djâmi' commente ce verset en disant: « La Majesté Incomparable qui t'a conféré le bienfait de l'existence n'a placé en toi qu'un seul coeur afin que tu n'aimes qu'Allah seul, et que tu renonces à tout le reste et ne te consacres qu'à Lui , en t'abstenant de diviser ton coeur.» Il y a déjà là matière à réflexion pour la  spiritualité musulmane.

     Par des affirmations complémentaires et répétitives,
Allah dans le Coran nous exhorte à méditer Ses signes et à chercher Sa connaissance et Sa proximité. Nous pouvons en citer plusieurs qui rappellent avec insistance la présence d'Allah , la crainte révérencielle, la futilité de ce bas monde, la beauté de la vertu et la pureté de l'âme, etc. D'autres versets, enfin, offrent à l'âme pieuse l'occasion d'approfondir l'objet de sa foi. Voici, par exemple, des versets qui rappellent à l'homme

 

  • Sa vocation :
     

{ Il y a bien là (dans le Coran) un rappel pour quiconque a un coeur,
prête l'oreille tout en étant témoin. }
  [ Sourate 50 - Verset 37 ]

 

  • La nécessité d'édifier sa foi sur de bonnes bases

 

{ Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l'agrément d'Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d'une falaise croulante et qui croula avec elle dans le feu de l'Enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes. } [ Sourate 9 - Verset 109 ]

 

  • La réalité d'ici-bas :  

 

{ Et propose-leur l'exemple de la vie ici-bas. Elle est semblable à une eau que nous faisons descendre du ciel, la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l'herbe desséchée que les vents dispersent. Et Allah est certes Puissant en toutes choses ! } [ Sourate 18 - Verset 45 ]

 

  • La piété (taqwâ) : 

 


{ Ni leurs chairs (celles des ovins) ni leurs sangs n'atteindront Allah, mais ce qui l'atteint de votre part, c'est la piété, ainsi vous les a-t-Il assujettis afin que vous proclamiez la Grandeur d'Allah pour vous avoir mis sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants. }  [ Sourate 22 - Verset 37 ]

      

Comme le Coran, la Sunna nous propose en complément une multitude d'Ahadîth axés sur la spiritualité. De plus, elle illustre l'excellence spirituelle par la vie même du Prophète Muhammad . En effet, sa vie entière fut une adoration ; durant ses longues nuits de prière, sa femme 'Aïsha -Qu'Allah soit satisfait d'elle - lui demandait la raison de ses pleurs alors qu'Allah lui avait pardonné ses péchés antérieurs et postérieurs, il répondait:

« Ne dois-je pas être un serviteur reconnaissant ? » [ Rapporté par Muslim et Ibn Hibbân. ]

    Il était rayonnant par la lumière foisonnante et jaillissante se dégageant de son visage béni à tel point que ses Compagnons le qualifiaient de « pleine lune ». ibn 'Abbâs , son cousin et son compagnon, disait: « Un regard porté sur le visage du Messager d'Allah vaut mieux que quarante années d'adoration. » Cela décrit bien le summum spirituel dans lequel il vivait et par lequel il avait un impact sur ceux qui l'ont accompagné.

Aussi enseignait-il à ses compagnons de vivre et de cheminer dans la voie spirituelle en les incitant à vivre pour Allah et avec Allah . Quand il a demandé à Hâritha comment il allait, ce dernier a répondu qu'il avait une foi sincère en Allah. Le Prophète . lui demanda :

« chaque chose sa réalité, quelle est la réalité de ta foi ? »

Hâritha répondit : « J'ai rompu avec ce bas monde et je m'en suis détourné. Ses pierres et son or, son argent et son argile sont pareils à mes yeux. J'ai passé mes nuits dans les veilles (en prière) et mes jours dans la soif (en jeûne) jusqu'à ce que j'eus l'impression de voir le Trône de mon Seigneur de manière évidente, de voir les habitants du Paradis se visiter entre eux et les habitants de l'Enfer se battrent entre eux... »

Le Prophète répéta 3 fois : « Tu as atteint la connaissance, persévère donc dans cette voie. » [Rapporté par AI Bayhaqi.]

L'état   spirituel des compagnons était très élevé en raison de l'éducation qu'ils avaient reçus du Prophète  . Abû Bakr , son plus grand compagnon, se sentait tellement proche de l'Éternel qu'il conversait avec Lui. Son état spirituel était si grand que le Majestueux   lui transmettait le salut - salâm - par l'intermédiaire du Prophète qui lui-même le reçut de l'Archange Jibril .

On rapporte qu'il disait: « Notre demeure est éphémère, notre vie ici-bas n'est qu'un prêt, nos souffles sont comptés et notre indolence est manifeste. » Il entendait par-là que ce monde a trop peu d'importance pour qu'il puisse absorber nos pensées. Chaque fois que l'on s'occupe de ce qui est périssable, on est rendu aveugle de ce qui est éternel.

   
Dhûl-Nûn l'Égyptien, un maîtres de la discipline, disait :
« Parmi les signes de celui qui aime Allah - Exalté soit-Il , c'est d'être sur les traces du bien-aimé d'Allah ( le Prophète Muhammad ) dans sa morale, dans ses actes et dans ce qu'il ordonne dans sa Sunna. » C'est le sens du verset qui dit :

 

{ Dis: 'Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.' Dis : 'Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos [... ] alors Allah n'aime pas les infidèles ! }  [ Sourate 3 - verset 31-32 ]

 

Abû Uthmân disait: « Celui qui prend la Sunna comme guide dans ses dires et ses actes, ses paroles sont des sagesses, et celui qui suit ses passions (hawâ) dans ses dires et ses actes, il Parlera par des hérésies (bid'a). Allah  - Exalté soit-Il - dit :

{ Et si vous Lui (le Messager) obéissez, vous serez guidés. }
[ Sourate 24 - verset 54 ]

 

" Celui qui ne mesure pas ses actes et ses états, à tout moment, par le Livre (Coran) et la Sunna et ne remet pas en cause ses sentiments , ne le considère pas parmis les hommes spirituels " disait Abu Hafs.

Ainsi, selon Ibn 'Atâ : « Celui qui fait l'effort de suivre le Coran et la Sunna demandent comme comportement, d'illuminer son coeur avec la lumière de la connaissance. Et il n'y a pas de station meilleure que celle d'être sur les traces du Bien-Aimé dans ce qu'll ordonne, dans ses actes et son comportement. »

 

Celui qui a connu le chemin d'Allah , il devient facile pour lui de le suivre, et il n'y a pas meilleur guide sur ce chemin que le Prophète par ses états , ses actes et ses dires, disait Abu Hamza.

13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:10

Une étude approfondie de la vie du Prophète de l'Islam révèle que sa tâche première était de purifier les coeurs. Cela tient d'ailleurs à la nature du message. En Islam, Muhammad - Que la Paix et le salut soient sur lui - en tant que Prophète est envoyé pour ramener l'humanité tout entière au culte du Vrai Dieu :

{ C'est Lui (Allah) qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager parmi eux, qui leur récite Ses versets, les purifie et qui leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident. } [ Sourate 62 - Verset 2 ]

 

Cette tâche consistait à changer le comportement de l'homme en purifiant son âme, sa dimension la plus noble

{ [...] En vérité, Allah ne change pas l'état d'un peuple tant que celui-ci ne change pas ce qui est en lui-même. } [ Sourate 13 - Verset 11 ]

 

Le Spirituel en Islam est un domaine vaste et une discipline à part entière. Elle occupe une grande place au sein du message de l'Islam dans le Coran et la Sunna. Nombreux sont les versets coraniques qui évoquent la purification du coeur qui est, par excellence, l'objet de la spiritualité musulmane :

{ [... ] Il sera sûrement demandé compte de I'ouïe, de la vue et du coeur- } [ Sourate 17 - Verset 36 ]

 

Le Prophète dans l'éducation de ses Compagnons, enseignait par trois moyens :

  • La science  [  El 'ilm ]
  • La pratique  [  El 'âmal ]
  • L'état spirituel  [  El hâl  ]

 

Les deux premiers moyens sont souvent cités dans la tradition musulmane, le troisième est rarement mis en évidence. Le rayonnement spirituel du Prophète était si fort qu'un de ses Compagnons disait : « Un seul regard sur le Messager d'Allah vaut mieux que quarante années d'adoration. »

Les Compagnons jouissaient de sa présence qui était pour eux une lumière guidante. Le Prophète était un Coran vivant, leur enseignant plus par son comportement que par sa parole.

 

Ce sont ces états spirituels exemplaires qui font l'objet de la recherche de la spiritualité musulmane. Elle se fonde sur une foi claire et simple. En effet, la croyance qu'a enseignée le Prophète Muhammad est une croyance en un Dieu Unique , Tout- Puissant, Miséricordieux, Créateur des cieux et de la terre, Maître du jour du Jugement Dernier et qui manifeste Sa Majesté et Sa Transcendance en même temps qu'Il est proche de l'homme qu'Il a créé et dont Il connaît les pensées les plus intimes.

Être musulman , c'est avant tout croire en Allah se soumettre à Lui et obéir à Sa Volonté. La foi musulmane se manifeste dans le comportement du croyant. Une foi qui ne modifierait pas le comportement serait déficiente. Car, en vérité, les actes d'une personne témoignent de ses convictions et donc de sa moralité.

      Dans cette foi, tout est rattaché à l'au-delà et le croyant ici-bas vit avec cette perspective d'une vie après la mort . Il va quitter ce monde vers un autre où il devra rendre compte de ses actes devant Allah . Comme la foi, la spiritualité puise ses références et ses fondements dans le Coran et la Sunna. Être spirituel, c'est avant tout s'abandonner à Allah , se remettre à Lui et obéir à Ses recommandations prescrites dans le Coran. Et ce que le Coran ne détaille pas, la Sunna du Prophète nous l'explicite par le récit de son comportement, de ses dires et de ses approbations.

 

Coran et Sunna sont les deux sources suprêmes de références qui doivent guider et orienter la vie du musulman dans toutes ses dimensions :  

{ Ô vous qui croyez! Obéissez à Allah et à Son Messager et ne vous détournez pas de Lui quand vous l'entendez (parler). Et ne soyez pas comme ceux qui disent: "Nous avons entendu", alors qu'ils n'entendent pas. } [ Sourate 8 - Versets 20 /21 ]

 

Le Coran incite le croyant à préserver cette dimension spirituelle dans un grand nombre de versets :

{ Et par l'âme et Celui (Allah) qui l'a harmonieusement façonnée et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes, celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt ! } [ Sourate 91 - Versets  7 à 10 ]

 

{ Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah et il leur a fait oublier leurs propres âmes ; ceux-là sont les pervers. } [ Sourate 59 - Verset 19 ]

{ Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un coeur pur. } [ Sourate 26 - Versets 88 /89 ]

 

Avec le Coran et la Sunna comme sources, les maîtres dotés d'une grande spiritualité nous éclairent un peu plus par leurs expèriences personnelles, mettant en évidence les jalons du cheminement spirituel et instaurant des méthodes pratiques pour accéder, par le chemin le plus adéquat, à la connaissance authentique d'Allah . Ce chemin a des points de passages obligés qu'il faut absolument emprunter et des stations qu'il est nécessaire de traverser en goûtant, au fur-et-à-mesure du cheminement, à des étâts spirituels intense, variable selon la dévotion, la sincérité et surtout la grâce divine.

La spiritualité en Islam a pour but de réaliser le rappel de la présence divine dans tout acte de la vie. Toute action aussi banale soit-elle peut devenir acte d'adoration par la simple intention faite et observée pour Allah . Telle est l'attitude de celui qui prend conscience de sa vérité de Croyant. Elle se manifeste au niveau de l'intention, puis de la volonté, préparant à un étât spirituel, jusqu'à ce que tout mouvement, toute action, toute prise de position dans la société reflètent l'expression de cette conscience de la présence divine.

 

Sur le plan social, Anas rapporte que le Prophète a dit :

« Ne sera véritablement croyant que celui qui désire pour son frère, ce qu'il désire pour lui même. » [Rapporté par Al-Boukhari.]

Sur le plan du comportement, 'Abdallah ibn 'Amr rapporte que le Prophète  a dit :

« Parmi les meilleurs d'entre vous, il y a celui qui l'emporte par l'excellence de son caractère. » [ Rapporté par Al-Boukhari.]

Ces hadîths ou paroles prophétiques mettent en évidence le rapport intime entre l'être profond de l'homme, la pureté de son âme et ses actes dans la vie de tous les jours. Si l'intention et la volonté se réalisent dans l'âme, cette dernière n'est pas le seul support pour le cheminement spirituel, le corps et la raison y participent aussi. La méthode spirituelle a pour support les 3 dimensions de l'homme à savoir son âme, sa raison et son corps , faisant participer l'homme dans son unité et sa globalité. Et si la raison a besoin d'un savoir sain et le corps d'une nourriture saine, l'âme a besoin quant à elle de nourriture spirituelle qu'on ne peut acquérir que par l'intermédiaire du culte et de l'adoration. Ces derniers ne peuvent donner à l'âme de quoi s'élever jusqu'à son Seigneur que s'ils sont prescrits par Lui-même car c'est Lui qui l'a créée. Il est Le Seul à savoir comment elle pourrait cheminer et s'élever vers Lui

  

L'islam est une religion qui entend préparer les hommes à la vie future et à organiser du même coup la maîtrise et la jouissance de ce monde. En ce sens, elle est la religion du juste milieu :

{ Nous avons fait de vous (croyants), une communauté du juste milieu [... ] }
[ Sourate 2 - Verset 143 ]

 

Le but ultime de la spiritualité musulmane est de réaliser authentiquement et intérieurement la foi en l'Unicité divine - Tawhîd - en gardant la perspective de l'au-delà et en cherchant la proximité d'Allah ici-bas et dans l'au-delà, jusqu'à ce que l'on adore Allah comme si on Le voyait, c'est ce qu'on appelle l'Excellence - Al ihsan - . Allah - Exalté soit-Il - dit :

{ Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l'au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur [...] Dis : "sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?" Seuls les doués d'intelligence se rappellent. }  [ Sourate 39 - Verset 9 ]

 

Dans ce verset, Allah agrée celui qui se prosterne et se met debout devant Lui, prenant garde à l'au-delà, tout en espérant Sa miséricorde . Cela met déjà en évidence l'importance de la notion de la crainte - alkhawf - et de l'espérance - ar-rajâ - qui forment à eux deux une station - maqâm - essentielle dans le cheminement spirituel.
Les chemins de la spiritualité pour accéder à la connaissance d'Allah peuvent être ramenés schématiquement à deux voies.

  •   Le premier , par la raison et l'intellect - 'aql -, consiste à chercher les preuves rationnelles dans le livre étalé qu'est l'univers, les preuves textuelles dans le livre révélé qu'est le Coran et dans la Sunna, étayant ainsi un raisonnement servant à méditer sur les «signes » - 'âyât - qui se manifestent dans l'environnement humain. Il est dit dans le Coran :
    { Nous leur montrerons nos signes dans l'univers [...] } [ Sourate 41 - Verset 53 ] faisant allusion aux signes palpables du monde qui nous entoure.
  • Le deuxième chemin est mentionné dans la suite du même verset qui indique les « signes » qu'Allah manifeste à travers l'homme lui-même : { [...] et en eux-même jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela (le Coran) la vérité [...] }

 

Cela définit, d'après certains commentateurs, une voie intérieure du cheminement vers la connaissance du Créateur.


15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 03:35
Le caractère est une manière d'être enracinée dans l'âme commandant tout acte volontaire, bon ou mauvais.

Le caractère est sujet à l'influence de l'éducation, soignée ou négligée.

 

 

  L'éducation et le caractère

 

Si l'on élève une personne en l'habituant à la vertu et à la justice, à l'amour du bien et au désir de le faire, si on l'initie à aimer ce qui est beau et à détester ce qui est ignoble, si bien que cela lui devienne une nature produisant aisément et sans affectation des actes louables, on appelle cela le bon caractère et les actes qu'il réalise tels que pudeur, indulgence, douceur, patience, endurance, générosité, bravoure, justice, charité, et d'autres vertus et perfections semblables, sont méritoires.

Si, au contraire, l'homme a été négligé, n'ayant pas reçu l'éducation appropriée, si on a négligé de cultiver en lui les bons éléments latents qu'il recèle, qu'on l'a habitué au mal, si bien que le mal lui apparaît le bien même, et le bien un mal exécrable, que le vice en actes et en propos lui deviennent une nature, on qualifie alors ce caractère de mauvais et tout ce qu'il produit est répréhensible, tels que mensonge, trahison, impatience, envie, acrimonie, rudesse, obscenité, impudence et d'autres vices semblables

 

  La perfection du caractère en Islam



Pour parer à ce danger, l'islam n'a cessé de glorifier le bon caractère et d'exhorter ses adeptes à le cultiver en eux, si bien qu'il apprécie la foi du musulman et son degré d'adhésion à l'islam par le nombre de bonnes qualités qu'il possède. Dieu a couvert d'éloge Son Prophète pour son bon caractère. Il dit :

"Tu es, certes, pétri de très nobles qualités"
(Coran, Sourate 68 - La Plume, verset 4)

Il l'a exhorté à en faire sa plus grande part

"Réponds au mal par la façon la plus douce.
Celui qui te traitait en ennemi pourrait, du coup, se muer en fervent allié."

(Coran , Sourate 41 -Les Versets distincts, verset 34)

Dieu a fait des bons caractères un tremplin d'accès au Paradis. Il dit

"Elancez-vous vers un pardon ineffable de votre Maître,
hâtez-vous vers un Paradis immense,
aménagé aux dimensions des cieux et de la terre,
réservé à ceux qui craignent Dieu,
à ceux qui dispensent leurs richesses en aumône,
qu'ils soient dans la gène ou l'abondance,
qui savent dominer leurs ressentiments et pardonner à leur prochain.
Dieu aime les âmes généreuses !"
(Coran, Sourate 3 - La Famille d'Omran, verset 133)

Dieu a envoyé Son Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" pour parachever les bons caractères.

Le Prophète Mohammed dit

"Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères."
(recueil: Boukhari)

A maintes reprises, le Prophète Mohammed "Sur lui la bénédiction et la paix" montra le mérite des caractères nobles en disant :

"Dans la « Balance », rien n'égale en poids les nobles caractères."
(Recueils: Ahmed & Abou Daoud)

"La piété n'est que le noble caractère."

"Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères."

"Ceux parmi vous qui seront les plus proches de moi le Jour de la Résurrection et que j'estime le plus sont ceux qui sont dotés des meilleurs caractères."
(recueil: Boukhari)

"Quelle est la meilleure des oeuvres", demanda-t-on au Prophète ?

"C'est la noblesse de caractère", répondit-il.

On lui demanda aussi :

"Q'est-ce qui donne le plus d'accès au Paradis ?"

"C'est la crainte de Dieu et la noblesse de caractère" dit-il.
(Recueil: Tirmidi)

"L'homme",dit le Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix",
"acquiert les plus hauts degrés au Paradis et les places d'honneur,
rien que par la noblesse de caractère
alors même qu'il n'a que de médiocres pratiques cultuelles.
"

 

 

  La noblesse de caractère telle que la définissait les anciens


 

D'après Haçan, la noblesse de caractère c'est d'avoir le visage détendu, d'ètre généreux et de s'abstenir de faire du mal.

Pour Abdallah Ben Moubarek. trois qualités résument la noblesse de caractère :

  • Eviter tout ce que la religion interdit.
  • Acquérir ce qui est licite.
  • Faire largesse à sa famille.

Un autre la définit comme suit : Etre très proche des gens, tout en se considérant étranger parmi eux.

Pour un autre, la noblesse de caractère c'est de s'abstenir de nuire aux autres et de supporter leurs défauts.

Un autre dit : C'est de n'avoir d'autre préoccupation que celle de Dieu.

Tous ces dires ne touchent que les détails du sujet. Mais sa vraie nature est celle qui vient d'être définie ci-dessus.

On rapporte que ce qui distingue quelqu'un doué de nobles caractères c'est sa grande pudeur, son abstention de faire le moindre mal. Il est très pieux, franc, peu loquace, très laborieux, discret, bienfaisant, agréable, indulgent, fidèle à ses engagements et chaste. Il commet peu d'erreurs, ne maudit, ni n'injurie, ni ne médit de personne, il n'est pas calomniateur, ni impatient, ni rancunier. Il n'est ni avare ni envieux. Au contraire, il est souriant et décontracté. Il aime ce qui plait à Dieu et déteste ce qu'Il déteste. il est content ou mécontent à cause de LUI.

15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 03:30
La compassion et la pitié comptent parmis les vertus du musulman. La pitié a pour racine la clarté et la pureté de l'âme.


  Ce qui fonde la pitié

 

Le musulman doit pratiquer la pitié, prendre part au malheur des autres et recommander d'en faire preuve, ainsi que Dieu l'a prescris dans le Coran :

"[...] Ceux qui rachètent les captifs,
nourrissent en temps de disette un parent orphelin
ou un pauvre réduit au dénuement,
tout en étant du nombre de ceux qui ont la foi,
qui s'incitent mutuellement à la constance et à la commisération.
ceux-là seront les gens de la droite !"
(Coran, sourate 90 - Le Pays - versets 17-18)

Plusieurs hadiths du Prophète Mohammed "Sur lui la bénédiction et la paix" abordent la pitié et la bonté du coeur en soulignant l'importance de ces vertus :

"Ayez pitié de ceux qui vivent sur terre, le ciel aura pitié de vous."

"Dieu est miséricordieux envers ceux qui ont bon coeur."

"Ayez pitié de ceux qui vivent sur terre, le ciel aura pitié de vous." (Source : Tabarani et Hakim)

"Celui qui n'a pas pitié des autres, est indigne de la pitié."

"La tendresse ne fait défaut que dans le coeur d'un damné"

"Les croyants, dans leur affection et leur sympathie réciproques sont comparables au corps. Si l'un de ses organes est atteint d'un mal, toutes les autres parties lui répondent par l'insomnie et la fièvre." (source : Moslim)

 


  Les formes de la pitié


 

La pitié n'est que tendresse et sympathie. Elle suscite grâce et bonté. Mais elle n'est jamais un sentiment stérile. Elle se traduit, au contraire, à l'extérieur par des actes réels tels que : pardon aux offenses, secours aux angoissés, assistance aux faibles, assouvissement de la faim des faméliques, habillement des dénudés, soins aux malades, consolation des affligés et plusieurs autres actes semblables qui sont tous le fruit de la pitié.

"La pitié n'est que tendresse et sympathie. [...] elle n'est jamais un sentiment stérile."

Voici des exemples qui concrétisent cette qualité

L'imam Boukhari rapporte qu'Anas dit :

"Nous sommes allés, le Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" et moi, voir Abou Yousseph, le mari de la nourrice de Brahim, fils du Prophète. Ce dernier prit son enfant dans ses bras, le baisa et le flaira.
Nous sommes allés encore une autre fois, mais l'enfant était agonisant. Les yeux du Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" se mirent à verser des larmes. Abderrahmane Ben Aouf lui dit : « Toi aussi, Prophète de Dieu, tu pleures ! »
"Ben Aouf", dit le Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix", "ce sont des larmes de tendresse"

Ensuite, il dit :

"Les yeux versent leurs larmes, le coeur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui plait à Dieu. Nous sommes bien tristes de ta perte, Brahim !"

C'est une marque d'affection de la part du Prophète que d'aller voir l'enfant chez sa nourrice, de l'embrasser et de le flairer. C'est de la tendresse de sa part que de lui rendre visite dans son agonie et de le pleurer.

"Oui, dit le prophète, tout bienfait à tout être vivant est rétribué (par Dieu)."

Boukhari a rapporté aussi le fait suivant d'après Abou Houreira qui dit :

Un homme, poursuivant son chemin, éprouva une soif ardente et descendit dans un puits pour se désaltérer. Quand il remonta, il vit un chien haletant de soif, léchant l'humidité du sol. Ce chien, se dit-il, éprouve la même sensation de soif que moi. Alors, il redescendit, remplit sa chaussure d'eau, la prit par la bouche, remonta et donna à boire au chien. Son geste fut agréé de Dieu qui lui accorda rémission de ses péchés. Sommes-nous récompensés, dirent les compagnons, pour les bienfaits dispensés aux animaux ?

"Oui, dit le Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix", tout bienfait à tout être vivant est rétribué."

C'est aussi une marque de commisération de la part de cet homme qui prit la peine de descendre dans le puits, d'y puiser de l'eau et de désaltérer ce chien assoiffé.

Si ce n'était pas la pitié qui a ému cet homme, il n'aurait pas agi ainsi.

A l'opposé de cet exemple, Boukhari, toujours selon Abou Houreira, rapporte le fait suivant :

Une femme a mérité les tourments de l'enfer pour avoir emprisonné une chatte et l'avoir laissée mourir d'inanition. Ce fait lui a valu l'enfer.
[il lui sera dit] « Tu l'as laissée sans boire et sans manger dans sa prison, tu ne l'as ni nourrie, ni relâchée pour manger des insectes de la terre ! »

Cet acte est un aspect de sécheresse de coeur, de carence de pitié que l'on ne peut rencontrer que chez un damné.


Boukhari rapporte également ce hadith d'après Katada, il dit

"Je commence quelquefois la prière, dit le Prophète, avec l'intention de la prolonger. Mais, entendant les pleurs d'un petit enfant, je la raccourcir, sachant que ses cris tourmentent la mère."

Ainsi, renoncer à allonger la prière à cause des pleurs d'un enfant qui troublent sa mère est un aspect de pitié. C'est un don que la grâce divine attribue aux coeurs des gens compatissants.


On raconte qu'un homme insulta Zaîne Abidine (Ben Ali Ben Hoçaîne, petit-fils du Prophète) qui se dirigeait vers la mosquée.

Ses domestiques accoururent pour le battre. Mais Zaîne les en empêcha. Puis, s'adressant à l'insulteur, il lui dit :
« Homme ! Je mérite plus que ce que tu as dit ! Ce que tu ignores de moi, dépasse de loin ce que tu connais. Si tu veux, je peux te le citer ! »
L'homme rougit. Zaîne enleva alors son manteau et l'en revêtit. Il ordonna à ses gens de lui remettre mille drachmes.

L'oubli de ces injures et cette charité sont deux marques de bonté de coeur de la part du petit-fils du Prophète Mohammed "Sur lui la bénédiction et la paix"(sur lui la prière et la paix).

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